1er concert dans cette salle mythique de l’Olympia
Je rentre en tremblant. C’est déjà énorme d’être dans ce lieu. Pas grand monde pour cette première partie (depuis l’interdiction de la cigarette, à cette heure ci, il y en a plus dehors que dedans).
C’est pourtant bien dommage car ils ratent Madina N’Diaye, artiste aveugle malienne, virtuose de la cora. Elle est accompagnée de deux autres musiciens jouant d’instruments typiques dont je ne pourrai pas vous dire le nom. Les trois dégagent une énergie folle et on a du mal à les déloger de la scène.
La scène des Ogres de barback se met petit à petit en place et ce n’est pas une mince affaire.
Autant d instruments et certains assemblages cocasses et gigantesques meublent la scène de l’Olympia.
Puis les quatre frères et sœurs Burgière débarquent simplement sur la scène. Fred le chanteur, Sam Monsieur à tout faire tout comme les jumelles, Alice et Mathilde, enceintes en même temps.
Aujourd’hui et pendant les 2 autres dates nous serons filmés pour le dvd.
Quand la folie commence elle ne se calme jamais.
Je suis impressionnée : comment à quatre on nous donne une impression de fanfare gigantesque, un vertige ogresque musical et une scène toujours en mouvement. Ils savent tout faire.
On commence par l’enfer c est les autres car comme ils le disent : « on n’a pas de chansons gaies » .
Le spectacle raconte l’histoire de la famille avec Ma fille puis une chanson sur l’oncle, suit la mère et la grand-mère et sa vie en arménienne.
Petit intermède avec Madame Madina qui revient sur scène avec sa cora interpréter Le Destin artificiel qu’elle a enregistré avec eux.
Suivent plusieurs tableaux avec les 4 sur une estrade en hauteur qui chantent les uns après les autres en tournant. 4 cuivres, ou 4 violons, 4 accordéons ils maîtrisent tout.
Débarquement de Magyd Cherfi juste après Pardon Magyd du dernier album. Le chanteur de Zebda interprètera état d’urgence avec son timbre de voix bien particulier et ses choristes orientales.
Un peu de fraîcheur avec et oui ! et on retourne dans le monde de zebda avec cette fois ci Akim et Mouss pour reparler des sans papier « on sera tous dans le même charter » .
Petite vidéo des enfants de sans papier sur écran géant avec un instrumental électro, un salut à toi inévitable, et tout le public qui chante a capella , ça donne des frissons.
Ils reviennent sur scène accompagnés de leurs marionnettes respectives. Un salut plein de poésie et de douceur.