Accueil Marseille - Aix Newletter Live In Marseille 6 Novembre 2017 : #Balanceton
Lundi 20 novembre 2017 : 11546 concerts, 24720 chroniques de concert, 5186 critiques d'album.

Newletter Live In Marseille 6 Novembre 2017

#Balanceton



Balance ton porc... balance son oeuvre ?

Suite à l'affaire Weinstein, il semble que beaucoup de femmes (et pour lui, même des hommes) osent enfin sortir de leur silence et témoigner de violences qu'il leur a fait subir, abusant de son statut, tout comme de sa force et de son physique de gros dégueulasse. S'il y a bien un truc sur lequel tout le monde peut sûrement être d'accord, c'est qu'aucune violence sexuelle ne devrait jamais rester impunie. Idéalement, aucun délai de prescriptibilité ne devrait même s'appliquer ! A chaque courageux témoignage, ce sont les violences faites (à 99 %) aux femmes dans nos sociétés patriarcales, donc des brutalités d'une moitié de l'humanité sur l'autre, qui reculent un peu, et c'est une excellente nouvelle ! Mais une fois qu'on a vu la chose d'un point de vue d'ensemble, reste à descendre aux cas des artistes médiatiques, et à ce qu'on en fait personnellement. Ca devient vite plus compliqué. La preuve par quelques exemples.

Harvey Weinstein, commençons donc par lui, immense producteur de cinéma, est accusé de violences sexuelles par de nombreuses femmes. Connaissant la sensibilité des américains aux affaires de moeurs, on peut affirmer sans risques que sa carrière est terminée (et ce, dans ses deux spécialités). Un jour ou l'autre, il va être jugé et condamné. Question : si Weinstein est un porc, est-ce qu'on doit donc jeter toute sa production cinématographique ? Bye bye les DVD de Tarantino, Scorsese, Gus Vant Sant, Wes Craven etc etc. On fait de la place sur les étagères... et dans la grille des programmes télé ! Mais attention, quand on regarde sa production déléguée et son travail de distribution à l'étranger de films français (...autant de choses qui lui ont aussi rapporté de l'argent et fait rencontrer des victimes françaises, hein, car il y en a !), cela devient vertigineux. A ce compte-là, même le "Ridicule" de Patrice Leconte, récemment rediffusé par la télé publique à la mort de Jean Rochefort, devrait passer à la trappe ! Just saying...

Roman Polanski, génial cinéaste, est accusé de violences sexuelles sur une, voire plusieurs femmes mineures, dans les années 70, et n'a jamais été jugé pour ces faits puisqu'il a fui les Etats-Unis où il était poursuivi. A chaque manifestation le concernant en France, comme la rétrospective consacrée à son oeuvre à la Cinémathèque Française, l'association Osez le Féminisme le poursuit et en demande l'annulation. C'est son droit. Question : si Polanski est un monstre, est-ce qu'on balance toute sa filmographie aussi ? Rediffusions télé et festivals inclus, donc ? A la maison, deuxième désherbage : encore quelques VHS et DVD à dégager, admettons mais on va vraiment devoir trouver quelque chose à rajouter caler les DVD restants sur l'étagère, ça se casse la gueule... Ah, au fait, dégageons en passant les 5 coffrets de House of Cards aussi, puisque Kevin Spacey a lui aussi été accusé d'agression sur un jeune homme. Et que Netflix en a courageusement profité pour flinguer une magnifique série, même si elle n'avait plus trop de sens dans l'Amérique de Trump (dont la réalité dépasse largement la fiction).

