2H15 de show pour
Dionysos, un chanteur hystérique au point de se fouler une cheville, deux longs plongeons dans le public pour Mathias, 9 musiciens sur scène (2 cuivres et un claviers en plus donc), un répertoire majoritairement réjouissant, un décor classieux évoquant joliment
La mécanique du cœur, une prestation percutante de la troupe au grand complet, une première partie bien assurée par
Poney Express, un zénith d'Auvergne bien rempli et chauffé à blanc... Voilà le résumé de la soirée du vendredi 28 mars 2008 à Cournon, prés de Clermont-Ferrand.
Poney Express :
Juste avant le méga show spécial zénith de
Dionysos,
Poney Express a délivré une prestation tout en discrétion et en délicatesse. Le groupe du bassiste de
Louise Attaque et de sa petite copine (une charmante rousse avec un joli brin de voix) a convaincu par sa simplicité et la qualité de ses chansons country folk pop. Sorte d'hommage sans prétention aux
Violent Femmes chanté en français et arrangé près de l'os (basse, guitare sèche, batterie et c'est tout),
Poney Express a le grand mérite de composer de petites chansons simples, fraiches et entêtantes... A suivre.
Dionysos :
Juste après, la prestation de
Dionysos semblait calibrée pour la tournée des zéniths : décors immenses (et réussis), 3 musiciens supplémentaires pour gonfler le son, lumières impressionnantes, show où tout le groupe mouille la chemise,
Giant Mathias en tête... C'est véritablement du grand art, on ne peut qu'en convenir et ce même si l'on n'est pas convaincu par les chansons trop
« variétés françaises » de
La Mécanique du cœur. Si l'on fait un peu la moue au début sur les titres les plus récents de Dionysos et sur les réorchestrations avec cuivres des anciens morceaux, très rapidement l'abattage de Mathias et de sa troupe emporte tout sur son passage.
Comme la majorité du public, on redevient illico presto de grands enfants, émerveillés par un spectacle à l'américaine avec effets bien appuyés.
Mathias Malzieu en fait littéralement des kilos, mais c'est pour ça qu'on l'aime : il hurle, saute partout, se jette dans le public avec une jubilation visible, raconte sa vie (
« C'est mon amoureuse qui m'a convaincu de faire des zéniths, elle avait raison, c'est super ! » « Vous êtes aussi chauds qu'à la Coopérative de Mai... » ) et se lance dans moult facéties vocales ou physiques. En 2h15 de concert (rappels enthousiasmants compris),
Dionysos a visité sa discographie avec bonheur ; à part deux ou trois titres un peu trop pompiers variétoches, le reste du set est un véritable tourbillon d'émotions chanson/rock 'n roll.
Giant Jack, Song for jedi, L'homme qui pondait des œufs, La métamorphose de mister chat, Neige et
Summertime Blues (une super reprise d'
Eddie Cochran) resteront comme de grands moments de communion avec un groupe
Dionysos en forme olympique.
A lire également, une
interview de Mathias en 2002.
Sites Internet :
www.dionyweb.com,
www.myspace.com/dionyweb,
www.myspace.com/poneyexpress,
http://lesdernierscouches.com.