SSM + Human?Fly 18 janvier 2007- Le Velvet, Clermont-Ferrand
Un concert enthousiasmant au Velvet pour démarrer l’année en beauté, avec du funk, du punk, du rock garage, du grunge, de l’électro rock et du disco punk… Oui, rien que ça ! Sur scène, les antistars from Détroit de SSM ont prouvé avec leur set varié et virevoltant qu’ils étaient l’un des groupes à suivre de très près en 2007… Leur très .../...
Un concert enthousiasmant au Velvet pour démarrer l’année en beauté, avec du funk, du punk, du rock garage, du grunge, de l’électro rock et du disco punk… Oui, rien que ça ! Sur scène, les antistars from Détroit de SSM ont prouvé avec leur set varié et virevoltant qu’ils étaient l’un des groupes à suivre de très près en 2007… Leur très brillant concert dans un club bien rempli (ça fait plaisir !) a littéralement mis en transe les gens qui avaient choisi de venir au Velvet, plutôt que d’aller à la Coopérative de Mai assister au show des Fatals Picards (rires)… Chacun ses goûts, bien sûr, mais, on ne reverra sans doute pas de sitôt un groupe aussi prometteur et doué ; les absents ont donc eu tort.
Juste après la première partie – assurée par les Clermontois synthétiques de Human?Fly, avec un set alternant le bon (des morceaux sonnant comme du Cramps joué aux claviers analogiques, ou du Kraftwerk presque rock et avec voix vocodérisée) et le moins bon (certains titres peu inspirés et trop répétitifs, un peu en pilotage automatique) –, les trois adeptes du SSM, John Szymanski (orgue entraînant, claviers basse imparable, voix sexy et moustache à la Vercingétorix), David Shettler (batterie funky, placide et infatigable, façon lapin Duracell) et Marty Morris (guitare funk, punk, rock et grunge, voix hurlée à la Kurt Cobain) prennent le Velvet d’assaut, à la hussarde. Pas le temps de dire ouf, et c’est parti pour un live show du tonnerre de Dieu, et ce malgré un son infect (avec des grésillements incessants dans la sono) : au menu, morceaux faisant un effet énorme, musiciens sacrément bons et ambiances schizophrènes, entre dance floor dans une crypte, garage salace, punk grunge torturé et rhythm and blues funky groovy… Et oui, il est difficile de savoir sur quel pied danser avec SSM ! C’est sans doute cela qui fait tout le charme et l’intérêt de la musique protéiforme de ce groupe n’hésitant jamais à mouiller la chemise. Chez SSM, on va au charbon, on donne tout ce qu’on a sous le capot (c'est-à-dire beaucoup), on mélange ses influences dans un grand shaker et on ne joue pas les blasés revenus de tout ; l’énergie dépensée et la fraîcheur de ce combo font réellement plaisir à voir… SSM est un groupe à voir absolument sur scène, et à découvrir sans délai sur disque !
SSM est actuellement en tournée immanquable : le 24 janv. 2007 au Donald's Pub à Tours, le 25 janv. à Nantes, le 26 janv. à L'ouvre Boite à Beauvais, le 27 janv. au CC John Lennon à Limoges, le 3 févr. à L' Abordage à Evreux, le 5 févr. au Son 'Art (Festival Les Nuits de l'Alligator) à Bordeaux, le 6 févr. à La Lune Des Pirates à Amiens et le 7 févr. à La Maroquinerie à Paris...
Human Fly sera en concert le 26 janvier 2007 au Bar de la Mairie à Clermont-Fd et le 3 février à la Coopérative de Mai.
La Position du Tireur Couché 31 janvier 2004- Le Velvet, Clermont-Ferrand
Après une longue période d’hibernation (et de répétitions), le groupe clermontois La Position du Tireur Couché faisait son retour sur scène au Velvet, un ancien club rock aujourd’hui dédié aux musiques électroniques. Sous le nom de Club 3000 puis de Sonic Rendez-Vous, ce lieu culte avait permis aux fans de rock d’assister aux concerts donnés .../...
