Basalte + Criptonit Circus + Caedes 10 mars 2007- Trolley Bus - Marseille Pas souvent qu'on joue du rock dans cette boîte légendaire qu'est le Trolley-Bus, encore synonyme pour moi de beuveries mémorables et estudiantines sur fond de house bon marché et de raï saturé...
C'est le coeur plein de ces souvenirs de jeunesse .../...
Pas souvent qu'on joue du rock dans cette boîte légendaire qu'est le Trolley-Bus, encore synonyme pour moi de beuveries mémorables et estudiantines sur fond de house bon marché et de raï saturé...
C'est le coeur plein de ces souvenirs de jeunesse que mon pote et moi nous rendons au Trolley, avec (de loin) la curiosité de découvrir ce que font les jeunes rockers de notre cité - qui nous ont aguichés à coup de flyers de dernière minute à l'Unic, comme quoi ça marche : rien de prévu, pas trop cher, on se pointe.
Surprise ? A 5 mn de l'heure annoncée, la salle est presque déserte. Et malgré un fond sonore incisif (Jesus and Mary's Chain), l'ambiance est plutôt lounge... En tous cas rien ne laisse présager la prestation de musiciens gueulards et éthylisés.
Et pour cause : les musiciens de ce soir n'ont pas la rock attitude, ils FONT du rock.
C'est Basalte qui ouvre le bal. Tout en douceur, ces gars-là prennent le temps de poser leur atmosphère.
Quelques ennuis techniques, ajoutés à l'ambiance plutôt hésitante d'un public restreint, leur donnent du fil à retordre. Mais ils s'accrochent, et nous gratifient de compositions franchement chiadées. Le contraste entre le jeu individuel de chacun (un chant plutôt introverti mais impeccable, une guitare qui préfère le son à la démonstrativité, une batterie qui a tiré sa finesse au jazz, et une basse sa stabilité au dub) et l'énergie qui se dégage de cette cohésion est pour le moins surprenant.
Au terme d'une spectaculaire montée en puissance, Basalte quitte la scène, un peu tôt - il est vrai qu'il a fallu du temps pour faire monter la température.
Coup de chapeau : une adaptation magnifique du "Serpent qui Danse" de Baudelaire (le seul morceau dont on a réussi à discerner les textes, et le titre - pourtant tous en français apparemment).
Criptonit Circus, eux, annoncent tout de suite la couleur : au moins 10 décibels de plus dans les guitares. D'abord surpris par l'absence de bassiste, on est immédiatemment collés au plafond par une intro à te faire sauter en l'air dès la première minute. Pas de doute, c'est rock, et ça avoine sec.
Joli plan de scène : les deux guitaristes-chanteurs, désinvoltes et sexy mais sans se la jouer, entourent un batteur qui semble vouloir crever sa caisse claire tant il prend du recul pour frapper. Là encore, pas de leader ni de guitar-hero : chacun sa place, chacun sa gueule, et ça marche.
Des compos très senventies et énervées alternent avec des morceaux bien posés au fond du temps; ces mecs travaillent leur son et leurs mises en place à la perfection. Et quand ça s'arrête, on est encore frustrés.
Long changement de plateau, car grosse machine : Caedes.
Mon goût peu prononcé pour le métal m'empêche d'en parler avec poésie, mais je retiens deux choses : d'abord, un duo de chanteurs très équilibré et bien énergique. Ensuite, une parfaite maîtrise de la scène.
Bon, j'avoue, l'attente prolongée et les surdistortions des métaleux nous ont fait fuir vers l'autre salle du Trolley (où se produisait paraît-il un DJ de chez Birdy Nam Nam, à ce stade de la soirée je n'étais plus bon qu'à coller béatement mes oreilles aux enceintes), mais je n'ai pas pu m'empêcher, dès le lendemain, de visiter leur myspace. Et j'ai découvert une fusion teintée de hip-hop qui n'avait rien à voir avec ce que nous infligeait la sono distordue du Trolley, et plutôt intéressante.
Bilan de la soirée, et en écho au débat lancé sur LiveIn par M.Bob Artkor au sujet du concert des Nitwits, mon opinion : il y a du rock à Marseille, et bien des musiciens qui innovent. Le même soir, deux groupes m'ont méchamment interpellé. Et surtout : j'ai vu ce soir-là des musiciens qui faisaient de la musique avant tout, au mépris total de l'attitude et de l'apparence visuelle.ça m'a rassuré. Réagir à cette critique
DEE NASTY vs. MANU LE MALIN 20 Octobre 2006- Trolleybus - Marseille
Deuxième service dans le Whiskeybar du Trolleybus pour ces deux "chefs-cuisiniers" que sont DEE NASTY et MANU LE MALIN. Deux pionniers, deux légendes lorsqu'on admet l'amplitude des phénomènes hip-hop et techno au sein des musiques actuelles. .../...
