Salle incontournable de l'underground marseillais, on y entend aussi bien la crème du punk phocéen que des fascinants guitaristes de flamenco, de la chanson réaliste ou des soirées électro pointues. Indispensable et d'une intégrité sans faille. Mystic Punk Pinguin, Liveinmarseille.com
La Machine à Coudre - Marseille : les prochains concerts
Karma Cramé 17 Avril 2008- Machine à Coudre - Marseille Franchement, c'est cette soirée qui était bien. Maison rouge en première partie : un groupe participatif, des arrangements chiadés sur des textes très bien écrit. Le public était au rendez-vous (21h c'est 21h!).
Karma Cramé c'est pareil .../...
Franchement, c'est cette soirée qui était bien. Maison rouge en première partie : un groupe participatif, des arrangements chiadés sur des textes très bien écrit. Le public était au rendez-vous (21h c'est 21h!).
Karma Cramé c'est pareil dans un style plus....direct ! VRPesque en début de concert, puis de plus en plus électrique. Ils ont fini la soirée très "machine à coudre" : punk !
>> Réponse (le 25/04/2008 par Berju) C'était très bien : ambiance survitaminée, humour, présence, morceaux bien variés. Franchement, pour juste deux gars sur .../...La suite
Fanfare Vagabontu 12 avril 2008- La Machine à coudre Marseille Les Vagabontu, Fanfare Moldave; Vous les avez peut-être déjà croisé sur le Cours Julien, ou n'importe où ailleurs dans Marseille, au complet ou en détail...
Certains les ont vu à Babel Med... Pour ma part je n'aurai jamais eu l'idée de payer pour .../...
Les Vagabontu, Fanfare Moldave; Vous les avez peut-être déjà croisé sur le Cours Julien, ou n'importe où ailleurs dans Marseille, au complet ou en détail...
Certains les ont vu à Babel Med... Pour ma part je n'aurai jamais eu l'idée de payer pour les voir!!! C'est vrai quoi, ils jouent "au bon coeur" des gens un peu partout, alors...!
Mais ne serait-ce que pour les voir au grand complet, et pour voir autre chose qu'un concert punk à la machine à Coudre (attention je ne veux pas dire par là qu'il n'y a que des concerts punk dans ce haut lieu du rock, non, pour y avoir entendu de l'électro expérimentale et des groupes de musique occitane ou tzigane, sans compter Antonio Negro, je sais qu'il ont une programmation variée!) , je n'ai pas pu résister à l'appel de la Fanfare!
Et manifestement je n'étais pas la seule!! Ils ont fait MaC pleine les 2 soirs où ils sont passés!
Et attention, ça déménageait!
7 cuivres sur scènes, un tuba énorme, des trompettes en folie, un batteur, ne manquait que des poules et Emir Kusturica à ce concert! Pom Pom Pom Pom Pom popopopopoPom!Whouf! Pas besoin d'ingé son ce soir! que du souffle et la sueur des danseurs!!Parce que pour le coup, ils ont mis le feu à la Machine nos moldavo-punk! D'une moyenne d'age de 55 ans, avec des poumons en titane, ils nous ont embarqué dans leurs contrées éloignées pour 2h30 de concert au moins.
Parmi les morceaux, leur propre version de Hava nagila, et de Bella ciao. Et bien d'autres, 2h30 de concert j'vous dit!
Bref je ressort épuisée mais heureuse de cette soirée, non sans avoir jeté un oeil aux photos exposées pour l'occasion à la Machine.
Et pour ceux qui ne savent pas où se trouve la Moldavie, dites-vous que ce n'est pas le plus important pour sauter partout et lever les genoux en tapant des mains!
Scott Taylor 9 avril 2008- Machine à Coudre - Marseille Un concert de Scott Taylor à la Machine à Coudre, ça ne se manque pas. Depuis qu'il s'est installé dans le Nord, ses passages y sont moins fréquent qu'à l'époque où il vivait à Marseille.
Scott c'est un petit homme rondouillard, un bricoleur de .../...
Un concert de Scott Taylor à la Machine à Coudre, ça ne se manque pas. Depuis qu'il s'est installé dans le Nord, ses passages y sont moins fréquent qu'à l'époque où il vivait à Marseille.
Scott c'est un petit homme rondouillard, un bricoleur de l'accordéon (entre autres) qui est capable de te faire voyager sans que tu quittes ton tabouret. Et l'avantage d'un concert de Scott Taylor, c'est que c'est toujours différent.
