L’avantage avec un concert de
Sébastien Tellier c’est qu’il y a deux show en un. Il y a bien entendu la face musicale avec une musique électro à la fois expérimentale regardant vers
Pink Floyd et planante, là c’est à
Air que l’on pense, le tout dans une ambiance sensuelle et sexuelle rappelant les meilleurs heures de la disco italienne.
La deuxième facette est celle du comique, de l’amuseur public, entre chaque morceau Sébastien se lance dans des dialogues loufoques et surréalistes souvent hilarants, à chaque fois troublants. Son humour est très lourd, il est celui d’un mec bourré qui n’a ni gêne ni tabous se permettant de dire des conneries monumentales tout en assumant un égo surdimensionné. Le résultat est souvent désopilant nous faisant oublier le bas niveau du propos.
Tellier nous explique par exemple que son ex est l’actuelle de
Muriel Robin ceci expliquant cela… Ses bêtises, entre les morceaux sont un peu devenues sa marque de fabrique à tel point que lorsqu’il est sérieux comme récemment à l’
Olympia le public repart déçu. Il est aussi troublant de voir à quel point son humour est improvisé et a contrario à quel point le concert est rodé, carré, le tout rendant une efficacité maximum.
En première partie
Chevelure nous a proposé une rencontre inattendue entre l’univers barré de
Katerine et du glam-rock. Sur scène on retrouve 5 musiciens connus de tous ceux qui suivent un tant soit peu la scène underground noise, qui se lâchent dans un délire parodique à base de sexe et de gros sons. Les mines réjouies du public (la mienne comprise) prouvait qu’il avait totalement adhéré à ce délire et qu’on les suivrait les yeux fermés à l’avenir.
Une chronique
L'oreille qui gratte