Bertrand Cantat, illustre chanteur, a battu une femme à mort, pour le dire de la façon le plus neutre : c'est ce que la justice a établi. Il a été jugé et condamné pour cet acte. Il a effectué sa peine et a été libéré. Bien sûr, ça ne répare pas ce qu'il a fait. Le journal Elle s'est indigné récemment, qu'il fasse la Une de l'hebdomadaire Les Inrockuptibles, et a fait un droit de réponse sur sa propre Une, parlant de "médiatisation obscène". Admettons. Question : si Cantat est un assassin, est-il pour autant interdit à vie de toute création artistique et de toute apparition médiatique ? Sauf erreur, ce n'était pas dans son jugement. D'ailleurs en droit pénal pur depuis l'Antiquité, "non bis in idem" : nul ne peut être puni deux fois pour le même acte. Pour bien faire, faudra-t-il alors boycotter toute sa production artistique depuis 2003 ? Taguer tous les kiosques à journaux où apparaîtra son visage, sa figure ? Et au fait, son cas n'est-il pas rétroactif ? Est-ce qu'on balancerait pas aussi toute l'oeuvre de Noir Désir aussi ? CD, vinyles et MP3 ? On l'interdirait pas aussi de radio, à y être ? Que je sache, il touche toujours des royalties dessus, et la SACEM (donc l'Etat) palpe des droits de diffusion, y compris sur des choses qu'il a enregistré depuis son acte criminel !

Phil Spector, historique producteur de disques, a fait encore pire que tous les précédents. Il a tué une femme d'un coup de revolver dans la bouche et a osé plaidé le suicide de celle-ci ! Il purge actuellement une peine de 19 années de prison aux USA. Question : si Spector est un meurtrier, faut-il là aussi mettre toute la discographie du Wall of Sound, tous ses merveilleux 45 tours des sixties, à la benne ? Ah, tiens, on n'a pas parlé de ces dizaines de rockstars à belle gueule, mais souvent toxicomanes ou alcooliques, d'immenses artistes qui selon leurs propos, se sont "tapé" des centaines de groupies... Peut-on imaginer qu'aucune d'entre elles n'a jamais été en état de faiblesse, n'a été abusée et violentée, mais n'a pas osé porter plainte ensuite à cause de leur notoriété ?

Ce serait vraiment très naïf de le croire... Peu de gens ont les cojones et la classe de Joshua Homme, du groupe QOTSA, qui a viré sans ménagement son excellent bassiste Nick Oliveri il y a quelques années, pour violences conjuguales ! Moi en tout cas je suis à peu près sûr d'avoir applaudi sur scène plusieurs prédateurs sexuels, occasionnels ou récidivistes, sans le savoir, et donc leurs complices muets aussi ! Mais si on ajoute aussi tous ces artistes réputés en matière de "conquêtes féminines" (horrible expression !) à notre blacklist, c'est encore une partie de notre collection musicale qui peut partir à la benne, sur la base d'une intime conviction ! Autant démonter une bonne fois toutes les étagères et en faire du bois de chauffage, car en tirant tous ces fils il n'y aura bientôt plus rien dessus... Question : est-ce bien raisonnable ? Il n'y a pas de réponse simple à toutes ces interrogations, bien sûr... Mais quand même, si on veut vraiment appliquer une peine de boycott équivalente à tous ces artistes sexuellement condamnés ET à leur art en même temps, il faudra bien se les poser !

Il est intuitivement difficile pour beaucoup de gens, de dissocier un individu de son oeuvre. Il n'est quand même pas illégitime d'essayer de le faire.... J'avoue que pour ma part, je n'ai pas l'intention de jeter quoi que ce soit de tout ce que j'ai cité, mais ce n'est que mon avis et je ne prétends pas l'imposer. Car il semble que cela relève d'un jugement moral et donc par définition, personnel et pas public ! Chacun est parfaitement libre d'épurer ses propres possessions culturelles quand un artiste anciennement admiré est dénoncé ou jugé pour un crime... même si on a vu que ça peut vite devenir presque absurde. Mais qu'on réclame une interdiction d'apparition publique de la personne et toute diffusion ou rediffusion de son oeuvre - donc une sorte d'autodafé de celle-ci, ça paraît beaucoup plus problématique ! Sans aller jusqu'à ce point Godwin, il faut juste rappeler que le droit et la morale sont deux choses très différentes... l'un a force de loi, l'autre pas.

