Accueil Marseille - Aix Newletter Live In Marseille 4 Décembre 2017 : EJP
Samedi 16 décembre 2017 : 10872 concerts, 24778 chroniques de concert, 5189 critiques d'album.

Newletter Live In Marseille 4 Décembre 2017

EJP

Le problème avec tous ces super concerts le dimanche soir c'est qu'après je n'ai pas le temps de m'appliquer pour la newsletter. Ni même de finir les chroniques de disques ou de concerts commencées ... Rassurez vous en tout cas, si cet edito est microscopique (et pas très intéressant), la chronique de film (ci dessous) elle est beaucoup plus copieuses (et intéressante). Oui vous l'aurez compris elle est signée Philippe. La section est d'ailleurs ouverte à d'autres chroniqueurs si envie.
En tout cas aucune baisse de régime au niveau des concerts en cette fin d'année, comme vous le verrez sur l'agenda ou dans les chroniques récentes ci dessous...


Bonne semaine à toutes et à tous

Pirlouiiiit

N'hésitez pas à réagir à cette newsletter en écrivant directement à mrmiolito@yahoo.fr qui nous fera suivre

Cette semaine à Marseille

toute la programmation de la semaine (et d'après) c'est par là
http://www.concertandco.com/ville/marseille-aix/billet-concert-3.htm
(elle sera encore plus à jour dans 1h ;-)
 
Pleins de grosses et petites dates ! Y'en a pour tous les gouts, notamment avec le festival Meltin'Art !
 
Si votre date manque n'hésitez pas à la rajouter via ce lien ici : http://www.concertandco.com/annonce.php

Cadeaux

En cadeau les chroniques (comme si vous y étiez) de :

* la chronique de Keith & Tex au Molotov par Phil2Guy à lire ici

extrait : "  [...] Keith & Tex, la soixantaine bien tassée, n'ont rien perdu de leur prestance. Ils sont tout sourire et élégamment vêtus à l'image des chanteurs de Soul américains des 60's. Ils portent tous les deux le même costume, avec les gilets de rigueur. Dès qu'ils se mettent à chanter, on constate toute de suite que leurs voix sont impeccables et n'ont rien perdu de leur justesse et de leur feeling. [...] "

* la chronique de Asaf Avidan au Silo par Céline à lire ici

extrait : "  [...] Une gestuelle forte et fragile à la fois accompagne chaque interprétation de chanson. Pomme est conviée sur scène pour interpréter une chanson en français, Conspiratory Visions of Gomorrah où Asaf l'accompagne à la guitare. Il avait déjà interprété cette chanson en français en 2014 et je dois avouer que les deux voix se mélangent bien. L'instant est beau et je pense que des larmes ont coulé à cet instant... Comme j'ai pu l'apprendre par la suite, des personnes sont ressorties émues tellement sa musique peut être poignante. Asaf interpelle son public avec un monologue de 10 minutes minimum et je sens de la souffrance mais aussi de l'amour, une reconstruction difficile mais pas inatteignable. [...] "

* la chronique de Mélanie de Biasio au théâtre du Merlan par Sami à lire ici

extrait : "  [...] Sans surprise c'est un public captif dès les premiers instants de ce concert, dans un silence limite religieux. Une expérience pas évidente à retranscrire à l'écrit, mais qu'on recommande de vivre même si l'on ne connait pas les disques du bout des doigts. La discrète Belge commence non pas en chantant mais en jouant de la flûte, pendant que ses deux musiciens installent une atmosphère toute en nuances. Beaucoup de silences, de murmures également, et une voix grave à la fois inquiète et confidente, où chaque intonation caresse l'oreille et sonne parfois la chair de poule.[...] "

* la chronique de Anna Farrow quartet à la bibliothèque du Merlan par Sami à lire ici

extrait : "  [...] Après l'intense concert de Melanie De Biasio au théâtre du Merlan la veille, on revient le lendemain pas très loin, un après midi cette fois pour un concert gratuit à la bibliothèque du Merlan, toujours dans le cadre du festival Jazz sur la ville. Pour ceux qui ne la connaissent pas, elle comme pour celle de Bonneveine à l'intérieur d'un centre commercial des quartiers nord, un petit oasis culturel bien caché, alors que les magasins des lieux sont en matraquage "Black Friday" et autres courses de Noël. [...] "

