En ces temps de crise, nous avions le possibilité d’aller voir CURRY AND COCO à l’Aéronef ce mardi 27 janvier et gratuitement de surcroît ! Le rendez-vous était pris, car une opportunité comme ça, ça ne se refuse pas !
Nous-nous sommes donc rendus à l’aéronef « à pied », après avoir mangé « des pattes à l’eau » et bu du Ricard frelaté, dilué à l’eau de cuisson des nouilles que nous avions ingurgité…
Une fois arrivé à l’intérieur, je fus agréablement surpris : la salle était chauffée !
A l’intérieur, ce n’était pas digne d’une réception Elyséenne : La salle était petite, juste de quoi accueillir les 250 invités dont nous faisions partie et il n’y avait pas de petits fours (dommage, j’avais encore un petit creux ! ).
La scène elle aussi avait dû subir les conséquences d’une restriction budgétaire, car elle n’était pas très grande non plus, ornée d’un orchestre peu énergivore, uniquement composée d’une batterie et d’un synthétiseur. Je me suis dit à ce moment là « pourvu qu’il n’y ai pas de retard dans le paiement des factures et que l’on ne nous coupe pas l’électricité ». Une heure après notre arrivée, le concert n’était toujours pas commencé et l’on n’avez toujours pas vu poindre les membres du groupe. « Peut être sont-ils venus eux-aussi à pied ? » Me demandai-je.. « Ou en stop ? ».
Peu de temps après la lumière baissa et mon angoisse de me retrouver dans le noir, sans chauffage et sans musique augmenta au fur et à mesure que l’ambiance se tamisa. C’est à ce moment qu’ils entrèrent en piste. Le batteur portait un marcel, des grosses lunettes, la barbe et avait les cheveux longs et gras. Quant au chanteur et joueur de synthé qui probablement dans un soucis de rentabilité, n'était qu'une seule et même personne, celui-ci semblait plus propre sur lui. Avec des faux airs de Jammie LIDDEL, vêtu d'une chemisette, rasé de prêt et bien peigné. A en croire qu'ils se prêtent les rasoirs, shampooing, lessive et autres accessoires pour se rendre présentable à tour de rôle avec une rotation qui doit s'effectuer toutes les 3 à 4 semaines environ...
Le show commença mollement, ce qui ne donna pas confiance aux ménages qui c'étaient déplacés, mais le rythme et les décibels augmentèrent de façon exponentielle dès le second morceau. Cela oscilla par la suite entre des périodes de récession et des périodes de fortes activités. L'ensemble fût plutôt satisfaisant avec un style que je qualifierai de "pop électro" ou "électro eighties" avec quelques bombes comme sex is fashion ou smoke qui nous rappellent que si l'on a le sens de la débrouille, on peut faire beaucoup de chose avec peu de moyens.