Qu'on d'indigne contre la ligne éditoriale d'un magazine et qu'on fasse un droit de réponse sur un autre, bien sûr. Mais qu'on veuille condamner une personne à ne plus jamais apparaître en public ou dans un média, me paraît moralement discutable et surtout juridiquement infondé. Par exemple, je préfère mille fois un Polanski apparaissant au micro et des gens venant perturber sa venue en France en le harcelant (ce qui s'est finalement passé), qu'une annulation qui aurait été imposée par l'Etat français aux fonctionnaires de la Cinémathèque ! Un manif plutôt qu'une interdiction, ça donne quand même une image bien plus démocratique de notre pays... A titre personnel, mon regard sur Bertrand Cantat, qui était un héros de jeunesse, a changé à tout jamais en 2003. Ca ne m'a pas empêché de retourner le voir sur scène depuis, même avec circonspection. Je n'ai forcé personne à m'accompagner. J'ai quand même été content que ça ne déborde pas pendant le concert même si, là aussi, j'aurais pu comprendre que quelqu'un crie quelque chose dedans, ou brandisse une banderole dehors.

Parce que si par passivité, on commence à se laisser imposer, non pas individuellement mais collectivement, une censure systématique des artistes condamnés sexuellement, mais aussi toute leur oeuvre, il restera quand même un tout petit détail à régler : où est-ce que ça s'arrête ?

Philippe

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Cette semaine à Marseille

toute la programmation de la semaine (et d'après) c'est par là
http://www.concertandco.com/ville/marseille-aix/billet-concert-3.htm

 
A noter le début du festival De Vives Voix et du Tour du Pays d'Aix (l'occasion de voir des artistes qui ne passent jamais à Marseille et pour pas cher) ...
 
Si votre date manque n'hésitez pas à la rajouter via ce lien ici : http://www.concertandco.com/annonce.php
 
 

Le disque de la semaine

Motörhead de Undercover écouté par Philippe

Album posthume et néanmoins assez joyeux, sans doute dû aux assoiffés ayant-droits de l'irremplaçable Lemmy Kilmister, cette compilation de reprises, Under Cöver, a au moins le mérite de mettre ensemble une partie des reprises jouées de son vivant par Motörhead, ex-groupe phare de la new wave of british heavy metal (en français courant : mythique trio défonceur de tympans et arracheur de slips... au sens propre comme au figuré). Certes ils en ont fait pas mal d'autres (Enter Sandman, Highway to Hell, Stand by Me, Let it Rock, etc. etc., le tube en est plein !). Sans même parler de tout ce que Lemmy a pu jouer avec ses potes via son trio rockabilly Head Cat... Mais bon, il faut bien en garder un peu dans les tiroirs pour assurer son avenir de rentier, pas vrai ?
Bien sûr certaines, figurant (ou non) déjà sur des albums, étaient déjà archi-connues des fans, comme leur God Save The Queen (version Sex Pistols, évidemment, ne pas rater son clip, imberbe mais idiot à souhait), un Jumpin'Jack Flash un peu scolaire (des Stones) ou encore, un superbe Sympathy for the Devil (idem) qui concluait, hélas, leur riche discographie. Et évidemment, un Whiplash où ils réussissaient l'exploit de détricoter le riff infernal de Metallica, pour le retricoter en une version punk-rock tout à fait digne d'intérêt, et presque aussi violente que l'original.
D'autres sont plus inattendues et néanmoins plutôt réussies : Starstruck de Rainbow (hommage à un autre grand petit bonhomme disparu, Ronnie James Dio) ou bien Cat Scratch Fever (due à l'hélas toujours vivant Ted Nugent, grand fan d'armes à feu et de présidents psychopathes à cheveux orange...). Dans ce registre, avouons qu'on a découvert Hellraiser (semi-reprise puisque coécrite par Motörhead...), mid-tempo mais admirablement gargouillée dans les aigüs, quoiqu'un peu polluée par des soli de guitare épaisse...
Certes, la plupart de ces reprises se révèle sans grande surprise : la recette éprouvée et inratable, est bien sûr de passer un titre, déjà efficace à la base, à la moulinette "ö" (comme Breaking the Law de Judas Priest ou Shoot'em Down de Twisted Sister). Mais avouons qu'entendre la voix de notre gargouille préférée vrombir à nouveau, depuis l'au-delà, reste un plaisir coupable dont les fans toujours éploré.e.s ne se priveront pas. Au rayon des titres inédits, car il y en a quand même, on s'amuse d'un Rockaway Beach (Ramones) de jeunesse, assez récréatif, puis on reste gorge nouée d'une version splendide et habitée de Heroes (un texte qui va particulièrement bien à feu le Sudiste à Chapeau), adressant comme un clin d'oeil prémonitoire à un autre héros des temps modernes, hélas également disparu peu après lui...

