J'ai volontairement laissé passer une semaine avant d'écrire cette chronique. Je voulais savoir s'il allait rester quelque chose de cette soirée, si ça allait me faire réfléchir pendant la semaine, si ma vision de la société allait en être bouleversée. Si tel était le cas, j'aurais eu l'impression de n'avoir pas perdu une heure ce dimanche soir. Parce qu'au niveau musical, c'est pas trop ma tasse de thé.
Un livre-disque est paru au printemps encensé par Télérama (ça aurait dû me rendre méfiant). Sur scène, ça donne un roman chanté par
Florent Marchet, Arnaud Cathrine, Valérie Leulliot et Nicolas Martel.
Au niveau musical, les seuls moments agréables étaient les quelques morceaux où Florent Marchet était au piano. C'est un vrai bon pianiste, alors qu'à la guitare, il est juste correct.
Dans l'histoire, Valérie Leulliot joue sa petite amie et là, c'est l'erreur de casting. Pourtant je l'aimais bien Valérie dans Autour de Lucie et même en solo, mais là, elle ne sert à rien, jouant très peu de la guitare, chantant les chansons les plus niaises (oui, je sais, c'était du second degré) avec son tic de quand elle joue de la guitare mais sans la guitare (elle lève la jambe toutes les dix secondes). Si j'étais DRH, je la virerais vite fait.
Je dis ça parce que le thème, c'est le monde du travail. Et le DRH de l'histoire, il est méchant avec le héros. En fait, j'ai dû m'identifier à lui à force de réfléchir toute la semaine.
Pour être tout à fait honnête, je dois dire que personne dans la salle n'est parti avant la fin et que mes voisins (dont certains amis) ont copieusement applaudi. Du second degré peut-être...
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