Stomp 04 avril 2006- Théatre du Gymnase, Marseille Le groupe de danse/percussions Stomp, internationalement connu, tourne sans interruptions sur tous les continents depuis 1991, date de sa création en Angleterre. Il est vrai que le tout fonctionne sur plusieurs troupes (aux USA et en Europe) dont .../...
Le groupe de danse/percussions Stomp, internationalement connu, tourne sans interruptions sur tous les continents depuis 1991, date de sa création en Angleterre. Il est vrai que le tout fonctionne sur plusieurs troupes (aux USA et en Europe) dont chacune a plusieurs groupes potentiels (comme pour une équipe de foot, il y a des remplaçants).
C'est donc la troupe anglaise, 8 femmes dont 6 hommmes, qui squatte (ou plutôt qui martyrise) actuellement les planches du Gymnase de Marseille, à travers un spectacle d'environ 1 h 30 qui déclenche l'enthousiasme général, un peu dans la même veine que celui des Gumboots il y a deux ans !
8 danseurs/musiciens/comédiens se partagent la scène, où ils percutent tout ce qui bouge et selon divers volumes sonores (le tout sans aucune amplification, il faut le souligner) : ça commence avec leurs célèbres balais , puis on passe de la pichenette de boîte d'allumettes (là on tend l'oreille) au matraquage de bidons en fer (là on s'en prend plein la tronche), en passant par leur propre corps, des bâtons, des sacs plastiques, des tuyaux musicaux, des journaux et une multitude d'autres objets contondants, selon des tableaux et scènes qui se succèdent.
Les rythmes générés vont de l'afro-beat au jazzy, voire au technoïde... et le public est mis à contribution bien sûr. Mais bien plus que de la percu, c'est bien de danse qu'il s'agit : la plupart des tableaux sont des chorégraphies réglées au millimètres (du genre où s'ils se ratent ils se prennent un couvercle de poubelle ou un baton en pleine poire ...). Il y a aussi une partie aérienne (pendus dans le vide) qui est totalement époustouflante de maîtrise et déclenche une furia digne des meilleurs batucadas... on ne peut que rêver d'avoir ça à la tête d'une des nombreuses manifs qui fleurissent actuellement !
Et enfin, dans ce qui pourrait n'être qu'une succession de prouesses techniques (ce serait déjà bien) il y a un petit plus : plusieurs des acteurs et actrices ont une personnalité affirmée (le chef, la brute, le souffre-douleur...). Cela ajoute un je-ne-sais-quoi de style Deschiens à l'ensemble, rendant en plus le spectacle très drôle. Les échanges avec le public sont nombreux et ce, uniquement par la gestuelle et les expressions (j'avais oublié de préciser que le spectacle est -vocalement- muet !), certains tableaux sont plus du domaine du sketch et en plus, c'est vraiment drôle !
C'est donc ce qu'on pourrait appeler un show total, archi-rodé, scéniquement irréprochable et enthousiasmant, et ça vaut vraiment le détour. Recommandé ! Réagir à cette critique
Stomp 08/04/2006- théâtre du Gymnase à Marseille Un groupe terrible!!je fais de la musique depuis plus de 10 ans et je n avais jamais rien vu d aussi exceptionnel!!!très original!plein d humour de fantaisie!!!de grands professionnels!!!c était un véritable spectacle!!!on n'a plus vraiment l .../...
Un groupe terrible!!je fais de la musique depuis plus de 10 ans et je n avais jamais rien vu d aussi exceptionnel!!!très original!plein d humour de fantaisie!!!de grands professionnels!!!c était un véritable spectacle!!!on n'a plus vraiment l occasion de voir des show aussi impressionnant de nos jours avec toutes ces nouvelles pseudo stars commerciales de la nouvelle génération!!!je vous conseille de faire le déplacement pour aller les voir!!!ils sont vraiment terrible!!!un vrai rêve pendant deux heures!!on ne voit pas le temps passé et on en redemande quand ils s'arrête!!! Réagir à cette critique
Marianne Faithfull 7 octobre 2005- Théatre du Gymnase, Marseille
Photo de Flore-Anne Roth piquée à Pierre Andrieu (qui voudra bien me pardonner)
J'avais déjà vu la légendaire revenante des 60's, Marianne Faithfull il y a quelques années à Istres, sans être tout à fait bouleversé malgré une présence et un .../...