* la chronique de Motherfuckers Social Club à Lollipop par Joshua à lire ici

extrait : "  [...] Bon bref, ce soir il y avait donc un groupe formé pour l'occasion, avec certains gars qu'on voit souvent à Lollipop, et qui s'appelait (c'est papa qui me l'a épelé) le Motherfuckers Social Club (personne ne m'a dit ce que ça voulait dire, et d'ailleurs j'ai pas demandé !). Et y'avait pas mal de monde pour les applaudir ! Ils ont joué une dizaine de titres, c'était pas long mais c'était très bien, au début ça m'a rendu tout fou et j'ai joué de la guitare de semblant en secouant la tête (heureusement j'avais mon casque, d'autres enfants avaient l'air de souffrir un peu), et puis après j'ai fait une pause tablette-canapé (je vous ai dit que ça me plaisait que pendant quelques minutes !). Et puis à la fin je suis quand même revenu voir les 3 dernières chansons et comme papa était assis tout devant avec moi, je me suis mis debout et je l'ai un peu tapé, et il m'a soulevé et chatouillé, on a fait une mini-bagarre quoi, on a bien rigolé ! [...] "

* la chronique de La Krorale àau Secours Populaire par Philippe à lire ici

extrait : "  [...] Le moment était venu de passer au réconfort : le Secours Populaire nous attendait comme toujours avec deux grandes gamelles fumantes, l'une de soupe à l'oignon, l'autre de vin chaud, et avec quelques boissons annexes. C'est le moment où La Krorale s'est démasquée, tombant les doudounes pour afficher son t-shirt maison : bêtement, je pensais qu'on devait les retrouver sur place mais non, les 12 vaillant.e.s choristes s'étaient évidemment véloporté.e.s comme nous, et parfois même en tandem, pour deux vaillantes pétroleuses qui ont franchi des cols de catégorie 3 après la Belle-de-Mai, sans trembler du mollet... Pas une inconnue pour nos services (elle a notamment enflammé la Rue du Rock l'an dernier, et Pirlouiiiit les piste depuis une décennie - comme d'hab en pareil cas, on m'a demandé si c'était moi !), la Krorale a un répertoire joyeux et varié, qui fait sans doute des kilomètres mais dont elle n'a pu donner qu'un aperçu ici.[...] "


* la chronique de Chistophe Leloil power trio au JAM par John Massa à lire ici

extrait : "  [...] Cependant hier soir, j'ai assisté à l'un des meilleurs double sets que le Jam ait connu depuis mon arrivée au club il y a tout juste un an. Quand je discute d'un concert avec des gens, mon for intérieur génère toujours la même conclusion : On est comme on joue et on joue comme on est. Hier soir Christophe, Andrew et Nicolas ont été brillants, inspirés et généreux. Mais pas que. Je ne souhaite pas être amicalement prolixe et contemplatif vis à vis de ces garçons que je commence à bien connaitre (Chris et Andrew sont des fidèles du Jam, Nicolas y venait pour la toute première fois), non, je souhaite évoquer la musique ! [...] "


bonus video :
Christophe Leloil Trio by Pirlouiiiit 25112017 - 106

Le film de la semaine

Vortex de connerie intersidérale ! ou Geostorm vu par Philippe

Parfois pour voir un film événement, un truc extraordinaire, il faut avoir un peu de chance et de persévérance. Pour Geostorm, cette chance a d'abord été de subir sa bande-annonce en pub non sollicitée : j'ai tout de suite senti son énorme potentiel ! C'est un peu un péché mignon : je suis fan des films débilo-catastrophiques américains dont le terrain de jeu est la terre entière... Problème : ayant fait un bide en salles (235 000 entrées la première semaine ? pathétique pour un blockbuster US, c'est même moitié moins que le vraiment chouette Au Revoir, Là-Haut de Dupontel !), l'oeuvre prometteuse n'était pas si facilement accessible, hors multiplexes. Or même par curiosité régressive, on n'est pas toujours prêt à payer 12 euros pour un film que même la presse quotidienne régionale a qualifié de "catastrophe, au sens plein du terme" (in Le Dauphiné, cité par Allociné). Non, réussir à dénicher Geostorm sur le web n'a pas été simple, d'autant qu'il n'est pas sorti en DVD (ce qui aurait pu être son destin légitime, entre nous, mais ça aurait été dommage...)

Et puis les streamers (si ça s'appelle bien comme ça), ces pirates qui mettent des films en ligne, ont quand même souvent un certain goût. Un site que j'aime bien, qui cultive admirablement les navets (je lui dois les pathétiques Alien Covenant et Life, Origine Inconnue notamment, soit deux très grosses marrades spatiales) s'obstine par exemple à snober absolument ce film-ci ! Eh oui, Geostorm n'est même pas facile à trouver online ! Il a fallu faire plusieurs essais, subir de faux sites gratuits qui virent payant après 5 minutes, au moins trois pop-ups m'annonçant l'apocalypse sur mon disque dur et sans doute une dizaine d'intrusions russes sur ma bécane, pour enfin réussir à en dénicher une version originale, sous-titrée certes mais... en chinois ! Fort heureusement, des dialogues que l'on peut faire dire à ce bourricot de Gerard Butler (mais si, vous savez, cet espèce de Russell Crowe du pauvre...), restent tout à fait accessibles à une oreille à peu près anglophone. Bien, maintenant il convient de parler du film et de son génie euh, involontaire, pour vous en donner une envie irrépressible !