(2017)


Le livre de la semaine

Les textes (pas si) à l'arrache (que ça) quasi quotidiens de l'ami Vincent Palacio (je cite : "Depressif, parano, en colère, tête de con. Niveau de frustration artistique : hitlerien. Heureux proprietaire d'une sclérose en plaque. Né en 1979. Techniquement mort sans l'être. Habite à Marseille. En Enfer.") ont trouvé un écrin numérique plus décent que facebook ... vous les trouverez désormais ici : http://130decuy.com/

Ci dessous (avec sa permission) le #266 :

-À quoi tu joues ?
-À Louiee Ferdinand Céleene, le jeu video.
-Et c'est bien ? Qu'est ce que c'est ?
-C'est un jeu de rôle où tu es un apprenti écrivain parisien qui essaye de devenir célèbre. Tu commences gamin, et au fur et à mesure que tu gagnes de l'xp, tu grandis. Là par exemple, je suis encore le docteur Destouches. Il faut soigner des prolos qui te payent jamais.
-Ça a l'air marrant.
-Ça l'est. Ça se passe au début du vingtième siècle, ils ont modélisé tout Paris en 3d, c'est énorme. Si tu fumes une clope trop près d'un bec de gaz, ça explose, et les flics débarquent.
-Ah ouais, c'est un peu comme GTA.
-Exactement. Mais en plus beau. Il y a une partie guerre des tranchées qui déboite ! Ils ont fait un travail de ouf sur la physique de la boue, trop bien fait, on dirait de la vraie.Ça tire dans tous les sens, tu peux même choper le scorbut.
-Trop bien !
-Ouais...
-Et là tu fais quoi ? On ne voit rien.
-C'est parce-que là, je voyage au bout de la nuit, hyper important pour accumuler des points d'inspiration et pondre un chef d'œuvre. Après le mode guerre, tu dois voyager en Afrique, en Amérique, et puis revenir en France.
-D'accord... Ça a l'air terrible.
-Grave, après tu as le choix entre le mode antisémite ou non. Antisémite, ça aide à scorer, mais c'est plus dur. Après la deuxième guerre, il faut fuir avec les collabos, c'est super chaud.
-Ok. Mais tu l'as déjà fini en fait ?
-Yep. Là je me le refait. C'est ça qui est génial, Il n'y a pas deux parties pareilles. Là, j'essaye d'écrire tout les pamphlets anti-juifs, pour finir le jeu à 100%
-Haha, trop marrant... Tu peux jouer en multi ?
-Bien sur. Mais c'est un peu différent, tu as le choix entre plusieurs skins d'écrivains, genre Sartre, Camus, Artaud, Breton, etc. Et tu joues en capture the flag, t'as vu ? Là il faut choper le prix Nobel de littérature, et le garder le plus longtemps possible. C'est marrant, chaque auteur à un pouvoir spécial. Artaud fait caca partout, mouhahaha.
-Mouhahaha, trop bien.
-Ouais...
-Franchement, la vielle litt', c'est tarpin stylé.
-Carrément... Attends, je te montre le lance flamme...

