Accueil Marseille - Aix Newletter Live In Marseille 23 Décembre 2019 : BBA 2019
Samedi 18 janvier 2020 : 11450 concerts, 25884 chroniques de concert, 5283 critiques d'album.

Newletter Live In Marseille 23 Décembre 2019

BBA 2019

Joyeux Noël
Santier Scout, Mafat' 2010


Cela faisait longtemps que je n'avais pas décidé de faire une vraie coupure par rapport à mon vrai boulot. Étrange ce mélange de soulagement et de culpabilité qui accompagne cette soudaine oisiveté (quand même occupée par la préparation de travaux à venir et la venue des cousins des enfants). Bref tout ça pour vous dire que pour moi c'est les vacances et qu'il n'y aura pas de newsletter la semaine prochaine.

Pour beaucoup de salles c'est un peu un moment de pause dans l'organisation des concerts ... pour beaucoup mais pas pour toutes : Salle Gueule, Intermédiaire, Makeda, JAM, Opéra, Traquenard, Embuscade, Sing or Die, Asile 404, Espace Julien, Molotov, ... se relaient pour occuper vos soirées en musique

Pour compenser cette légère baisse de régime côté concerts cette semaine nous vous proposons non pas 1, ni 2 mais 3 chroniques de films par nos deux chroniqueurs habituels.

Bon, je ne vais pas vous tenir la jambe plus longtemps, j'ai encore la chronique du concert d'hier à faire et après je file au J4 (cirque) et sur le chemin du retour je m'arrêterai surement à l'opéra pour la dernière du Noël Gospel

Bon bout d'an à toutes et à tous, on se retrouve en janvier !

Pirlouiiiit

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Cette semaine à Marseille


the Sansev' Blues Band by Pirlouiiiit 22122019
the Sansev' Blues Band au JAM pas plus tard qu'hier au JAM

 
Ces 2 semaines sont traditionnellement les moins fournis en concerts mais il y a quand même qulques petites choses ... parmi lesquels ça peut être l'occasion d'aller découvrir des trucs
 
* lundi 23/12 - vu le feu que c'était hier soir j'aurais envie de vous dire que ce soir c'est le Sansev' Blues Band au JAM qu'il ne faut pas rater, mais c'est bien sur archi-complet depuis longtemps, du coup pourquoi pas l'Opera avec le Noël Gospel à 20h ?
 
* mardi 24/12 - Dj Von Pripyat sera au Traquenard dès 19h30 pour ceux qui cherchent " la bonne excuse pour habilement esquiver Noël en famille "

* jeudi 26/12 - pas de trêve à la Salle Gueule avec Lunch + Màooam + Hyperactive dès 20h
 
* vendredi 27/12 - 2 options karaoke avec celui de l'Intermédiaire ou celui du Sing of Die Karaoke jsutement
 
* samedi 28/11 - le Collectif de contre-déterminisme magique sera à l'Asile 404 pendant que le SoulTrain s'arrêtera au Makeda
 
* lundi 30/12 - Le jour d'avant X Chut mon secret ! à l'Embuscade ?
 
* mardi 31/12 - j'avoue que le réveillon en Fanfares à l'Intermédiaire avant d'aller à celui du Makeda ou du Sing of Die Karaoke est tentant
 
* vendredi 03/01 - l'année est véritablement relancée avec le premier Japan Group Sounds Gourmet (le 120ème quand mème) au Lollipop Music Store
 
* samedi 04/01 - le duo Henri Florens et Christophe Leloil qui nous avait régalé au Roll'Studio revient au JAM
 
* dimanche 05/01 - Bal Kreyol au Rouge Belle de Mai
 
je vous rappelle que ceci est une sélection très subjective (par définition) et que l'agenda sur le site est mis à jour tous les jours ... aussi je vous invite à aller voir les détails sur http://www.liveinmarseille.com
 
 

Le film de la semaine

Saga

1) Brooklyn Affairs de Edward Norton vu par Philippe B

"Motherless Brooklyn" en VO, titre bien plus signifiant par rapport à l'histoire d'ailleurs - je ne comprendrai jamais cette manie des distributeurs français d'inventer des titres anglais bidon ?! Même l'affiche a été inexplicablement éclaircie et colorée par rapport à celle de la V.O.... Pour les cons de français qui ont besoin de reconnaître des têtes sur l'affiche, c'est ça ?! Bref.

C'est à mon avis un grand film noir à l'ancienne, avec détective en goguette façon Bogart dans un (splendide) New York des années '50, qui se fait estourbir à la chaussette à clous toutes les 10 minutes par des mafieux à gueules d'armoire et/ou de Siciliens fraîchement exilés... Film de, et avec Edward Norton (qui mériterait peut-être bien une statuette pour son interprétation de détective frappé d'un syndrôme de Tourette). Longtemps que je ne l'avais pas vu aussi bon en tout cas ! "If ! If ! Big tits !"...

