C'est en formation allégée qu'
Oshen se présente dans la petite et confortable salle de
Grasse, perchée à 500 mètres d'altitude. Accompagnée par
Paul Jothy (batterie) et
Thibault Frisoni (guitare et clavier),
Oshen nous présente un tout nouveau set, enrichi de ses dernières compositions.
La poésie est toujours là, belle, et si l'orientation est plus musicale que sur les deux précédents albums, la blonde demoiselle n'a rien perdu de son énergie.
Le courant passe, l'émotion est palpable et l'humour n'est pas bien loin. Et puis il y a toujours ce truc qui se passe quand elle est sur scène, cette capacité à captiver son public. Les quelques 200 personnes présentes sont là par hasard pour la plupart, mais très vite les sourires se propagent dans la salle.
Amputée d'un musicien,
Oshen alterne guitare et basse, et ça lui va bien. Le trio offre un son plus homogène, les morceaux sont épurés et les textes prennent une dimension plus importante. On sent de plus en plus que les influences anglo-saxonnes ont pris le dessus sur l'ambiance groovy qu'on retrouvait pendant ses concerts il y a quelques années. La note est plus rock.
Les choeurs de
Thibault se posent à côté d'elle de temps en temps, jusqu'à la douce reprise de
Enjoy the silence. Le troisième album s'annonce dans la continuité de Je ne suis pas celle, l'écriture reste la même, profonde et sincère. J'ai beau chercher, Oshen ne me rappelle personne.
La tournée arrive à sa fin, il reste aux parisiens cette date à l'Européen, et nous, il nous faudra patienter encore quelques temps avant de revoir sa bouille dans nos bleds paumés, puisque l'ex-Marseillaise a regagné la capitale.