(Lisez Voyage au bout de la nuit, nom d'un chien !)

SOUTENONS

* Voici le message de Ventilo (qui lui aussi a besoin d'aide) : " Gratuit, indépendant et non subventionné, Ventilo paraît grâce à la vente d'encarts publicitaires. Nos clients, majoritairement des associations culturelles, souffrent du désengagement des collectivités et de l'État dans leur subventionnement. Mécaniquement, leur budget de communication s'en trouve amputé. Alors que nos frais de fonctionnement augmentent, les rentrées publicitaires baissent ! Voilà qui laisse un trou de 15.000 euros dans notre comptabilité, ce qui annonce, fin 2017, un arrêt de nos activités. "

https://www.helloasso.com/associations/aspiro/collectes/que-ventilo-continue-de-paraitre  

* Voici le message du Lollipop Music Store : " Notre espace vient de fêter ses 10 ans ! Malgré cela, notre équilibre reste fragile. Nous vous épargnons les détails (concurrence agressive des supermarchés du disque, subvention allouée à notre activité culturelle supprimée etc...). Le fait est que si comme nous, vous êtes attachés à l'activité originale et conviviale de Lollipop, et que vous aimeriez que cet espace d'échanges et de rencontres puisse fêter ses 20 ans en 2026, alors nous avons besoin de vous. La somme indiquée est le minimum nécessaire pour nous aider à relancer la machine, mais tout supplément sera bienvenu ! " Objectif : 5000 €

https://www.kisskissbankbank.com/lollipop-music-store-cafe-culturel

* Voici le message du l'Asile 404 : Les amis, nous nous donnons deux mois pour récolter la somme nécessaire pour rester ouverts, continuer de faire des concerts et rester créatifs. Nous sommes plus de 7000 a aimer cette page, si ne serai-ce que la moitié d'entre nous donnait 1 euro, nous pourrions maintenir en vie notre projet. On a réussi a traverser ces 5 dernières années sans subventions publiques, avec notre force et en donnant de notre temps, et ça n'a pas toujours été facile. Aujourd'hui nous avons besoin de votre aide pour payer nos dettes et réaliser des travaux essentiels. On espère que vous comprendrez notre démarche, dans une monde d'art mainstream et de gentrification, pourquoi des endroits comme L'asile 404 ont besoin d'exister et produire. Merci pour votre soutien.

https://www.helloasso.com/associations/quatre-sans-quatre/collectes/asile-quatre-sans-sous


* Pour soutenir la SOS Méditerranée le lien direct pour faire des dons c'est ici : https://don.sosmediterranee.org/b/mon-don

* Pour soutenir la la SCOP-IT (" la coopérative des anciens de Fralib, sur la corde raide " dixit Le Monde) il suffit d'acheter leur infusion plutôt qu'une autre ; pour savoir où en trouver près de chez vous c'est par ici ; sinon vous aussi les soutenir directement par là

Cadeaux

En cadeau les chroniques (comme si vous y étiez) de :

* la chronique de the Godfathers au Molotov par Gilles Borgogno à lire ici

extrait : "  [...] Et comme c'est vrai ! La qualité est au rendez-vous, dès un saignant "This is war" d'ouverture... Guerrier ! Le ton est donné : rien n'arrête la machine de précision "Godfathers"... Jusqu'au rappel en forme de cover emblématique "Blitzkrieg Bop" des Ramones. Entre les deux ? Joyaux anciens "She Gives Me Love", "I Want Everything" présenté comme "une Rock song existentialiste", avec belle allusion au pays de l'existentialisme, "Birth, School, Work, Death", qui parle de ta vie (et un peu de la mienne), "How Low is Low". [...] "