Alors évidemment, il y aurait une thèse à écrire, pour relever puis démonter toutes les idioties scénaristiques, les incohérences et incongruités météorologiques et spatiales, que n'importe qui ayant suivi l'école primaire jusqu'au bout, devrait pouvoir détecter facilement... Sans parler de la pile immense de clichés qu'il est allé pomper absolument partout, et même dans des bons films (le papa astronaute qui promet à sa fille de revenir, comme dans Interstellar, really ?!). Allez, juste une : dans Gravity (navet hyperjouissif et impressionnant, mais navet tout de même), Jojo Clooney était entraîné dans l'espace infini quand son cable d'arrimage cédait... alors qu'il aurait pu revenir bullocker Sandra d'une simple pitchenette. Ici, Gégé Butler sort carrément dans l'espace pour bricoler à la main une station de type ISS (mais grande comme le stade Vélodrome) et qui part complètement en biberine, sans même s'arrimer à quelque chose... Et quand tout lui pète à la figure, il traverse une quantité impressionnante d'immenses débris métalliques coupants et tranchants, se cogne la tête à 300 km/heure dans la plupart des modules de la station - allant jusqu'à arracher un pan de satellite entier avec ses fesses, et tout ça sans même finir avec un pet au casque, ou au moins un trou dans son froc. Respect.

En fait il semble que le scénario de ce film ait d'abord été écrit par des enfants de 12 ans. Et encore... pas des geeks futés façon Stranger Things hein, non, juste des péquenots consanguins et/ou gravement irradiés (évadés de La Colline A Des Yeux ?). Mais en plus, on dirait que l'histoire en a été relue et enrichie par Donald J. Trump lui-même, et même validée par Roland Emmerich (aka The God of Bullshit Movies !). Amendonné du film, on peut légitimement soupçonner les scénaristes (des Républicains, à n'en pas douter) d'avoir écrit tout ça juste pour le plaisir de faire exploser une convention Démocrate au grand complet (...seul "dommage climatique" observé sur le sol des USA !). Je vous passe rapidement les Indiens passés aux cyclones, les Dubaïotes tsunamisés (ah que c'est fin), les Russes rôtis au rayon laser (un petit Kremlin vaporisé, ça fait toujours plaisir), Hong Kong coupé en deux et ces cons de Bédouins qui se retrouvent congelés instantanément... Tant qu'à y être, mettons en images tous nos fantasmes de pulvérisation des Pas-de-chez-nous, c'est fun et ça nous donne toujours une petite érection ! Seul oubli, la Tour Eiffel, pour une fois pas coupée en deux, ben alors les gars ?

Mais en dépit de cet habituel mépris, façon Chuck Rambo, des 6 milliards de sous-hommes qui ne sont pas Américains du Nord, il faut reconnaître au film une solide culture en bouses climatico-planétaires : il a également su reprendre et magnifier pratiquement toutes les idioties déjà repérées dans Independance Day, Armageddon ou Le Jour d'Après, ou encore le grandiosublime (et que je croyais, sincèrement, indépassable) 2012 ! Oui, même la bagnole qui fonce avec la Terre qui s'ouvre en deux juste derrière elle, il a re-osé ! Il y a même une touche de rapide et furieux en bonus, avec ce Président des USA (Andy Garcia, qui joue comme une huitre) sauvé par une bimbo blonde, une superflic qui l'exfiltre à 200 à l'heure en slalomant en marche arrière entre des pylones (et dans une Autolib...), tout en rétamant 4 ou 5 méchants d'une seule rafale de gun, de l'autre main. 'Tain mais quand même, Roland, Broussouillisse et les autres, faites quelque chose, sue his ass, ce Dean Devlin vous a tout piqué, tout !!