Cette fois il commence par quelques notes de flûte, avant de partir dans un de ces longs instrumentaux à l'accordéon dont il a le secret. Lente montée hypnotique et pianotements assez bloquant. Il te sort une richesse assez hallucinante de cet instruments fascinant et trop souvent caricaturé(une taquine du public lui réclamera plusieurs fois "viens Poupoule" et le Scott se fera un plaisir de massacrer la Java bleue).
Après ce long morceaux assez bloquant, il va nous entraîner sur un morceaux plus ludique, avec son air de lutin hilare. Puis repartir dans d'autres sens et ceci durant tout le concert. Il chantera même avec cette voix entre Stan Laurel et les Pogues.
Au final, une soirée avec Scott Taylor, c'est comme avec un vieux pote qu'on a pas vu depuis longtemps, on est en famille mais il a toujours quelque chose de nouveau à nous apprendre. Rajoutez à ça son sens de l'humour jamais démenti, pour obtenir une belle soirée. Reviens quand tu veux !
Pas besoin d'avoir raté Médecine pour comprendre la portée thérapeutique du programme suggéré par la bien jolie affiche de cette soirée, puisqu'on y précisait la posologie à suivre en cas de déprime acoustique, et en particulier de manque de bruit amplifié entraînant une léthargie passagère. A savoir : procéder d'abord par voire orale avec une a deux boîtes de Dolipranes, recourir ensuite à la pose éventuelle de vêtements de contention de marque Royal Panties Addiction et, le cas échéant, finir par l'insertion en voie anale - et la pointe en bas comme il se doit - d'un escadron de Suppositorz...
Pour ne rien vous cacher, suite à un problème de timing, j'ai hélas raté 96,3 % de cette soirée et donc, de cette prophylaxie. A croire que je suis décidément maudit avec les Suppositorz de Moulins city, une bande de petits salopards de poseurs tatoués et gominés à lunettes noires, obsédés par le jean, obsédant par ailleurs notre clermontois Pierre Andrieu qui est lui-même un obsédé du jean - la boucle est bouclée. Ne portant moi-même que ce genre de pantalons (et même si MOI, je les enlève pour dormir), je me suis d'ailleurs permis de chroniquer il y a déjà un moment l'un des 3 courts mais ô combien jouissifs albums déjà commis par cette bande pétaradante.
Concernant les deux premiers groupes, grâce à des souvenirs récents je peux néanmoins affirmer que les Dolipranes sont trois grands types à peine sortis de l'adolescence (puisqu'ils sont encore jeunes et minces) jouant (plutôt bien) du punk-rock à fond la caisse, dont l'un est devenu blond dernièrement si j'ai bien vu, et que les Royal Panties Addiction, également de la mauvaise graine fan de garage japonais (probablement déjà en échec universitaire, eux), délivrent (bien aussi) un disco-punk esplosif genre Arctic Monkeys et tout à fait réjouissant - la combinaison des deux groupes ne pouvait donc que mettre en joie n'importe quel auditeur immuno-déprimé... Autant dire qu'avec de telles connaissances n'importe quel journaleux de Rock'n'Folk vous aurait déjà torché, ni-vu-ni-connu, un compte-rendu comme s'il était arrivé au début du concert.
Mais à LiveinMarseille nous sommes comme chacun sait des gens honnêtes et consciencieux : après avoir avoué que j'ai tout raté samedi soir, je suis donc prêt à blablater s'il le faut, et ce même sur les 7 minutes de concert que j'ai vues en tout des Suppositorz - ayant déjà établi une sorte de performance en employant (je crois) pour la première fois dans l'histoire de ce site le mot "prophylaxie" dans une chronique, je peux aussi tenter de battre mon propre record de chronique la plus bavarde ! Bref nous avons finalement atteint la salle, pas complètement pleine mais apparemment assez en joie et, d'après l'odeur, ayant déjà bien remué sa couenne !
Pendant que le groupe finissait une chanson pied au plancher, on y remarqué immédiatement outre le total look attendu, quelques petits détails plaisants, comme cet orgue Farfisa vintage, le même que celui sur lequel aime à grimper James 'Preacher' Cavalier des Lords of Altamont - ce qui confirme s'il en était besoin qu'on est sur le même créneau de garagistes en cuir et goguette, fans également de micros vintage avec un max de reverb, et de guitares au son le moins trafiqué et le plus sale possible, ainsi que de boucles de ceintures tapageuses, colliers "Rahan" et autres tatouages... Ceux-ci ont d'ailleurs déjà ouvert pour ceux-là, si j'en crois ce que je lis par ailleurs sur ce site. Comme par hasard !