Photo de Flore-Anne Roth piquée à Pierre Andrieu (qui voudra bien me pardonner)
J'avais déjà vu la légendaire revenante des 60's, Marianne Faithfull il y a quelques années à Istres, sans être tout à fait bouleversé malgré une présence et un charisme indéniable. Je ne pensais donc pas y aller cette fois-ci, jusqu'à avoir été pris d'une pensée coupable... "Comment ? Une diva du rock passe 4 jours d'affilée en concert à 200 mètres de chez toi ! Qui es-tu donc, misérable vermisseau, pour oser ne pas te déplacer ??"
Tiraillé par le remords, j'y fus donc, au Théatre du Gymnase et pour assez cher, poser mes fesses sur un strapontin pour ne pas rater l'événement. Après tout outre l'ensemble de son oeuvre dont je ne suis pas forcément fan, la Dame a commis l'an passé un très bel album co-écrit par PJ Harvey, Nick Cave et Damon Albarn. Before the Poison est son nom... c'est aussi celui du spectacle. La salle est pleine - la dame fait donc du sold out encore le troisième soir, ça prouve que ce n'est pas n'importe qui même s'il doit y avoir pas mal d'abonnés au théatre aussi !
Aïe, une première partie... Pas de panique, ce n'est que le guitariste de la Dame (plus tard, il sera présenté par elle : Fernando Saunders) qui vient faire ses gammes : 3 chansons pas désagréables (il a une belle voix soul) et l'occasion pour lui de montrer sa belle guitare moderne (genre où il ne reste que le manche et un fil qui en part). Par contre qu'on nous le présente comme étant un artiste de chez Sony, alors là j'en ai vraiment rien à foutre. Comme si c'était un gage de qualité... on vit une triste époque staracadémique, j'vous jure...
Bref. Court entracte où un roadie vient disposer une tasse, un cendrier, un paquet de clopes ouvert et un briquet. On a beau être rock star, à un certain âge (59 ans) on a droit à son petit confort !! Et voici la dame qui entre en scène et entame son concert par un blues assez sympa. Sa voix inimitable est toujours sur le fil du rasoir, flirtant avec la fausse note, menaçant l'extinction imminente : on a toujours l'impression que le précieux organe est en train de chanter pour la dernière fois (et c'est bien ce qui le rend poignant d'ailleurs !).
J'avais lu que les arrangements de son groupe étaient un peu too much... ça ne m'a pas gêné tant que ça à part quelques nappes de synthé intempestives, et un batteur qui jouait trop fort (mais pas tout le temps). Avec ses chansons, Marianne égrène son carnet d'adresses : Mystery of Love, la fascinante "No child of Mine" et la très, très belle Last Song offertes par son amie PJ Harvey, Crazy Love écrite par Nick Cave (ainsi que l'étrange Don't Forget me je crois), l'émouvante complainte Strange Weather composée par Tom Waits, Time Square écrite par John Barry... et son premier tube d'il y a quarante ans au son délicieusement 60's, As Tears go by écrite par Mick Jagger pour sa copine d'alors.
La dame est classieuse et souriante, et semble contente d'être encore là (elle incarne, par excellence, la survivante des 60's) même si ses déhanchés sont un peu timides (n'allons pas nous faire un tour de rein quand même - oui je suis un mufle, je sais) et qu'elle va parfois curieusement s'asseoir au fond de la scène. Le groupe est à son service et joue bien, sans frime inutile mis à par un vague solo de ci de là. Evidemment on est assis comme au Tremplin Milonga, je n'en suis pas fan mais bon, deux concerts de rock au théatre en moins d'un mois c'est déjà pas mal. Il est vrai que ce théatre est un ancien music-hall, paraît-il le premier où des sièges furent arrachés à la glorieuse époque des yé-yé !...
Hélas, on a été privés de There is a ghost et Before the Poison, deux chansons bouleversantes du dernier opus qui donnent le frisson, et je n'espérais même pas la mythique Who will take my dreams away pour laquelle je me serais pourtant arraché le coeur pour le déposer, encore fumant, aux pieds de la Dame... Cela étant j'ai été assez remué par Workin Class Hero, par Sister Morphine... et par le final où toute la salle debout a reçu un Broken English de grande classe et enthousiasmant !