Mais au final ce qui est vraiment totalement hilarant ET terrifiant dans Geostorm, c'est que le film ne remet jamais en cause son idée de géo-ingéniérie "de base" : que le monde ait construit (pfffff...) et mis en orbite (ha, ha), un réseau de satellites qui entoure toute la Terre (hpfrrmrt...) et reliés entre eux par des câbles (mpfrrrr...) et qui régule parfaitement le climat (pfff, haaaaarrêtez, non c'est trop !!). Et que seuls les USA savent piloter bien sûr, puisque seul le POTUS en a les codes d'accès (mouahahaaa que c'est con !). A aucun moment, un terme comme "apprenti-sorcier" n'est même prononcé, ou le moindre regret exprimé quand tout ça se dérègle ! Non, le problème ici c'est finalement juste que Ed Harris veut s'emparer de tout le bouzin pour dominer le Monde. Entre nous, y'a vraiment que Gerard Butler pour ne pas savoir que Ed Harris (sauf dans Abyss) est TOUJOURS le méchant dans les films ! Au final, en plus de l'un des tous meilleurs navets de ce siècle, ce film est une vertigineuse plongée dans la psyché américaine de l'ultra-base, celle qui a envoyé son digne représentant diriger le "monde libre" pour encore 3 ans, et trouver des solutions technologiques pour nous sauver tou.te.s du changement climatique (merci !), et sans même avoir à sortir de la bagnole. Ca vaut donc tous les documentaires sur le sujet...

Le livre de la semaine

Les textes (pas si) à l'arrache (que ça) quasi quotidiens de l'ami Vincent Palacio (je cite : "Depressif, parano, en colère, tête de con. Niveau de frustration artistique : hitlerien. Heureux proprietaire d'une sclérose en plaque. Né en 1979. Techniquement mort sans l'être. Habite à Marseille. En Enfer.") ont trouvé un écrin numérique plus décent que facebook ... vous les trouverez désormais ici : http://130decuy.com/

Ci dessous (avec sa permission) le #298

Cri à l'arrache :

Je suis de la génération oubliée, celle dont les parents se sont éclatés de sexe et de came avant de faire table rase.

Je suis de la génération oubliée, celle dont les enfants sont nés dans la grande Toile d'araignée.

Je suis de la génération oubliée, celle qui est apparue dans la grisaille.

Je suis de la génération oubliée, celle à qui on a dit qu'elle était responsable de l'avenir de la planète.

Je suis de la génération oubliée, celle qu'on a nourri de vielles miettes, avant de la gaver de nouveautés.

Je suis de la génération oubliée, celle à qui on a dit que ses ancêtres étaient dépassés.

Je suis de la génération oubliée, celle qu'on a rendu nostalgique de ses jouets.

Je suis de la génération oubliée, celle qu'on a voulu progressiste, et qui est devenu rétrograde.

Je suis de la génération oubliée, celle a qui on a dit "va jouer, on t'expliquera plus tard"

Je suis de la génération oubliée, celle a qui on a dit que vivre était dangereux pour la santé.

Je suis de la génération oubliée, celle qui n'aime que son propre malheur.

Je suis de la génération oubliée, celle qui a laissé des geeks prendre les manettes.

Je suis de la génération oubliée, celle à qui on a dit que tout avait déjà été fait.

Je suis de la génération oubliée, celle qu'on a laissé tout chercher.

Je suis de la génération oubliée, celle qui ne pouvait pas faire mieux.

Je suis de la génération oubliée, celle qui veut se battre sans mettre de coups.

Je suis de la génération oubliée, celle qui veut passer à la télé.

Je suis de la génération oubliée, celle qui voulait être célèbre en premier.

Je suis de la génération oubliée, celle qui doit garder le sourire, pour ne pas faire déprimer.

Je suis de la génération oubliée, celle qui a été paumée par la génération perdue.

Je suis de la génération oubliée, celle pour laquelle il n'y a pas de futur.

Je suis de la génération oubliée, celle qui a laissé Cobain se suicider.

Je suis de la génération oubliée, celle qui ne se souvient pas d'elle même.

Je suis de la génération oubliée.

Help !

Comme la semaine dernière :

* Celle pour Soleu d'argent le premier mini-album de UEI (presque fini) c'est par ici : http://album.ueimusica.com

* Celle pour la BD (2ème tentative) du Club 27 (La plus noire des Légendes du Rock) c'est par ici http://www.labandedu9.fr/projet-club-27-par-brunorival-35.html (plus que 17 jours)

* Celle pour Gonzai (J-12) c'est par ici https://fr.ulule.com/gonzai-2018/

et toujours les soutiens pour

* la salle Asile 404 c'est par ici https://www.helloasso.com/associations/quatre-sans-quatre/collectes/asile-quatre-sans-sous

* le journal Ventilo c'est par ici : https://www.helloasso.com/associations/aspiro/collectes/que-ventilo-continue-de-paraitre  

* pour SOS Méditerranée le lien direct pour faire des dons c'est ici : https://don.sosmediterranee.org/b/mon-don