Puis au moment où l'on a noté que l'un d'eux avait toujours sa chemise cintrée (tatouages pas finis peut-être ?), le guitariste/chanteur qui se battait depuis un moment pour trouver comment ré-émettre un son amplifié de sa guitare aphone, a fini par résoudre le problème. Tout content, il a donc mis le son à fond la caisse - c'est de bonne guerre, à un point où il a presque réussi à masquer le son de la totalité des autres membres du groupe. Bon, c'est vrai que c'état assez drôle et un peu horrifiant tout à la fois, en tout cas ça ne valait plus le coup de le signaler à l'Ingé-son puisqu'ils avaient annoncé que ce serait leur dernière chanson...
Heureusement et pour ne pas rester sur cette impression d'écouter Metal Music Machine (part 3) de Lou Reed, le groupe a interprété en rappel une pétaradante et fort plaisante version de la fameuse Surfing Bird des Thrashmen (M'baba mmh mama M'baba mmh mamama), un classique de garage s'il en est, dont j'ai d'ailleurs une vidéo pas trop mal qui est en ligne ici. Tout ça pour dire que 7 minutes des Suppositorz sont plus intéressantes à entendre qu'un album entier des Naast - même ligoté et avec une pomme dans la bouche, et que leurs pires larsens restent encore moins pénibles que le refrain de Houna des BB Brunes - même écorché vif et pendu par les pieds à un crochet.
Enfin un petit échange avec le chanteur, ainsi qu'avec leur roadie amateur qui tenait la boutique, ont d'ailleurs fini de me convaincre que ces gens-là étaient fort recommandables et sympathiques, en plus d'être de vrais cadors sur scène. Espérons lever un jour la malédiction et voir enfin les Suppositorz dans une performance entière... Merci en tout cas à Relax-n-Co sans qui on se demande bien comment on occuperait nos fins de samedis soirs ces temps-ci (on est pas encore tout à fait remis du tsunami azuréen des Dead Clodettes d'ailleurs).
Cerise sur le gâteau, on nous a en outre promis un vinyle des Suppoz', un vrai avec les traditionnelles spirales et femme hurlantes dessus, et les aboiements d'Elvis barjo dedans, pour un de ces jours ! Alors bon vent pour la suite de sa tournée à la tornade de denim coupé serré, Ray-ban et autres pots de gomina, qui a traversé la Machine ce samedi...
Dans un but d’objectivité et de professionnalisme je vais faire ce report depuis la caisse de la Machine à Coudre. Concert de soutien à cette salle essentielle donc et contrairement à l’an dernier, pas énormément de monde. Plusieurs explications possibles : le concert de la veille, l’annulation des Hatepinks ou encore le concert de Tokio Hotel hier qui a du épuiser une jeune scène punk marseillaise « étrangement » absente. On notera aussi l’absence totale de représentant d’une certaine scène qui se dit attaché à la Machine à Coudre. Soutien.
Donc c’est parti, culture musicale inépuisable oblige, voici mon avis depuis l’entrée de la salle :
Menpenti sont des rigolos. Musicalement c’est un croisement entre les Musclés et Massilia Sound System. Ce n’est pas du punk ils n’ont pas de perfecto. En plus j’ai appris de source sure qu’ils venaient de Perrier mais ont du renoncer à ce nom de peur d’un procès de la célèbre marque à bulle. S’ils jouent souvent à la Machine à Coudre c’est que ça ne leur fait pas loin depuis le lycée Thiers. En plus ils disent des gros mots et ont un accent, la honte ! Mais comme il parait que je suis leur chanteur, je dois dire du bien, dés fois que ce soit vrai et que je ne m’en sois pas aperçu !
Citizen Go !! sont des méchants. Le chanteur a un bonnet et une grosse voix (non ce n’est pas non plus moi, enfin je ne crois pas). Il crient fort. Si j’ai bien tout compris à leur étiquette « Street Punk » ils font du punk r’n’b de rue. Pour de vrai, ils reprennent I wanna be your dog d’Emilie Simon. Des vrais loubards. Mais pas des punks, ils n’ont pas de perfecto.
Elektrolux sont des communistes. Ils ont exigés d’avoir des bébés à manger dans les loges (à moins que ce ne soit des bières, peu importe). Ils sont dangereux et je tiens par le présent report à les dénoncer à mon cher Président, ce sont des vils contestataires. En plus, non seulement ils ne font pas du punk mais ils ne prétendent même pas en faire. Et ils ne portent pas de slim. Musicalement ça ressemble à Johnny Hallyday.
