Arrivée au pas de course ce vendredi 16 mars au Théatre des Salins à Martigues … et oui en tant que vrais baroudeurs que nos sommes nous n’avons pas pu résister à la tentation de nous perdre de nuit dans la lagune de la Venise provençale …
Une fois installés nous savourons égoïstement la triple joie de nous retrouvés :
1) réunis autour de la nouvelle création de Fred Nevchehirlian , poète - slameur bien connu de Live In Marseille et très fortement apprécié par l’équipe
2) dans la très jolie grande salle du Théatre des Salins, parfaitement insonorisée. A noter que ce lieu à la programmation riche et variée a eu la bonne idée d’accueillir Fred en tant qu’artiste-associé, développant ainsi résidences, créations et ateliers.
3) en comité plus que restreint, puisque cette avant première ne compte pas plus d’une trentaine de personnes.
Les six artistes de cette nouvelle création, Slam et Souffle , prennent possession de la scène et on découvre, de gauche à droite : Serge Teyssot-Gay , fabuleux guitariste (de Noir Désir notamment … mais pas que !), ...
... notre poète et slameur local Fred Nevchehirlian , son homologue hongrois Busa , le percussionniste ? (il semblerait que ce ne soit pas Keyvan Chemirani mais un remplaçant dont je ne connais pas l’identité … mea culpa), l’américain Mike Ladd (autre slameur de renommée internationale) et la clarinettiste Carol Robinson , maniant à la perfection une … clarinette (contre) basse ?? (à confirmer également).
Busa se lance le premier dans l’arène des mots et des sons et à partir de là ce sera une heure de bonheur pur. Une heure d’émotion vraie portée par ces six individus et la rencontre de leurs univers musicaux et vocaux. Intense et vibrant.
Les voix des trois poètes slameurs s’appellent, s’entrechoquent, s’éloignent pour mieux se retrouver. Intonations, timbres, rythmes, sonorités des mots et des langues, amplitudes de la voix et des mouvements. Tout est là pour vous transporter d’émotion en émotion.
Voix seules, en solo, duo ou trio. Mais aussi voix guitare, ou voix percus magnifiquement accompagnés par le sax contrebasse (je crois que c’est le nom) et parfois par des bruitages fascinants de souffle ou de frottement.
Avec trois styles musicaux prépondérants pour la partie instrumentale du spectacle : musique orientale, hip hop et blues.
La richesse de cette création tient surtout à mon sens à l’harmonie des combinaisons créées entre ces six artistes. Voix et instruments se déclinent en une multitude d’alliances et donc d’effets.
Un magnifique voyage d’émotions qui finira en beauté par un exercice de human beat box de très très haute volée (bravo Monsieur Bursa !!!). Plus qu’à un concert. A VOIR ABSOLUMENT.
Dominique A 09 Novembre 2006- Théâtre des Salins, Martigues 1ère partie Quaisoir, enfin le chanteur tout seul Guillaume je crois. Des nouveaux morceaux très bons et une voix toujours superbe.
En ce qui concerne Dominique A, que j'adore tant pour sa voix que pour ses textes, j'étais au 2ème rang au centre, super place ! Musique et voix superbes, envoûtantes, prenantes bref des musiciens méga doués et .../...
1ère partie Quaisoir, enfin le chanteur tout seul Guillaume je crois. Des nouveaux morceaux très bons et une voix toujours superbe.
En ce qui concerne Dominique A, que j'adore tant pour sa voix que pour ses textes, j'étais au 2ème rang au centre, super place ! Musique et voix superbes, envoûtantes, prenantes bref des musiciens méga doués et surtout Dominique A son : charisme, talent de gratteur et surtout sa voix d'enfer encore. Bref, il est génialement bon. Réagir à cette critique
Vibrion 25 Novembre 2005- Théatre des Salins - Martigues La voûte de la salle s’étoile, les lumières diminuent et c’est dans la chambre noire de la petite salle des Salins qu’apparaissent cinq silhouettes voilées voilant les volutes de la scène naissante : les membres du groupe Vibrion.
Guitare et violoncelle initient les premières mesures. Le temps s’écorche, se libère. Suspension. Et chacun de se .../...
La voûte de la salle s’étoile, les lumières diminuent et c’est dans la chambre noire de la petite salle des Salins qu’apparaissent cinq silhouettes voilées voilant les volutes de la scène naissante : les membres du groupe Vibrion.