Affaires assez compliquées néanmoins, puisque tout le monde ment à tout le monde (un film noir à l'ancienne, je vous dis) : allez-y à 2 minimum, et sans avoir trop mangé, défense de fermer un oeil au fil des 2h25 sous peine de rater quelque chose d'important. Et vous aurez plaisir à débriefer avec quelqu'un, je vous le garantis ! ;-) Baldwin, Dafoe ou Willis sont excellents, tout comme l'actrice Gugu Mbatha-Raw que je voyais pour la première fois. Une belle galerie de rôles secondaires également, un vrai beau travail d'artisan amoureux et riche d'influences parfaitement digérées...

2) Star Wars Episode IX de JJ Abrams vu par Fred B

Star Wars Episode IX, l'ascension de skywalker de JJ Abrams. Voilà, sept ans après l'achat surprise de Lucasfilm par Disney et le réveil de cet univers mythique, nous voilà au bout du chemin. Et on pourra pas dire que celui ci aura été de tout repos, entre les accueils mitigés des nouveaux opus et les nombreux problèmes de production (on parle quand même de trois changements de réalisateurs sur cinq films). Une fin de phase assez tristoune tant ce dernier épisode sort dans l'indifférence générale (surtout comparé au ras de marée Avengers : Endgame, mange ta "super heros fatigue"). Et au delà des aspects purement business il reste un objet cinématographique. Et cette objet a pas mal de qualités. Démarrant sur les chapeaux de roues, il rentre directement dans le vif du sujet, sans nous balancer un faux suspens ébouillanté depuis la bande annonce, il s'y passe beaucoup de choses, nous fait découvrir de nouveaux univers inédits, de nouvelles situations et plonge de manière réjouissante dans les méandre des mythologies Jedi et Sith comme aucun film de la saga avant lui.
Néanmoins, tout n'est pas parfait, le cahier des charges est assez monumental pour la durée (deux heures et quart) et la tâche de clôturer les arcs narratifs de personnages sympathiques mais à la caractérisation approximative se fait dans la douleur. C'est d'autant plus compliqué que le film s'il se jette à corps perdu dans le lore Star Wars se paye le luxe de trahir les choix couillus de l'épisode VIII, d'introduire de nouveaux concepts qui ne seront jamais creusés (n'espérez pas en savoir plus sur les chevaliers de Ren, vous serez déçus) et des set-up pas toujours payants. De plus, j'y ai retrouvé un élément qui m'avait fortement gonflé dans la Reine des Neiges 2 : des esquisses de choix narratifs radicaux qui se dégonflent et n'aboutissent à rien. c'est roublard et malhonnête.
Il reste au final un film assez divertissant, pas désagréable, avec des moments surprenament horrifiques et quelques images majestueuses. Et une trilogie qui se tient quand même mieux que l'horrible prélogie de Lucas, même si elle n'en a presque jamais eu l'imagination débridée.

3) Sorry we missed you de Ken Loach vu par Fred B

Sorry we missed you de Ken Loach : Lorsque Steven Spielberg commença à travailler sur ce qui allait devenir la Liste de Schindler (que devait initialement réaliser Martin Scorsese avant que ces deux mythes vivants ne swappent de projet, Spielberg étant initialement positionné sur le remake des Nerfs à Vif) une bonne partie de l'intelligentsia cinéphile (principalement française) fit front commun contre ce qu'elle estimait être un blasphème absolu. Tout d'abord sur la forme : comment un tâcheron comme Spielberg, tout juste bon à enterrer le nouvel Hollywood avec ses amusants divertissements populaires pouvait il avoir l'audace de s'attaquer à un sujet aussi grave que l'extermination des juifs pendant la deuxième guerre mondiale? Mais le blasphème était double, ce qui lui était aussi reproché était d'introduire de la fiction, de la mise en scène, et une notion de spectacle et donc quelque part de manipuler les émotions de son public sur un domaine ou la pierre angulaire cinéphilique était le Shoah de Claude Lanzmann, film aux choix extrêmements radicaux tant par sa durée (plus de dix heures) que sur son refus absolue de toute reconstitution. L'idée étant que toute mise en scène aurait été un affront fait aux victimes et que la puissance des témoignages était suffisante pour dépeindre le réel.
Le succès populaire et la reconnaissance académique de la Liste de Schindler permirent de rendre justice à la démarche de Spielberg : la fiction n'est pas forcément une trahison du réel.
Ken Loach s'est fait le spécialiste d'un cinéma social. Mais dans la catégories des films socialement engagés, Sorry we missed you fait partie d'une sous catégorie assez précise : la film dossier. A la frontière entre la fiction et le documentaire, ce film nous dépeint un fait social et nous donne son point de vue militant sur le monde. Dans ce cas précis, il nous parle de l'Uberisation de la société par le biais de la situations de ces livreurs que nous avons plus ou moins tous sollicité dans cette période de fête.
Ricky, père de famille de Newcastle décide, après avoir enchaîné pendant des années des boulots pourris de se lancer comme livreur au statut indépendant, vendu comme nouvel eldorado de liberté et de profits. Bien évidemment, malgré son enthousiasme la réalité le rattrapera violemment.
Cinématographiquement parlant, rien de bien nouveau sous le soleil, Loach sait filmer la misère de son pays, ce n'est pas une nouveauté. Les personnages sont moins attachants que dans Moi Daniel Blake et c'est probablement la plus grande limite de ce film. Néanmoins, avec ce film Loach atteint son but. Plus que n'importe quel documentaire, le plus didactique soit il, en introduisant une grosse part de fiction, en nous permettant de nous identifier à des personnages de cinéma il ne parle pas qu'à notre raison mais aussi à nos sentiments. Nous n'avons pas forcément besoin de connaître tous les tenants et aboutissants du métier de livreur pour comprendre leur situation. Ce film nous permet durant deux heure de nous projeter dans leur univers, d'être à leur place.
Ce que que réussit Ken Loach avec ce film c'est ce qu'avaient réussi Guillaume Senez avec Nos Batailles, François Ruffin avec Merci Patron, mais on peut aussi parler de ce bon génie de Bong Joon Ho avec la scène finale de Parasite et ce gros plan face caméra sur le visage du père de famille, travailleur humilié.
Nous éduquer en s'adressant à nos tripes plutôt qu'à notre cerveau, elle est aussi là la magie du cinéma.

