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Interpol + Blonde Redhead

Le Transbordeur, Villeurbanne   11 novembre 2007

  Bon concert

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    Affiche de rêve au Transbordeur : les excellents Blonde Redhead, judicieusement placés en ouverture de programme pour 40 minutes de show, ont parfaitement chauffé la salle pour la grand messe de presque deux heures d’Interpol, le groupe « disco post punk » qui cartonne en ce moment dans le monde entier…




    Blonde Redhead au pays des merveilles de la pop légèrement dissonante

    C’est dans une salle bien remplie (le concert affiche complet) que le trio new yorkais Blonde Redhead offre un set en tous points remarquables. En explorant uniquement le versant pop panoramique de leur univers, Simone Pace, Amedeo Pace et Kazu Makino envoûtent la salle toute entière : samples bruitistico planants, guitare menaçantes, basses ondoyantes, batterie impeccable et chants d’anges déchus en proie au doute existentiel. Pas une faute de goût, pas un morceau faible : une véritable bonheur au pays des merveilles de la pop légèrement dissonante. Ce pays étrange est hanté par une fée asiatique du nom de Kazu Makino – qui chante divinement, dans un registre étranglé, aigu ou brisé – et par son pendant masculin, l'un des frères Pace, à la voix cristalline… Si l’on a parfois du mal à voir qui joue quoi à cause de l’omniprésence des bandes enregistrées, l’effet produit est véritablement hallucinant : on évolue dans un film fascinant avec David Lynch à la baguette magique, et ses acolytes, Angelo Badalamenti et Julee Cruise, comme partenaires de jeu. Trop courte mais superbe prestation (conclue par le magistral titre 23, extrait de l'excellent dernier album) d’un groupe d’exception…





    Interpol embarque la foule du Transbordeur dans ses sombres obsessions post punk

    Après une assez longue pause, l’arrivée d’Interpol sur Pioneer to the falls, le magistral premier titre de son dernier album Our love to admire fait l’effet d’un bombe à retardement : voix grave immédiatement sidérante, atmosphère trouble, rythmique puissante, guitare originale, claviers délicatement aigrelets, ce titre là – avec sa fin a capella, interprétée dans un silence religieux – est assurément un must. Comme il est suivi par une flopée de tubes (récents ou plus anciens), le début du concert des cinq New Yorkais est quasi idyllique. La suite s’avérera très convaincante, car ce combo s’y entend parfaitement pour embarquer la foule (conquise d’avance et donc très réceptive à l’ensemble du set) dans ses sombres obsessions post punk façon Joy Division. Toutefois, le milieu de sa prestation scénique, souffrira de la (très relative) faiblesse de certains titres du dernier album, sans doute trop proches des hymnes du groupe, le côté accrocheur en moins… A ce moment là, l’on se dit que ce groupe ne sait jouer que sur un seul registre et n’évite pas une impression de monolithisme quand il joue son répertoire sur scène, en restant un peu trop figé, ce qui n'arrange rien. Impression sans doute juste, mais bien fugace, car une autre salve de hits vient s’abattre sur un Transbordeur – sous le charme et transformé en cathédrale de sons superbement éclairée – pour conclure un show finalement percutant. Interpol creuse sans cesse le même filon ténébreux, certes, mais il le fait si bien que son public se laisse porter par le flot d’émotions fortes charriées par les titres de son groupe favori. Le (grand) pouvoir de séduction que possède Interpol n’est semble-t-il pas près de s’éteindre de sitôt.




    A lire également, des chroniques de concerts d'Interpol aux Eurockéennes de Belfort en juillet 2005, au Printemps de Bourges en avril 2005 et en avril 2003 ainsi qu'à La Boule Noire à Paris, en novembre 2001.


    Sites Internet : www.myspace.com/blonderedhead, www.blonderedhead23.com, http://blonde-redhead.com, www.interpolnyc.com, www.myspace.com/interpol, www.transbordeur.fr, www.radical-production.fr.


    Signature : pierre andrieu
    le 12/11/2007
    Fleche concert Envoyer un message à pierre andrieu
>> Réponse (le 12/11/2007 par diego)
Par la faute d'un gigantesque embouteillage sur le périphérique, je suis arrivé juste à la fin du set de Blonde Redhead. Dommage ce sera peut être pour une prochaine fois. J'écoute en boucle le dernier album d'Interpol que je trouve plus homogéne que "Antics" avec un gros bémol cependant pour le visuel plutôt raté me semble-t-il (ces animaux quelle idée ???). Interpol donc, le quatuor New yorkais symbole du revival New Wave, campé sur ses hits et ses compos atmosphériques. La salle est comble, l'attente très forte, et le groupe arrive en terrain conquis. Un peu moins de deux heures plus tard, je reste sur ma faim. La set list tenait la route, le son était bon, les musiciens impeccables, aucune raté, aucun accroc ... et alors ? Trop propre, aucune folie, aucun relâchement, ces gars .../... >> La suite

Blonde Redhead : toutes les critiques de concert
Interpol : toutes les critiques de concert

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