Au final un beau concert qu'il aurait été dommage de rater. A la prochaine, c'est promis, Marianne... je sais bien que vous ne le ferez pas hélas, mais j'ose rêver d'un concert de vous, où PJ Harvey serait à la guitare, Nick Cave à la basse et Tom Waits aux fûts... Mais vous avez raison, ce ne serait pas raisonnable, ce serait de la concurrence déloyale pour nombre de petites frappes d'aujourd'hui qui essayent désespérément d'incarner le rock anglais aussi bien que vous... Réagir à cette critique
Marianne Faithfull + Fernando Saunders 03 octobre 2005- Theatre du Gymnase - Marseille Hier soir j'avais (enfin nous avions) rendez vous avec la grande Marianne Faithfull dans le très approprié cadre du Théâtre du Gymnase ... Marianne Faithfull c'est l’une des quelques belles voix qui ont bercé mon enfance, puisque mon père avait cette .../...
Hier soir j'avais (enfin nous avions) rendez vous avec la grande Marianne Faithfull dans le très approprié cadre du Théâtre du Gymnase ... Marianne Faithfull c'est l’une des quelques belles voix qui ont bercé mon enfance, puisque mon père avait cette compilation sur cassette ou elle se partageait la vedette avec Mélanie, Joan Baez, Linda Ronstadt et Emmylou Harris … Ensuite lorsque en fouillant a la cave je suis tombé sur le vinyle Dangerous Acquaintances je suis littéralement tombé amoureux de cette voix unique et la chanson Tenderness fait partie de mes préférés tout artistes confondus …
Premier d’une série de 5 soirs de concerts je me rends donc du cote de la Canebière (près de chez Philippe) avec une certaine excitation. Je suis bien content de pouvoir assister a la première soirée car de mon expérience la première date est souvent la meilleure (plus spontanée), ce fut en tout cas la cas pour Nick Cave au Roseland Ballroom il y a deux ans. Je prends place au pied de la scène dans un coin … avec mon zoom x3 je ne peux pas me permettre de me mettre plus loin.
Lorsque les lumières s’éteignent on nous annonce qu’il y a une première partie : Fernando Saunders … qui se trouve être un musicien qui accompagne habituellement Lou Reed (et sur cette tournée Marianne Faithfull). Il débarque donc tout seul avec sa guitare pour nous interpréter trois morceaux a lui. Trois morceaux plutôt calmes avec parfois une bande son sur laquelle il posera sa voix et de la basse … assez curieux .. je n’ai pas spécialement accroché mais ça n’a pas duré très longtemps.
Ensuite elle est arrivée du fond de la scène cachée par des lunettes noires et pour moi qui ne l’avait que sur les pochettes de ces disques et sur les affiches … ce fut le choc … car en effet elle ne ressemble pas vraiment a ses photos … passé cette surprise j’ai cela dit tout de suite retrouvé ce timbre magique qui fait toute la beauté de ses chansons.
Très vite elle enlèvera ses lunettes noires, mais elle mettra un petit moment à être tout a fait dans l’ambiance … quelques problèmes de son viendront en effet un peu gâcher la magie de ce concert … en effet quand on l’entend via micro (resté trop proche de sa bouche) se plaindre a son guitariste ou a l’ingé son et que la seconde d’après elle se retourne vers nous tout sourire en disant merci ou je ne sais plus quelle formule de politesse ça tue un peu le truc. J’aurais été moins choqué si une star de sa notoriété avait été plus spontanée et avait arrêté 2 minutes histoire de régler ce problème quitte a nous donner une petite explication … qui a d’ailleurs fini par venir beaucoup plus tard lorsqu’elle aura commencé a se détendre.
Je ne me souviens plus trop de la chronologie des morceaux mais ce qui est sur c’est que j’ai reconnu le (un des ?) morceau(x) écrit(s) par Jarvis Cocker de Pulp, celle écrite par Damon Albarn. Elle a aussi a introduit celui qu’elle a coécrit avec Nick Cave (« that we love and adore » a-t-elle ajouté sur un ton insistant). Un des morceaux qu'elle a jouée avait ete écrit par Roger Waters, jamais enregistré jusqu'à ce qu’il la lui donne. Les deux morceaux écrits par le tandem Mick Jagger / Keith Richards dont la fameuse Sister Morphine et celle par Tom Waits (qui de façon amusante sonnait comme du Jacques Brel) furent aussi tres plaisantes ...