Lazybones sont des skinheads. Enfin au moins un, le batteur, les autres sont des blousons noirs. Ils font du punk rock à la Blink 182, Green Day ou Good Charlotte (y a qu’à voir le chanteur). Mais ce n’est pas du vrai punk, ils n’ont pas de perfecto. Heureusement ils chantent un peu en français, comme les Naast ou BB Brunes, je ne comprends pas que ça ne plaise pas aux jeunes punks. Ils devraient investir dans des perfecto.
The Hatepinks (ne) sont pas là. « Ils (n’y en a aucun des) 4 et ne joueront pas ce soir pour des raisons obscures ou plutôt, qui les regardent - quoi qu'il en soit ils auraient eu une occasion unique de jouer unplugged, dommage » comme à plus (entre guillemets) ou moins (entre parenthèse) dit Philippe la veille. Mais rassurez vous, moi j’ai une théorie. Rappelez-vous, 19 octobre 2007, les Hatepinks jouent à Lollipop et dans le même temps Tokio Hotel annule son concert au Dôme. 14 mars 2008, Tokio Hotel assure le show à Saint-Just pendant que les Hatepinks annulent leur concert à la Machine. Quand on sait qu’ils ont des morceaux en allemand et qu’ils y tournent beaucoup… Je vous laisse tirés des conclusions. Ils ont des perfecto mais ne sont pas là.
Et voilà ! Malgré cette petite centaine de personnes, un grand merci à nos potes de Chavana et aux groupes qui ont acceptés de jouer. Merci aussi à tout les gens qui se sont déplacés pour la bonne cause, y compris ceux qui ne collaient pourtant pas forcement à l’affiche, l’important n’était pas là ce soir…
Plus de photos par Pirlouiiiit (arrivé bien en retard à cause du concert d'Arno) en cliquant ici
Chronique initialement postée sur http://massilia.burning.free.fr/
>> Réponse (le 09/04/2008 par Le Pinguin masqué) Chronique évidement 2nd degré. J'dis ça parce que bon y a pas que des initié de la scène punk Marseillaise dans le coin .../...La suite
Soirée bien sympathique, paraît-il pour fêter la sortie d'un nouvel opus dans la déjà très vantée collection des éditions Corde Raide. Enfin bon c'est aussi et surtout un prétexte pour une bonne trentaine de musiciens, de venir rigoler sur scène et en backstage en reprenant chacun son tour trois titres punk, avec plus ou moins de travail de préparation/adaptation avant.
On monte dans la fosse à la seconde où terminent les Nitwits (dont on a toujours pensé, et écrit le plus grand bien), on passera donc directement aux Dolipranes, un trio de grands gars minces avec des grands nez, qui jouent très bien de leurs instruments, chantent un tout petit peu moins bien, en tout cas un punk-rock de très bonne facture. Cela dit ils reprennent surtout des titres de stars locales (les Dirty Solex, ça vous parle ? moi non).
En tout cas c'est sympa, un petit côté Hatepinks en plus sérieux ... Parlons-en brièvement des Hatepinks tiens, ça sera fait : ils sont là tous les 4 et ne joueront pas ce soir pour des raisons obscures ou plutôt, qui les regardent - quoi qu'il en soit ils auraient eu une occasion unique de jouer unplugged, dommage.
Ensuite, l'entrée en scène de Lo vire un peu au gag (Xavier le bassiste n'avait pas compris que c'était à eux ensuite - tout comme moi d'ailleurs). Isabelle finit même par lui téléphoner sur scène dans l'espoir de le trouver. Les Lo ont pris l'exercice au sérieux et ont un peu bossé : ils exécutent un Police on My Back avec leur propre son garage-pop-lo-esque, très convaincant, tout comme Teenage Kicks. Pas reconnu la troisième ni même, oh honte alors que je connais que ça, Holidays in the Sun - en fait j'ai bien reconnu le riff et donc le groupe.... et puis mon cerveau a buggé. Enfin bref, Lo c'était très très bien !
Tout comme Chaminas, entendue surtout du bar, que je ne croyais pas être particulièrement punk (j'imaginais à tort une sorte de Pena féminin, si vous voyez) et qui a pourtant un style à la Art Brut : ses reprises chantées/parlées d'Anarchy in the Uk ou d'I Wanna Be your Dog (en français dans le texte) assez bien posées et sans distorsions excessives, et une attitude impeccable de son groupe derrière, ont éveillé mon intérêt - à revoir sans fautes pour un concert entier !
