Well well well... L'ami Michel n'avait pas caché qu'il en avait un peu marre de toujours nous chanter les même vieux titres, et même de tourner, simplement. Ce Hors Format tour allait donc être un peu spécial.
Cependant pour ma part je ne m'attendais pas à ce quil soit si "spécial", et que cette spécificité ne m'enchantant pas des masses, j'ai largement préféré la date d'il y a deux ans à Marseille...
Cette fois ci à Toulon, en famille avec Femme, beaux parents et ma Môman dont c'etait l'anniversaire, dans un Zénith pas complet mais presque, on retrouvait la même formation musicale ( groupe, choristes et section cordes) et la même sobriété scènique (lights, décors) que sur le dernier tour.
Vocalement, c'est toujours un plaisir, Sardou n'a pas de faiblesses, il assure sans soucis toutes les variations de sa voix, avec orchestration ou a cappella.
Je l'ai trouvé en plus de ca assez enjoué, rigolard même. Bon, ca se sent qu'il est un peu fatigué de tout ca, il prend son temps, il est à la cool.
Par contre, contrairement à un Bruel, quand il "fait son show" en ironisant sur lui même, ou en sketchant un peu, c'est marrant et ca sent pas le melon surgonflé. Trés appréciable.
Alors pourquoi ce tour est moins marquant pour moi que le précédent ? Tout simplement car si on ne connait pas le dernier opus en date, ben on voit se dérouler le bon show mais on risque pas de rentrer dedans ! J'ai été un spectateur passif, qui a apprécié le trés bon spectacle donné, mais avec une bonne dizaine de nouveaux et récents morceaux, sur même pas deux heures de live, j'aurai eu du mal à frissonner, ne connaissant par coeur que les vieux standards (pas au delà de "Le privilège").
Et parmi les plus vieilles, j'avoue que si avoir "La vieille" est une bonne surprise ("J'accuse" et "Je ne sui pas mort je dors" etait déjà présents en 2005), se retrouver avec le skecth/"comme d'habitude" avec sa mère etait bien dispensable.
L'avantage avec Sardou, c'est qu'il y a du texte dans ses chansons, donc même sans connaitre, on est attentif à ce qu'il dit, de souvent pas con du tout, ce qui fait passer le concert trés vite egalement.
Au début le son du micro laisse à désirer, mais ca s'arrangera. Les choristes sont sous utilisés je trouve, contrairement à la section cordes qui colle bien aux nouveaux titres. Tout ca est bien rodé en tous cas, propre et net.
Alors quid des classiques ? Qu'en a fait Sardou ? Ben il a eu une bonne idée à la base. Celle de faire participer le public.
Après une bonne huitaine de chansons, on lui apporte une chaise, les lights inondent les planches, et il va, par thèmes, nous raconter un peu sa carrière, en la jalonnant de morceaux phares, qu'il laissera trés souvent chanter à l'audience, reprenant par ci par là quelques vers avec nous.
Alors à la base c'est bien. mais quand ca dure 40 minutes. Et que surtout, beaucoup de chansons n'excèdent pas quelques rimes, c'est trés frustrant !
20 secondes pour un "Je vais t'aimer" ? Alors qu'en 2005 avec les cordes c'etait magnifique ! 1 minute pour "Musulmanes" ? 30 secondes pour "Les ricains" ? Etc.... Y a que "Les lacs du Connemara" auxquels on aura droit avec l'orchestre, version raccourcie.
J'aurai aimé quelques standards interprétés normalement. Car après ce long intermède, le live reprend comme au départ. Avec uniquement des nouveaux titres.
Un petit rappel où Michel revient jouer brièvement sur un piano à queue, et c'est sur un "Cette chanson n'en est pas une" que l'artiste tire sa révérence, et que les rideaux se referment.
1h50 de concert, c'est trés juste pour cette catégorie de grand chanteur, en comparaison de ce que j'ai pu voir chez Aznavour, Vartan, Mathieu... Surtout avec un intermède "reposant" de plus de 30 minutes pour lui...
Mais ca reste tout de même un bon moment, rien que pour sa voix et son charisme sans fioritures.