La perspective de voir Isaac Hayes était alléchante, surtout dans une petite salle comme le théatre du Casino de Deauville.
Malheureusement cette perspectice s'est étiolée suite à toute une série de désillusions.
La première, c'est qu' Isaac Hayes est venu cet été en Europe avec une formation réduite . La section cuivre et les violons indissociables de sa musique ont été remplacés par des synthétiseurs et quoi qu'on en dise, le résultat n'est pas le même.
La seconde , c'est la durée du concert. Isaac Hayes et son orchestre présentent un set calibré pour les festivals, c'est à dire qu'il ne dépasse pas l'heure un quart, ce qui est vraiment trop court pour un répertoire comme le sien.
La troisième , et c'est probablement la plus triste, c'est l'état de santé d'Isaac Hayes. En effet, meme si sa voix reste intacte, il semble très souffrant et marche très difficilement et derrière son allure de colosse il semble etre comme vidé de ses forces.
Malgré cette série de désillusions, sa musique reste fantastique , prenante et planante . Le théme from shaft, walk on by et les standards de stax (soul man) retournent toujours une salle de concert.
On passe un agréable moment en se disant qu'on y retournerait les yeux fermés si Isaac Hayes repassait avec une formation plus élargie (cuivres, violons).
Mais on se dit aussi qu'il faut en profiter car vu l'état de santé du bonhomme, il est aussi fort possible que les occasions de le revoir en Europe soient très peu probables.