* la chronique de Ultra Light Blazer (Le Son de Notre Canebière) devant les Danaïdes par Pirlouiiiit à lire ici

extrait : "  [...]Edash Quata (le MC) occupe bien l'espace et ne ménage pas sa voix et il a intérêt car Jonas Muel (saxo), Julien Sérié (batterie), Guillaume Marin (basse) et Mathieu Debordes (clavier) envoient du gros son en général. Que ce soit sur les quelques morceaux un peu plus calmes comme celui-ci dédié à toutes les "petites" dans le public, ou sur les plus bondissant (rock n'roll) le mélange fonctionne très bien et donnerait bien envie de danser (ce dont quelques un(e)s ne se privent pas. [...] "

* la chronique de Cody Chesnutt, Omar Souleyman, Labess, Amadou Et Mariam, Tristesse Contemporaine, Yasmine Hamdan, Cymande... à la Fiesta des Suds par Sami à lire ici

extrait : "  [...] A la salle des sucres, l'envoûtante Yasmine Hamdan ne fait pas vraiment dans le festif avec une musique entre folk et trip hop aux sonorités assez lourdes. Un peu en décalage pour la fiesta avec une voix autoritaire, mais après quelques minutes le charme opère et la Libanaise communique pas mal avec le public, avec des mouvements lascifs et une atmosphère assez planante. On apprécie également la présence du guitariste Cedric Le Roux (déjà apprécié chez Phoebe Killdeer ou Lescop) toujours aussi exigeant.
Sur la grande scène on retrouve avec plaisir Amadou Et Mariam pour la dernière moitié de leur concert généreux et aussi enthousiasmant que leur dernier passage. [...] "

* la chronique de Amadou et Mariam + Labess + Big Flo et Oli + Mat Bastard + Puerto Candelaria à la Fiesta des Suds par LsL à lire ici

extrait : "  [...] Mat Bastard ouvre la dernière soirée de la Scène en plein air. Avec Mat c'est rock dès le départ. Tout le monde s'éclate, sur scène et dans le public. Mat prend son public et l'accroche pendant 1h30. Torse nu et slim noir (ça vous fait penser à personne? Non? IGGY POP bien-sûr!) il saute partout dès qu'une chanson commence, et entre chaque chanson il parle à son public comme si le chanteur faisait du stand-up et du stand up drôle en plus (imaginez !) Tout le monde se marre, lui surtout, notamment quand il lance à son batteur "et ça Martin c'était l'intro du morceau" pour que le dénommé Martin (batteur de talent) lance la mesure. A la fin d'un concert de Mat Bastard vous êtes fatigués et c'est bien parce que vous vous êtes amusés ! [...] "

* la chronique de Nova Zora à l'Église Saint Ferréol par Pirlouiiiit à lire ici

extrait : " [...] Formé il me semble à l'occasion d'un des Noël "du Conseil Général" le groupe a donc l'habitude de se produire dans les églises même si leur répertoire ("emprunté à la tradition musicale des pays de l'Europe Centrale et Orientale. Polyphonies bulgares, chants Rroms de Hongrie et chants de Roumanie") n'est pas composé que de chants d'église. Ainsi le groupe est composé de Nicolas Koedinger à la contrebasse, Jérémie Schacre et Romain Gourko aux guitares, Christian Fromentin au violon, et des 3 chanteuses Diana Barzeva (soprano), Elsa Personnaz (mezzo) et Boule Patris (alto). Si je ne serai pas très attentif au début soucieux qu'Alice ne dérange pas trop l'écoute du reste du public, et si j'écouterai une partie du concert depuis derrière la porte j'aurai quand même le temps d'être frappé par la puissance des 3 voix ! [...] "