Les disques d'aqui

Saga


Drive de Usken écouté par Pirlouiiiit

Après 15 années de bons et loyaux services au nom d'une garage pop n' roll sans concessions, un premier album Black Kites salué par la critique comme on dit (Inrocks, Rock'n Folk, Rocksound etc ...) et un deuxième passe Fireworks tout aussi bien mais passé un peu inaperçu faire d'avoir eu le temps de le promouvoir, les 5 LO ont mis la clé sous la porte en 2014 sans même tirer officiellement leur révérence. Ce qui ne voulait pas dire qu'ils avaient tous arrêté de faire de la musique. Quelques mois plus tard Yann (guitare)s et Isa (chant) donnaient naissance à un nouveau projet du nom de Usken, dont voici le premier sublime album vient de sortir. Rien à voir au premier abord avec ce qu'ils faisaient au sein de LO, l'ambiance est un poil plus éthérée et le style résolument trip hop sur pas mal de titres. Si parmi les ombres qui planent sur ce disque on sentira surtout celles de Nick Cave et de Bjork (ce qui en soit est déjà un grand écart intéressant) ce disque devrait ravir aussi les fans de PJ Harvey, Portishead, B52's et autres Cocoroserie. Atmosphères parfois glaciales (comme sur la pochette) pour une musique pleine de machines tout sauf froide. Les guitares sont en effet bien là et sur certains morceaux particulièrement pêchus on retrouve cette énergie et ces riffs familiers. On ne citera pas de morceaux en particulier tant le disque forme un tout cohérent, mais on dira quand même un petit mot de the hook sur lequel ils ont convié Cedric (Elektrolux, No Jazz Quartet ...) pour un duo digne de celui entre Nick et PJ sur Henry Lee, et ce Gods of Speed jouissif placé en pied de nez en fin de disque comme pour rappeler qu'ils ne renient pas leur passé et qu'il ne faut pas se prendre au sérieux .. rock n roll

2019 (Usken - Bandcamp - Archi Records)

Le resto de la semaine

Iodé by Pirlouiiiit 19122019

Iodé (bd Baille) goûté par Pirlouiiiit

Cela faisait longtemps que je n'avais pas parlé de restau. La semaine dernière nous sommes allé essayé la creperie du nom de Iodé qui se situe au milieu du Bd Baille. J'ai toujours été surpris qu'il y ait si peu de crèperies à Marseille. Formule du midi a href="https://www.flickr.com/photos/pirlouiiiit/49252631292/in/album-72157600314746838/" target="_blank">menu complète à 14 euros pour un verre de cidre, une complète ognions confits(galette de blé noir) et crêpe au chocolat. Si la galette de blé noir été tout à fait correcte avec ses oignons bien concfits, en revanche la crêpe au chocolat n'était pas extraordinaire. J'avais bien demandé si il s'agissait de chocolat fondu et ai quand même que ça faisait un peu coulis. La caramel au beurre salé avait l'air meilleur. Sinon globalement le cadre était sympathique comme tout. A la caisse ils proposent des produits locaux de là bas dont du Breizh Cola (3 euros la petite bouteille) ...


Toutes les photos (du contenu des assiettes) des restaux auxquels nous sommes allés par ici

Clip de la semaine

Après Rachid Taha et La Rue du Rock 2018, Sleaford Mods, Thomas Fersen plutôt que David Lafore, Vanwho plutôt que SovoX, Hervé André, Karim Tobbi, Les Frères Morvan, La Pluie , Richard Gotainer, Sloy, Black Bones, Usken, Popochanel

Au grès des postes des uns et des autres je suis retombé sur ce clip du Kool Thing des immenses Sonic Youth ... que je ne connaissais pas (le clip) et dans lequel Kim Gordon y est particulièrement troublante ... Un morceau à voir/écouter et revoir/reécouter sans fin !

qui s'il n'apparait pas ci dessus (ce qui est bien dommage) est visible en cliquant ici