Les Lazybones arrivent ensuite pour prouver qu'ils sont toujours les poseurs de service (on dirait presque des ... aixois) et vont jouer ma meilleure sensation de la soirée : Ring of Fire de Johnny Cash (pourtant la chanson la moins punk qui soit - elle est même horriblement cul-bénite, mais comme tout ce qu'a fait l'Homme en Noir, je l'adore). Bref en version punk (peut-être déjà une reprise de quelqu'un d'autre en fait ?), ça déchire ! Plus convenue est la Bamba, boaf... Je ne compte pas Blue Suede Shoes qu'ils ont joués à chaque fois que je les ai vus (feignasses !). Et le titre qui semble les éclater particulièrement : T'as le look coco du tragique Laroche Valmont - si c'est pour se moquer de la chanson française il faudrait penser à inviter un jour Opium du Peuple, qui fait ça très bien aussi ! Enfin bref, ils ont assuré le steak sans forcer leut talent.
Arrive alors Le Nain, formation éphémère et hétéroclite (Paul + Nasser + Axelle + ...Le Nain ?) mais sympa, dont je n'ai vu à peu près qu'une chanson (pour cause de prise d'assaut de la tireuse de bère), Money des Beatles me semble-t-il, très bien jouée ! Au moins, l'occasion d'entendre enfin mon co-disquaire préféré exécuter un ou deux solos crapuleux : Paul(ipop Music Store), également guitariste des Holycurse qu'on a réussi on-ne-sait-comment à rater la semaine dernière avant les vamps trash des Dead Clodettes.
On quittera alors momentanément la salle pour faire prendre l'air à une demoiselle en train d'étouffer un peu... C'est donc de la rue Roque que je chroniquerai rapidement le concert des Backseat Girls : d'ici on croirait du No FX, pas reconnu les titres dans le brouhaha, et voilà ! Faisez-en des chroniques vous aussi !
Après s'être assuré que la demoiselle puisse rentrer seule, retour dans l'antre pour découvrir un plaisir simple : les Puceaux, duo pétaradant de deux jeunes cons hurleurs, guitariste démoniaque et batteur épileptique, qui reprennent en plus de vieux standards, notamment des Gasolheads. Recroisés le lendemain stoïques dans leurs perfectos, impassibles sous les attaques d'un merdeux avec un pistolet à eau. A défaut de technique, ils ont cette énergie désespérée et très entraînante qu'on ne trouve que dans les duos - Black Keys, White Stripes and co ! Après coup, le chanteur des Gasolheads - qui n'a évidemment rien écouté - en sera tout dépité et flatté à la fois, d'être ainsi déjà repris par la génération montante.
Pour finir, un pur moment de rock'n'roll : les Elektrolux, habituellement excellents, encadrant à grand-peine le chanteur de Crumb qui semble lui extrêmement... fatigué dirons-nous : râlant, jouant faux ou à contre-temps, chantant une phrase sur deux et généralement à côté du micro, vacillant sur ses grandes cannes - Eric et Cédric rattrapent le coup, et le type et sa guitare brinquebalante comme ils peuvent, quand c'est eux qui chantent... mais ça ne sauve pas l'ensemble - on aurait presque dit Pete Doherty & ses Babyshambles !. Le chanteur habituel nous remerciera pour notre indulgence et, en effet, ça méritait presque quelques jets de canettes bien senties tellement (pour une fois) ils ont été mauvais...
Au final une soirée bien agréable, même si le rythme de changement a un côté destabilisant et entraîne des flux et reflux incessants vers le bar, un peu épuisants... Entre les groupes qui avaient réellement potassé leurs classiques et les autres, la prestation globale était quand même de bonne qualité, alors merci à tous... Il n'y a plus qu'à lire ce deuxième livre avec plaisir, et peut-être, tiens, le chroniquer aussi ?
Le lendemain soir, une bonne partie des mêmes groupes rejoue mais moi, je ne les rechroniquerai pas de suite, faut pas pousser mémé quand même !
Vidéos : une petite et sombre de Lo, une trop courte de Lazybones & une sympa des Puceaux, par ici !
Photos : un jour peut-être mais elles seront surement moches, à moins qu'Emmy Etié, qui expose en ce moment de bien belles photos là-bas, vienne à ma rescousse... Réagir à cette critique
>> Réponse (le 15/03/2008 par Mystic Punk Pinguin) Une fort sympathique soirée dans une Machine bien fournie. Parmi les moments d'anthologie, une reprise hallucinée de .../...La suite