Accueil Chronique de concert Fred Skitty, Docile
Mercredi 8 décembre 2021 : 11352 concerts, 25885 chroniques de concert, 5284 critiques d'album.

Chronique de Concert

Fred Skitty, Docile

Fred Skitty, Docile en concert

Moulin Club, Marseille 18 Novembre 2021

Critique écrite le par

Toujours un plaisir de retourner au Moulin, ici en mode "club" pour un co-plateau au féminin, proposé par la salle et la structure Ze Bourgeoiz qui soutiennent les artistes du soir.



Showcases gratuits mais sur invitation avec une salle étonnamment bien garnie pour un jeudi frileux.

Docile

J'avais bien aimé "Indéfinissable" le premier EP de Docile sorti au printemps avec notamment le morceau éponyme hélas pas joué ce soir.

Un joli brin de voix et une certaine présence sur scène, et une déco un peu kitch avec un buste, un panneau lumineux et une boule à facettes.



La séduction est là sur beaucoup de titres, mais la reprise méconnaissable et pleine de vocodeur du "black to black" d'Amy Winehouse a de quoi déconcerter.



De bons moments toutefois comme le beau "T'imagines même pas" et surtout le touchant "Rencontre" au son minimaliste qui m'emballe davantage que les nappes froides et parfois convenues qui tranchent avec le son plus chaleureux du dit EP.

Malgré ces quelques bémols le set est largement apprécié dans l'ensemble, une belle découverte.



Fred Skitty

Et même deux avec la Gardoise Fred Skitty (comme le Pokemon précise t'elle) mais dans un style un peu différent, avec des morceaux pour la plupart du temps en anglais.



Si elle vient du djing, et ça s'entend avec une fluidité des enchainements et une variété de sonorités, c'est un live où la voix reste très présente, autant dans les morceaux un peu "dancefloor" que d'autres plus introspectifs.

Et ceux qui ont ma préférence avec le quasi trip hop "Stay true" (on pense à Terranova), ou encore le sombre et hypnotique "Inner struggle".



Avec beaucoup de franchise et c'est tout à son honneur, elle confesse que certains morceaux ne sont pas encore totalement finis, et s'excuse presque de son jeu de guitare limité sur la reprise inattendue du "Slow disco" de St Vincent.

Plus léger une autre cover d'un très gros tube dont elle ne va même pas annoncer le nom des artistes de l'originale (le redoutable "One Kiss" de Calvin Harris & Dua Lipa) mais qu'elle assume avec une version encore plus remuante pour finir avec le sourire.



Au final une double affiche qui méritait le déplacement et la curiosité.