Ses musiciens tous new yorkais Fernando Saunders a la basse, Courtney Williams a la batterie, Daniel Mintseris au clavier et Barry Reynolds (auteur de pas mal de titres de ses chansons) a la guitare, sont bien, effacés juste ce qu’il faut … Bien aimé le morceau pendant lequel le bassiste a pu utiliser sa voix haut perchée pour donner quelques répliques a la voix grave de Marianne .. même ci parfois celui en faisait un peu trop a mon goût … Working Class Hero de Lennon fut aussi assez poignant (avec/malgré sa batterie a la Phil Collins).
Des chansons calmes ou le piano domine, très agréables a écouter bien assis au chaud, d’autres plus nerveuses qui donnent envie de se trémousser, comme les très chouette Guilt et Time Square (touts deux de Barry Reynolds), la seconde etant l’une des préférées de Marianne.
Un peu vers la fin elle échangera quelques mots avec le public au moment ou allumera une cigarette … une personne du public se plaindra de lui ne pas pouvoir fumer a qui elle répondra en plaisantant … c’est la ou elle nous fera pas des problèmes de sons du début.
Pour le rappel / final nous avons eu le droit a un Broken English explosif (dont l’intro m’a fait penser a celle de Billy Jean) dont j’ai enfin écoutée les paroles … étonnement contemporaines avec ses « What are we fighting for ? » et autres « It’s not my reality ».
Ce soir c'était la première d'une série de 5 soirées ... j'imagine que dès le deuxième soir les problèmes de son seront gommés et que Marianne aura retrouvé un peu plus d'aisance … en tout cas apres environ 1h et demi de concert (soit 18 chansons) et malgre les quelques petites reserves emises ci dessus ... on aurait bien aimé que cela continue un peu encore …
Les magasins de musique Milonga ont eu l'excellente idée de monter leur propre tremplin musical, pour aider un jeune groupe à produire un album et à monter sur scène.
Les sélections ont eu lieu d'abord sur démo (en un beau soir de mai, 2 membres de Liveinmarseille et 3 autres jurys ont ainsi écouté 80 démos, parfois amateur, parfois de grande qualité, pour en sélectionner cinq). Puis chaque magasin en France a organisé un mini-concert, à l'issue duquel quatre finales 'régionales' ont eu lieu.
Ce soir Milonga, fondée par le marseillais Xavier Ouvrard, organise la finale entre les 4 groupes, au théatre du Gymnase, transformé pour l'occasion en une scène de concert très crédible, avec gros amplis et éclairages adéquats. Le jury est composé de professionnels de la musique, et cette finale, 20 minutes par groupe, est parrainée par La Grande Sophie et Michael Jones qui nous donnera en bonus un petit concert acoustique.
Bishop du nord ouvre le bal sur un ton rock à tendance folk, avec un jeu de scène déjà bien rodé. Leur musique est festive et donne envie de danser (il fait souvent froid dans le nord) ; elle est calibrée pour les festivals dans lesquels ils semblent avoir déjà pas mal tourné, et n'a aucun mal à emballer la salle.
Le groupe est très à l'aise et délivre un set sautillant et nerveux, au poil : ils ont bien un niveau de jeunes pros. Le jeu impeccable de violon du chanteur est un petit plus qui donne un air de fête de la St Patrick à l'ensemble.
Ini, sélection parisienne (ce qui permettra aux trois crétin habituels de se faire remarquer et faire honte à tout le monde) est dans un genre très différent. Groupe construit pour l'occasion autour de la chanteuse Virginie (et son frère Ludovic), petite demoiselle avec une très jolie voix et un jeu de guitare tout en délicatesse.
Elle écrit elle-même des textes mélancoliques, qui font par moments penser à Portishead : plus difficile d'emballer le public avec ça, mais l'ensemble est très cohérent artistiquement (les membres de LiveinMarseille, en tout cas, sont charmés). Elle finira toute seule par une très belle chanson de rupture.
Priam, groupe local de l'étape, il s'est formé au lycée il y a quelques années et développe un gros son de rock noisy, des compositions originales et des harmonies exigeantes. Le son un peu moins bien réglé fait qu'on entendra pas tout de suite le son de guitare brute de décoffrage, à la PJ Harvey (ah, ce que c'est chouette, une jolie fille qui joue bien de la guitare électrique !).
On sent toutefois que ce groupe a sans doute encore une marge de progression s'il persiste dans l'effort et fait encore plus de scène.