Deuxième service dans le Whiskeybar du Trolleybus pour ces deux "chefs-cuisiniers" que sont DEE NASTY et MANU LE MALIN. Deux pionniers, deux légendes lorsqu'on admet l'amplitude des phénomènes hip-hop et techno au sein des musiques actuelles. Deux grands collectionneurs de "galettes", deux fins techniciens, environ 40 ans de mix à tous les 2, réunis ce soir derrière les fourneaux pour 6 h de dégustation.
En hors d'oeuvre, les chefs nous ont proposé un assortiment old-school à base de hip-hop, electro-breakbeat saupoudré de pépites funk et disco, dans la plus grande tradition de la Zulu Nation. Ca n'a pas pris une ride !
En plat de résistance, big beat et hip-house dans la lignée des dancefloors anglais. So british !
En dessert, techno, rock, punk, ragga, bootlegs et même du métal ... Korn exactement. Le clash, quoi !
Les deux alchimistes jouent avec les saveurs, exhaussent les goûts, exaltent les parfums et agrémentent leur sauce avec des scratchs exquis afin de nous mettre l'eau à la bouche. Vous reprendrez bien un peu de dessert ?
Dj Feadz + Uffie 22 Avril 2006- Trolleybus, Marseille Moins de monde pour cette soirée similaire que celle hostée par Cuizinier le week end précédent en ces mêmes murs, mais plus de filles (shhh ne le répétez pas à Lil’Cuiz, il risquerait d’être vexé) venues se trémousser lascivement sur les sélections .../...
Moins de monde pour cette soirée similaire que celle hostée par Cuizinier le week end précédent en ces mêmes murs, mais plus de filles (shhh ne le répétez pas à Lil’Cuiz, il risquerait d’être vexé) venues se trémousser lascivement sur les sélections de haute volée du fameux Feadz, français (même s’il s’adresse peut être par habitude au public en anglais) signé sur des labels aussi défricheurs que Ed Banger et B Pitch Control.
Pas encore d’album à son actif mais plusieurs bons maxis, et une réputation élogieuse et justifiée quand à ses performances de dj.
Son set au Trolley ratissait large : de l’électro bien sûr, mais aussi des courants tapageurs et frénétiques moins souvent entendus de ce coté de l’Atlantique: Booty Bass, Baltimore breaks, Crunk (ah là là cette instru de Three Six Mafia si bien placée), autant dire que ça nous change des sempiternelles soirées House et Drum’n’bass toujours en vogue ici bas.
Si l’on excepte quelques clins d’œil style Technotronic c’est du frais et du pointu mais ça fait quand même danser la plupart, en rendant votre chroniqueur dans tous ses états pendant le quart d’heure Baile Funk, ce sous genre qui s’avère la musique la plus excitante venue d’Amérique latine (Brésil en l’occurrence) depuis des lustres.
On sera moins enthousiasmé par le show case (parler de concert serait exagéré) de sa protégée Uffie qui peinera un peu à mettre la salle dans sa poche malgré l’excellence de son maxi « Pop the glock »/ « Ready to uff » sorti en début d’année.
Les quelques autres morceaux dans une veine très Salt’n’pepa vs Miss Kittin présentés entre deux rameutages stridents se ressemblent et finissent par lasser.
Mais bon la jeune mc originaire de Miami avait un joli survêtement vintage et a sans doute une grosse marge de progression, surtout avec d’aussi bonnes fréquentations que Mr Oizo (annoncé ici ou là mais aux abonnés absents, à moins qu’il ait débarqué après 4 heures…) et l’as des platines qui a continué d’épater les plus déchaîné(e)s par la suite.
Cuizinier & Dj Orgasmic 14 Avril 2006- Trolleybus, Marseille Une fois n’est pas coutume au Trolley soirée plutôt orientée hip hop avec après une séléction de gros sons US par Dj Ben qui a efficacement planté le décor, le gars Cuizinier du groupe TTC qui venait présenter son dernier street-album « Pour les .../...
Une fois n’est pas coutume au Trolley soirée plutôt orientée hip hop avec après une séléction de gros sons US par Dj Ben qui a efficacement planté le décor, le gars Cuizinier du groupe TTC qui venait présenter son dernier street-album « Pour les filles vol.2 », un disque distribué à moindre échelle qui se permet toutes les libertés (on ira pas jusqu’à parler d’audace) avec des samples évidents pour le moins inattendus.
Moins barbu et chevelu qu’à son dernier passage à Marseille il se ramène avec une casquette orange pour nous rapper des textes plus ou moins marrants visant la plupart du temps en dessous la ceinture.
