Que fait la police ?
Suis finalement allé voir les policemen à OM...soit : Un Andy Summers à double menton, immobile et Mon Dieu d'une lenteur... Stewart Copeland (look de cycliste boboïsé) avec lunettes de vue, tonsure argentée, rythmes fluets et pourtant empâtés ; enfin un Sting de noir vêtu et sa basse vintage d'époque tout écaillée (souvenir souvenir...), affichant un sourire goguenard en disant long. Piètre tableau d' "old stars" enchaînant les tubes comme autant de ritournelles de foire. Basse trop en avant, guitare noyée dans la réverbe et batterie minimum syndical. Tempi dédoublées, au dynamisme aussi éloquent qu'un éléphant forniquant au zoo de Lunaret, pour le plus grand bonheur de la foule (50 000 personnes !!! Moult couples et vieux potes à verres de bière plastifiés, entre 30 et 50 ans). Et ce fut des "i oh i oh i éhooo" jusqu'à plus soif, aussi des "yai" ! "yai" ! Et ce bon Sting barbu et quelque peu rougeaud, oubliant de chanter devant le micro ou même se piquant de vagues soli balourds, avec en bonus une intro de "Can't stand losin' you" carrément foirée. Moments lumineux de la soirée : un visuel numérique rouge sur fond noir reprenant le lettrage horlogée rétro futuriste de "Ghost in the machine", et des images d'enfants tristes sur "King of pain" ou autre pleurnicherie bien pensante. Comble de l'envolée lyrique en intro de "Don't stant so close to me", notre "dard" troubadourisé s'exclamant en regardant la masse levant vers lui ses 100 000 bras : et dire qu'un jour dans ma vie, avant d'être ici, j'étais professeur d'école . Putaing Sting à l'IUFM... Et voilà...2h00 et un rappel à peine motivé plus tard, voilà nos 50 000 pékins en voiture pour 120 mn de bouchon (ultime rappel de la soirée ?). Frinchmin, conclusion : j'ai pu vérifier que ma réticence face aux re-formations et aux stades musicalisés n'avait rien d'un préjugé subjectif. Qué misère. A 56 euros la place, les formations déformées n'ont pas fini de se reformer...