Zo, sélection de l'ouest, fait de la musique très en colère, avec un son presque metal, autour du chant hargneux de son leader. Textes engagés ou torturés, ce n'est pas révolutionnaire mais très efficace, peut-être un peu trop méchant pour l'esprit de la sélection "pop rock" de Milonga.
Eux aussi peuvent certainement encore progresser musicalement, leurs textes semblant déjà tenir parfaitement la route.
Il faut souligner que tous ces groupes ont eu la tâche complexe de jouer, devant un public qui ne les connaissait pas, de faire leurs preuves en 20 minutes et surtout, devant un public assis. Courageux e certainement pas facile !
Après l'entracte, le très sympathique Michael Jones nous offre un concert solo. Voix parfaitement posée et jeu de guitare tout en arpèges mélodieuses, le bonhomme est un vieux routard qui a du faire quelques centaines ou milliers de concerts. Une chanson sur Memphis écrite par un ami d'Astaffort (mais qui cela peut-il bien être ?), une sur l'amitié écrite par un ami marseillais...
les petits critiques rock en herbe que nous sommes étaient un peu méfiants, vis-à-vis de ce collaborateur de Goldman, et devront bien avouer qu'ils passent un très bon moment en sa compagnie.
Une reprise de Je te Donne mettra même le feu à la salle ; Pirlouit prétend même qu'il nous a surpris, Jean-Phi et moi, en train de chanter le refrain avec Michael (javoue que ce n'est pas impossible... Pour finir, il nous explique qu'il manque de plus en plus d'endroits où jouer, pour ces petits groupes débutants, et qu'il a donc voulu soutenir la démarche originale de Milonga. Il finit par une très vieille et très belle chanson, dont il est sans doute l'auteur, et qui était chantée, me semble-t-il, par Murray Head : Say it ain't So. La grande classe.
Puis le jury annonce la vainqueur de la soirée, choisi surtout en fonction de l'expérience scénique (car les trois groupes étaient musicalement trop différents pour comparer aisément leurs qualités) : ce sera donc Bishop, indéniablement les plus à l'aise sur scène, qui décrochera la timballe.
On repart très contents d'avoir un peu participé à l'aventure : il reste à souhaiter une bonne route aux heureux vainqueurs et à tirer un grand coup de chapeau à Milonga. A l'an prochain, espérons-le, pour de nouvelles découvertes !
Gumboots 21 janvier 2004- Marsielle - Théatre du Gymnase Gumboots - Spectacle de danse sud-africaine
Théatre du Gymnase, jusqu'au 7 février 2004
Les Gumboots sont les descendants spirituel d'esclaves noirs qui travaillaient dans les mines d'or d'Afrique du Sud pendant l'apartheid.
Enchaînés dans le .../...
Gumboots - Spectacle de danse sud-africaine
Théatre du Gymnase, jusqu'au 7 février 2004
Les Gumboots sont les descendants spirituel d'esclaves noirs qui travaillaient dans les mines d'or d'Afrique du Sud pendant l'apartheid.
Enchaînés dans le noir et sans le droit de communiquer, ces esclaves avaient mis au point un langage original : des pas rythmés dans l'eau avec les bottes en caoutchouc que leur fournissaient "généreusement" leurs exploiteurs pour préserver leurs pieds de la maladie.
Une troupe de jeunes sud-africains a repris cette tradition, sous le nom de la compagnie "Gumboots".
Programmé au théatre, ce spectacle s'apparente autant à de la danse, qu'à de la chanson et a donc toute sa place sur Concertandco !.
C'est très rythmé, très amusant, très enlevé. Le public est rapidement entraîné par ces rythmes irrésistibles, par les prouesses techniques et rythmiques de la bande (appuyée par moments par une guitare, une batterie, un tam-tam, quelques notes de synthé).
C'est à la fois un hommage aux ancètres, une réflexion sur l'esclavage, et une création artistique assez stupéfiante. C'est peu dire que ces ptits gars ont le rythme dans la peau !
Enfin les danseurs sont furieusement sympathiques et exhibent leurs torses (plus ou moins) musclés, avec une dose certaine d'auto-dérision.
Les places les plus chères sont à 30 €, c'est vraiment pas excessif au regard de l'excellent moment qu'on y passe !
A priori ils sont en tournée en France, mais le meilleur moyen de ne pas les rater serait encorte de se précipiter au Théatre du Gymnase pendant qu'il en est encore temps ! Réagir à cette critique