Après plus de 10 ans d’absence, My bloody valentine officialisait son retour sur la scène d’un Zenith réduit de moitié faute d’affluence .
Pas de nouveau disques, début de tournée, il y avait beaucoup d’interrogations autour de la prestation de la figure tutellaire du mouvement noisy shoegazing.
Le résultat est assez mitigé .
D'un coté l'allure du groupe en dépit de son manque absolu de charisme est inchangé . Les morceaux sont joués avec beaucoup d'énergie et de professionnalisme et de fidélité par rapport aux albums . On regrettera cependant que le son des voix déjà quasiment inaudible sur disque le soit totalement sur scènes.
En revanche le style noisy heavy pop s'avère vite indigeste . Le camouflage de la mélodie rend la musique du groupe difficile d'accès .
Et comme si cela ne suffisait pas My Bloody Valentine croit bon de de voir nous infliger sa musique avec un volume sonore démesuré , montant crescendo durant le concert, au point d'en devenir insupportable (même avec des boule quies) sur la fin ( De nombreux spectateurs quittaient la salle en raison du bruit).
Même si on savait que le volume sonore fait partie de leur marque de fabrique (concert de l'Olympia de 1991), on se dit qu'il faut etre masochiste pour vraiment apprecier ce concert . Les morceaux sont des armes envoyant des déflagrations soniques sur le spectateur qui les encaissent autant qu'il peut .
Au final, le concert a montré un groupe sans charisme, avec un son mal reglé jouant un style musical assez hermétique et peu varié dans une salle à moitié remplie .
Si on est un inconditionnel de la noisy pop, ça le fait , pour les autres , il vaut mieux passer son chemin.