Au niveau du contenu ça peut évidement choquer quelques âmes sensibles mais c’est à mon goût nettement moins attaquable que les dérives gangsta à la française si à la mode ces temps-ci, au niveau du flow c’est plutôt du genre lancinant, même s’il crie pas mal pour remuer (avec succès) un public jeune et looké venu en masse.
Il est accompagné de Dj Orgasmic qui se régale à scratcher, couper/découper des thèmes ultra connus qui n’ont pas manqué de diviser la salle en « wah il vont vachement loin » et en « oh non là il vont trop loin ». Lenny Kravitz sur « L’enculé le plus cool » (sic), Tina Turner sur « Simplement le meilleur », Haendel (la musique de Barry Lindon !) sur le bien nommé « Saute sur ma musique », ou encore l’étonnant couplage « Melissa » (Julien Clerc) et « Sexual Healing » ( Marvin Gaye) : comme j’aime à le dire les bons dj’s ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît.
On n’est même plus surpris à reconnaître Riche E Poveri sur le très estival « Vacances en Italie », tout en constant que ce sont les morceaux de TTC qui ont rencontré un plus vif succès que ce soit le salace « Girlfriend » ou le toujours déchaîné « Dans le club » avec une participation furtive du crooner r’n’b Singuila très ‘par où t’es rentré on t’as pas vu sortir’. Orgasmic continuera à faire danser sur des sons plutôt rapides genre booty et baltimore mais devant me lever tôt le lendemain j’en resterai là pour cette fois. Réagir à cette critique
Lazybones + Day by Day + The William's 8 Avril 2006- Trolleybus - Marseille Live report initialement posté sur Massilia's Burning : http://massilia.burning.free.fr/
(Attention, Report fait avec le coeur !) Invitation faite par les Lazybones, nous nous rendons à 14h Zhou et moi sur le vieux-port, pour figurer dans le clip .../...
Live report initialement posté sur Massilia's Burning : http://massilia.burning.free.fr/
(Attention, Report fait avec le coeur !) Invitation faite par les Lazybones, nous nous rendons à 14h Zhou et moi sur le vieux-port, pour figurer dans le clip du prochain album. Déchargement de matos, blablatages divers et variés (ok j'avoue j'ai gonflé les gens avec ma nouvelle paternité), vient le temps de l'action ! D'entrée je vous le dis, essayer de danser à 14h dans le Trolley avec des caméras qui vous filment, c'est plutôt délicat... Heureusement que les Bones avaient prévu le coup et fait venir Philou des Take Shit Back, qui en deux/trois coups d'épaule a fait monter la température et la tension de manière trèèèèèès significative...
La séance s'est super bien passée, les caméramen étaient au top, tout le monde se prêtait super bien au jeu, même Zhou a rejoint le groupe pour danser !! (J'vous laisse 2mn pour reprendre votre souffle suite à cette info pour le moins choquante...). Ca dansait, ça bousculait, le couple lourdingue Coriace / Customcore était tout fier de sourire à la caméra, et les prises s'enchaînaient relativement vite, vu l'engouement de l'assistance à faire les cons à la demande du metteur en scène... On se languit vraiment de voir le résultat, vraiment d'enfer, merci à toute l'équipe !
17h signe l'arrivée des deux autres groupes de la soirée pour faire les balances, aussi on s'éclipse Philou, Zhou et moi à la maison, histoire de tester les capacités du gueulard de TSB à PES... Bon il s'avère qu'il se défend pas trop mal (en vrai on s'est fait casser en 12 (15 pour Zhou), mais on a une réput' à tenir, alors veuillez sauter cette parenthèse svp)... Les 21h arrivent, Zhou est allé chercher sa chère et tendre, et la Vandmobile comblera donc ce manque terrible par deux potes supplémentaires, direction le vieux-port où manifestement toutes les caisses des bouches-du-rhône se sont données rdv. Garage à la wanégaine (on se refait pas), et arrivée dans la salle relativement bien remplie, où on retrouve tous les autres acteurs de l'après-midi.
Bon allez, là y'a déjà plus personne qui lit ce Report, donc j'en viens aux groupes pour leurs membres, avant de m'faire taper !
C'est The Williams qui ouvrent ce soir, Zhou m'en avait dit le plus grand bien, je m'avance donc tout curieux, voir ce groupe composé de membres de No Perfect et The Howling Mad. Y'a pas à chipoter, c'était d'enfer. Des rythmes effrénés, qui passent par le ska, le punk rock bien dur ou encore avec des p'tites touches mélo, les chants sont réellement excellents, le son est top, les p'tits effets de voix et de gratte donnent un côté original sans tomber dans le répétitif puisqu'utilisés avec modération, sans dec' un pur régal ! Les compo' sonnent vraiment bien, les deux reprises de Rancid et des Clash sont appropiées avec leur petite touche personnelle, mais sans un brin les massacrer, loin de là ! Que du bon, je suis emballé au dernier degré !
