Cette année encore, le Chaos Fest organisé à l'Espace Julien a ramené bon nombre de metalleux habituels du coin, ainsi qu'une jeune génération qu'on ne croise pas trop aux lives heavy traditionnel. Ca fait plaisir de voir que plusieurs centaines de gens se déplacent pour des combos locaux ou nationaux, sur deux jours qui plus est.
La cerise sur le gâteau cette fois ci, ce devait être un groupe allemand qu'on voit très rarement dans nos contrées: Tankard. Malheureusement, une semaine avant ils annulaient leur venue pour cause de problème de santé des jumeaux prématurés du gratteux...
L'affiche perdait pas mal de son intérêt du coup pour moi, et ce n'est que le vendredi soir que je me suis déplacé, notamment par curiosité pour le groupe Ultra Vomit, qui bénéficie d'un gros buzz sur la toile en ce moment.
Avec mon père on arrive à la salle vers 20h, pour découvrir un groupe vraiment bonnard, Artefact. C'est même avec eux que j'ai pris le plus de plaisir. Ils distillaient un excellent heavy-death, avec beaucoup d'harmonies à deux guitares, des riffs percutants, des mid tempos qui incitaient au pétage de nuque, un chanteur efficace et tenant la scène, et plus globalement, des zicos charismatiques, à fond dans leur compos, maîtrisant leur sujet technique et mélodique. Pour ne rien gâcher, le son est au top.
La foule ne s'y trompe pas, et ça enchaîne pogos sur pogos, circle pits et même un joli wall of death ! Très bel accueil global pour eux, et c'était bien mérité.
S'ensuit, après une légère pause, Ultra Vomit, combo ayant toujours misé sur la déconne, dans les paroles, les interludes, les reprises. C'est du grind comique en somme. Quand ils viennent vérifier leur accordage sur "La panthère rose", on sent qu'ils ont la maîtrise technique. Largement. Et par la suite, c'est bien marrant leur trip.... 20 minutes. Après, je trouve ça lassant, et même endormissant/gonflant sur la longueur... Ce n'est pas l'avis de la majorité présente, qui slamme, pogote, hurle, bref un joyeux bordel sympa à voir.
Mais personnellement, des titres super courts en majorité, avec plein de coupures pour expliquer ou faire du show comique, au bout d'un moment, je décroche, et je trouve ça même dommage.
Ils me font parfois penser à Ludwig von 88 pour la déconne des textes, mais de très loin, car ces derniers avaient de véritables chansons, et c'était beaucoup moins lourd.
On a droit aux classiques, genre "Bouba le petit ourson", "Poil pubien", "I like to vomit", "Jacques Chirac", "Les canards" en rappel... Les interludes cinéma sont une réussite (l'interprétation du thème de "Predator", fabuleux !), le batteur s'en donne à coeur joie, bref y a vraiment du bon la dedans, mais une heure c'est trop dans le style pour ma part.
Après un tel succès, il se fait déjà tard, et pourtant, pas de No Return par la suite, mais Natron, italiens d'origine, qui proposent un death brutal très classique. Pas du tout ma choppine de binouse, mais alors pas du tout. Avec mon Padre on se dit que ça va faire long d'attendre encore les headliners, et encore plus de rentrer super tard pour le très gros week end qui nous attendait, alors on s'est échappé de l'Espace Julien, tant pis pour No Return, je les ai déjà vu quelques fois, et je suis certain qu'ils ont assuré, comme à leur habitude.
Un petit mot aux tenanciers de l'Espace... Vous savez, mettre un chiotte de plus pour des centaines de personnes, ça doit pas être super couteux hein... Ne serait ce qu'une pissotière...
Ah et puis un autre petit mot puisque j'y suis: prendre une serveuse à deux de tension, qui ne sait pas taper sur des touches d'une caisse, ça aide pas à la fluidité du service...
Enfin bon, je dis ça, je dis rien hein...
GANDALF