Après une longue période d’hibernation (et de répétitions), le groupe clermontois La Position du Tireur Couché faisait son retour sur scène au Velvet, un ancien club rock aujourd’hui dédié aux musiques électroniques. Sous le nom de Club 3000 puis de Sonic Rendez-Vous, ce lieu culte avait permis aux fans de rock d’assister aux concerts donnés par leurs musiciens favoris, bien avant l’ouverture de La Coopérative de Mai en mars 2000. Dans un cadre ultra rock permettant une incroyable proximité avec le public, Sloy, Autour de Lucie, Deus, Venus, Joseph Arthur, Les Thugs, Sebadoh, Smog et bien d’autres ont effectué ici des prestations remarquées. C’est donc la tête remplie d’excellents souvenirs qu’on descend les marches du Velvet…
Dès leur arrivée sur la minuscule scène, les cinq membres de La Position du Tireur Couché s’attachent à jouer leur premier morceau de la manière la plus molle et minimaliste possible. Pas de doute, les chantres de la chanson pop décalée sont de retour ! On se rend très rapidement compte que tout ce qu’on avait aimé lors de leurs concerts puis sur le premier “ 7 titres ” publié en 2002 est toujours présent. Les qualités du groupe sont plus que jamais là : textes pleins d’humour, compositions qui tiennent la route malgré une économie de moyens revendiquée, dialogue permanent (et souvent hilarant) entre une voix mâle et une voix féminine, sonorités de claviers ultra kitsch et guitares rageuses (quand les guitaristes trouvent la force d’appuyer sur la distorsion).
Certains, sans doute friands de musique figée dans le formol, reprochent au groupe son attitude un peu dilettante, son (relatif) manque d’assurance sur scène et un batteur peu soucieux de montrer sa force de frappe… Mais l’essentiel n’est-il pas de faire passer une bonne soirée et de donner le sourire à tout le monde ? Très loin des considérations techniques de musiciens maniaques, le public semble apprécier le spectacle à sa juste valeur ; il réserve un accueil chaleureux aux nouveaux morceaux, aux compositions de la première heure et à la magistrale reprise de Pale blue eyes du Velvet Underground.
En jouant leurs titres accrocheurs et détonants, Frédéric (chant malicieux, guitare, pantalons bien taillés), Fred (basse, déhanchements lascifs, chaussures classieuses), Gaëlle (voix, maracas, physique de star sixties), Gaël (batterie, claviers avec un doigt, cymbale surprenante) et Lilian (guitare électrique ténébreuse, claviers) ont décidément le chic pour créer des ambiances délicieusement pop et immanquablement drôles… Il est par exemple difficile d'éviter le fou rire pendant le morceau où le couple Gaëlle et Gaël fait des « oh » et des « ah » en gardant son sérieux par miracle. Bête est un autre moment d’anthologie dans le registre humoristique, Gaëlle y endossant avec talent son rôle de Brigitte Bardot suprêmement nunuche. Il faut souligner que l’« ignoble » Frédéric Pradelle prend un malin plaisir à écrire puis à faire chanter des textes misogynes à une charmante jeune femme, une formule appliquée avec le succès que l’on sait par Serge Gainsbourg et les Little Rabbits. Fort heureusement ce « sinistre personnage » possède aussi un solide sens de l’autodérision : il semble jubiler en se présentant dans ses textes comme un loser (James Bond du quartier), un salaud intégral (Les femmes mariées), un séducteur à la petite semaine (Acapulco, Steve Austin), un jeune homme maladroit avec les femmes (On flanche), un dangereux misanthrope (Les 400 coups) ou un gros Branleur… Cette petite revue de détail prouve que ce groupe à part possède toutes les armes pour provoquer des étincelles avec ses compositions gratinées.
Après quelques (légers) réglages, la fusée La Position du Tireur Couché semble prête à décoller vers des cieux cléments. La sortie du premier véritable album - en avril ou mai 2004 - et des concerts réjouissants comme celui-ci devraient permettre au groupe d’élargir sa base de fans, voire de déclencher une Lapositiondutireurcouchémania...
A consulter également sur ConcertAndCo.com : une interview de La Position du Tireur Couché réalisée en 2002.