Une toute petite salle pour Ron Thal et ses hommes... Mais commençons par le commencement. En première partie, un nouveau groupe français "Kooma". Description : des musiciens d'acier (genre requins de studio) et un chanteur habillé en petit bourgeois. Amusant au départ, car le contraste est des plus violents : du rock épais façon Fear factory et ce petit gars coiffé façon "Suède" avec la mèche rebelle qui se tortille comme un jeune saule. Très désagréable avec le public qu'il force à taper dans les mains, à sauter et même à aimer son groupe (dixit : "j'aime Kooma, j'aime Kooma, allez tous avec moi !!"). Les chansons ne sont rien de plus que de la mauvaise pop à la sauce métal. Bref, ça ne prend pas. Au revoir.
Ron Thal arrive et nous explique qu'il a la crève et qu'avec tous les médicaments qu'il a pris, il risque de vomir sur scène. Le ton est donné. Humour et virtuosité ! En revanche côté son, je me retrouve obligé d'aller un peu engueuler l'ingénieur du son au fond de la salle qui mixe avec ses genoux : on n'entend pas la guitare !
L'équipe de Ron Thal est visiblement constituée de musiciens français, ça joue, mais peut-être pas aussi bien qu'on l'aurait souhaité. Le batteur a des plans d'enfer mais il presse, le bassiste n'a pas de son (problème technique?) et le second guitariste nous ressors tous les plans Van Halen qu'il a appris à l'Atla. Les quelques moments de bravoure ne suffisent pas à en faire un bon concert. Dommage.