Guitare et violoncelle initient les premières mesures. Le temps s’écorche, se libère. Suspension. Et chacun de se départir de lui, de s’éloigner de l’instant pour entrer dans l’univers du groupe. La salle, cubique, se prête à merveille à l’écoute particulière à laquelle invitent la musique, les arrangements, les voix, les corps de Vibrion.
C’est d’abord les mélodies délicates et ornementées de Christophe Isselée, le guitariste, magnifiquement accompagnées par les cordes du violoncelliste, Julien Lefevre. Puis se profile Stéphane Paulin, le bassiste, percussionniste. S’approchent enfin Eric Cartier et Fredéric Nevchehirlian, les voix de Vibrion, les arrangements au bord de la scène basse, proche du public.
Celui-ci est très hétéroclite : des adolescents sortis avec leur professeur, à la découverte du Slam personnel de Vibrion, au centre, sur les bords, des auditeurs plus âgés, plus en retrait, et puis aussi des individus disparates… Mais ces distinctions s’atténuent avec la pénombre bleutée du spectacle : c’est aussi ça la magie de la musique et de l’atmosphère qu’incarnent Vibrion. A la croisée de la poésie déclamée, du rap, de l’électronique, c’est un regard, une présence qui se joue devant nous et la puissance dégagée sur scène provoque une sorte de fusion du public qui, très attentif se laisse progressivement ravir par les mots, les images, le rythme, les voix. C’est avec «Fresque» que la transe commence, elle se poursuivra intensément avec «Fusées», deux morceaux de l’album.
Puis viendront des ambiances plus «arabo-andalouses» (Christophe
Isselée passant à l’Oud…), des paroles, un souffle offert paumes ouvertes, tendues.
Le public découvre, savoure le fruit d’une résidence du groupe au théâtre. Mais le temps passe trop vite, on voudrait rester toute la nuit à s’abîmer dans ces percussions, ces accélérations, ce regard donné. Grande émotion lorsque Sam, le chanteur du groupe Dupain vient mêler sa voix sur quelques morceaux.
L’élégie et le superlatif sonnent ici comme des procédés d’automates,ce sont pourtant les seuls qui me viennent au souvenir de ce très beau moment vécu.
Ez3kiel 23 mai 2003- Théâtre des Salins, Martigues Avec Ez3kiel, on tient pour moi un des meilleurs groupes actuels. J'ai très rarement vu une telle intensité sur scène. Découvert à la Friche de la Belle de Mai en concert de soutien au Sous-Marin, je m'étais pris une des plus grande claque musicale live. Leur dub, fortement teinté d'indus, m'avait cloué sur place, complètement traversé par .../...
Avec Ez3kiel, on tient pour moi un des meilleurs groupes actuels. J'ai très rarement vu une telle intensité sur scène. Découvert à la Friche de la Belle de Mai en concert de soutien au Sous-Marin, je m'étais pris une des plus grande claque musicale live. Leur dub, fortement teinté d'indus, m'avait cloué sur place, complètement traversé par l'intensité de leur musique.
Cette fois, le lieu changeait completement : le Théâtre des Salins à Martigues. Beau décors, sièges rouges, etc... Ez3kiel vient de sortir un nouvel album Bar4ry, ce set va me permettre de le découvrir. Même quand le concert n'a pas commencé, des vidéos (le bassiste est également le graphiste du groupe qui travaille beaucoup le côté visuel : vidéo durant le set et jeu de lumière) passent sur des écrans verticaux. Les thèmes, une sorte de bébé plastique, me rappelle un peu Massive Attaque, de même que le son passé en boucle.
Lorsque le set commence, je retrouve l'ambiance dub indus, le morceau éclate et les corps se contorsionnent sur les sièges (en regardant la salle, j'avais l'impression de voir des personnes attachées qui se débataient). Le set va osciller entre ces morceaux indus dub, des morceux plus dub (celui avec le sample de voix me fera penser à Massive Attaque mais la filiation est beaucoup moins évidente sur les autres morceaux), beaucoup plus de sample de cordes (notamment de violoncelle), fruit de leur collaboration avec l'excellentissime groupe belge DAAU. Encore une fois, le bassiste se contorsionne sur sa basse, le type aux machines rentre en transe sur certains morceaux et le batteur a toujours l'air imperturbable. Encore une fois, je me suis pris une claque. Ez3kiel sur scène est hypnotique, envoûtant, trippant.
Piqûre de rappel pour les marseillais : lors de la fête de la musique au Panier. Réagir à cette critique