Vient le tour de Day by Day, que je ne connaissais toujours pas sur scène, et dont je n'avais entendus que deux/trois morceaux, là aussi j'étais content d'enfin les voir, histoire de me faire une idée concrète... Je m'attendais à un punk très doux, mélodique à outrance, honte à moi, je me suis planté avec violence (amis d'la rime bonswaaaar...) ! Un excellent punk là aussi composé avec des influences de tous bords, toujours bon et rythmé, le genre qui vous fait bouger sans même vous en rendre compte. J'ai beaucoup apprécié le côté « mélancolique » qui ressort souvent dans les titres, la p'ite touche émo sans doute, qui enrichit bien leur répertoire et qui les sort totalement de la « norme » (au sens toujours la même chose) punk-rock. Là aussi donc, une très bonne surprise, je n'hésiterai pas à retourner les voir à leur prochain passage ! J'en profite pour remercier le groupe pour l'adorable dédicace à la p'tite princesse d'à peine 12 jours, promis dès qu'elle est capable d'apprécier la bonne musique je l'amène avec moi !
C'est au tour des stars des Aygalades ! Les Lazybones débarquent sur scène pour envoyer leurs nouveaux titres, et là ça part sans plus de cérémonie dans ce qui est selon moi le mix parfait entre rock'n'roll pur et dur et punk. J'avais déjà donné mon avis sur les nouvelles compo' lors de leur concert à la Machine à Coudre, aussi j'vais faire bref sur celles-ci : ça passait toujours aussi bien, on se languit désormais de voir ce que cela va donner sur CD (enregistrement prévu pour bientôt chez Carvin !)... Pour le reste rien à signaler de bien particulier, ça dansait, sautait, c'était le feu, la reprise de Blue Suede Schoes met une patate d'enfer, les titres de Deadly Games sont toujours aussi énormes, les gens les connaissent et les reprennent en choeur, ce qui ocasionnera d'ailleurs une invasion de la scène lors de Saturday Night Drunkers, histoire qu'on chante tous ensemble et qu'on foute bien le bronx, voir si le groupe supporte l'arrivée massive de groupies en chaleur lors de leurs futures tournées mondiales...Le trio sort sa petite connerie habituelle entre deux morceaux, l'ambiance est excellente, encore une fois on regrettera pas d'être venus ici plutôt qu'ailleurs !
Voilà, le concert est terminé, les gens restent à blaguer entre eux, on boit un peu ('tain le coca du Trolley il est coupé à l'eau... Pfffffff...), et on rentre à plus de 2h du mat', ravis d'avoir encore vus trois supers groupes tous issus de Massilia la belle... Réagir à cette critique
RAEKWON ( WU TANG CLAN / SONY / NEW YORK ) + DJ DARYL JOHNSON 6 avril 2006- Trolley bus - Marseille Deplacement en semaine pour allez voir une legende du hiphop east coast, membre du non moins legendaire Wu Tang Clan, Raekwon.
Et ben je suis generalement bon public mais la c'etait un peu du foutage de gueule. Son reglé a l'arrache, ambiance sound .../...
Deplacement en semaine pour allez voir une legende du hiphop east coast, membre du non moins legendaire Wu Tang Clan, Raekwon.
Et ben je suis generalement bon public mais la c'etait un peu du foutage de gueule. Son reglé a l'arrache, ambiance sound system, gavé de basse, trop de basse! a s'en mettre les mains sur les oreilles sur certain morceaux - ça craint - bière majorée dans gobelets plastiques - pas top - et la tete d'affiche qui a n'avait pas trop envie de bosser. Dj Daryl Jonhson a mis plus de temps a annoncer l'arrivée de la legende Raekwon que ce dernier est resté sur scene soit a peu pres une 1/2 h d'apres notre estimation. Puis il annonce qu'il va boire une biere et fumer un joint et qu'il revient - bon ok - une grosse 1/2 h plus tard il revient tjrs pas - il est pas loin de 3h30, la salle c'est mechamment vidée, il revient faire un petit tout sur scene puis disparait a nouveau - stop - je rentre !!
16.6 euros pour voir 2 Dj - certes bons, bonnes selections et tout mais ce n'etait pas pour ça que j'etais venu - ça fait chier !
Donc les gars si vous programmez encore du hiphop au trolley REGLEZ votre p....n de son ou achetez des enceintes, mais faire venir des artistes internationaux sur du son inecoutable, c'est vraiment deconné!! Réagir à cette critique