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| Les Concerts qui nous ont scotchés en 2004 :
* Pirlouiiiit : Patti Smith au Warsaw, Brooklyn le 01 Mai ; The National à Other music, New York le 15 aout ;
Wriggles + Raoul Petite à l’Escpace Julien le 12
mars ; Anais à l’Exodus le 23 juin ; MacZde Carpate à l’Intermédiaire le 10 novembre.
Marseille : Et dans la région : Mardi 28 Décembre Marseille : Et dans la région : Mercredi 29 Décembre Marseille : Et dans la région : Jeudi 30 Décembre 2004 Marseille : Et dans la région : Vendredi 31 Décembre Marseille : Et dans la région : Lundi 03 Janvier 2005 Marseille : Mardi 04 Janvier 2005 Marseille : Et dans la région : | |
Les
disques 2004 qu’on passe en boucle :
* Pierre Andrieu : Blues
Explosion “Damage”
; Daniel Darc “Crèvecoeur”
; Laura Veirs “Carbon
glacier”
* Vibrion, «Vibrion” (2004,
Les Filantes) écoutée par Pirlouiiiit * Daniel Darc , «Crèvecoeur»
(2004, Mercury - Universal) écoutée par Pierre Andrieu * Blonde Redhead, « Misery is
butterfly (2004, 4AD Records) écoutée par Pierre Andrieu |
Film
de l'année à l'unanimité :
Eternal Sunshine of the spotless mind Un
film de Michel Gondry, avec Jim Carrey, Kate Winslet Cette semaine dans Live in Marseille, la réponse à la question que
(presque) tous les tâcherons d'Hollywood (ou de Paris) se posent : Comment
fait-on un film exceptionnel ? 4 étapes indispensables.
Pour faire un bon film il vous faut : Pour faire un très bon film il vous faut : Pour faire un excellent film il vous faut encore : Mais surtout, pour faire un film exceptionnel, il faut en plus : Je le comprends maintenant et je vous supplie à mon tour, faites
confiance au formidable b-à-o qui est en train de naître autour de ce film
! Ne ratez pas Eternal Sunshine of the Spotless Mind, s'il n'y a
qu'un film à voir cette année c'est lui !
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Et putaing, encore une baffe de sa race. Manu
Larcenet devrait être interdit de publication pour cause de
harcèlement émotionnel. Ce deuxieme tome du Combat
ordinaire m’a encore laissé avec une boule dans la gorge et les
larmes aux yeux. Condensé d’émotions, c’est l’histoire ordinaire d’un mec
ordinaire. Ses angoisses, ses névroses, ses relations avec sa famille, son
milieu prolo d’origine, son milieu professionnel branchouille,
l’installation à la campagne pour trouver une improbable sérénité, l’amour
de sa copine, la crise de la trentaine, l’angoisse de la paternité, la
relation de l’artiste à son oeuvre sont d’une profonde justesse, traité
sans complaisance ni apitoiement. Plus encore que dans le 1er tome, Larcenet raconte l’histoire d’un fils d’ouvrier, ses
relations à sa famille, le milieu prolo auquel il est viscéralement
attaché mais dont il ne fait plus parti (photographe, il est «le parisien»
plus vraiment comme «nous» ) . Racontant la classe ouvrière sans
complaisance mais avec une tendresse infinie, il me rappelle le John
King du bouleversant Human Punk. Ce n’est
pas le seul aspect de cette bd et cet enfoiré de Larcenet se montre
d’une grande sensibilité pour aborder les autres sujets. Mais il n’oublie
pas d’être drôle, en témoigne les passage avec la facteur, l’achat du
chichon chez les bourges, « li boulaouane » de Massoud, etc. * Manu Larcenet, sa vie, son œuvre et son incidence sur la
sensibilité pinguinesque (Son site : http://manularcenet.com/ )
La première fois que j’ai rencontré ce type, c’est dans un vieux numéro
de Fluide glacial dans une enquête des Brigades du Tigre au
prise avec Merlin l’Enchanteur… Une histoire hilarante, un dessin
unique, j’étais déjà accro. Le lascar récidiva plusieurs Lois des séries avant de s’attaquer à sa série Bill Baroud, héros des services secrets américains
combattant la chienlit communiste. Running-gags hilarants, sens de
l’absurde, références multiples au cinoche, aux séries TV et aux groupes
punk (ce mec a osé appelé un de ses héros le professeur Fermin Merguzza (chanteur du groupe punk
alterno basque Kortatu). Peu après, je découvre la collection aux
Rêveurs des Runes (leur site :
http://www.ifrance.com/onverrabien/), une collection où Larcenet va
pousser l’introspection très loin. Dans Presque, il revient sous son experience,
traumatisante, du service militaire. Avec Dallas
Cowboy, il explore ses angoisses (nombreuses), On fera avec est (un peu) plus joyeux et dans L’artiste de la famille il explorera son lien avec la
création et le dessin. Collection très personnelle, qui change avec son
dessin « rigolo », elle est bouleversante. Il reviendra a une veine plus
comique avec Le temps de chien : une aventure
rocambolesque de Sigmund Freud, où l’on découvre le psychanalyste
décidé à psychanalyser les cow-boys. Cependant l’histoire évoluera vers
des côtés plus sombre et graves telle que l’âme de l’occident. Dans la
même série La ligne de Front : une aventure
rocambolesque de Vincent Van Gogh mêlera le loufoque, l’absurde et
la gravité (réflexion antimilitariste mais aussi sur l’artiste et la grand
public). Il continuera à faire dans l’intimiste avec les deux volumes du
Retour à la Terre où son quasi double raconte
en des strips de 4 cases son installation à la campagne. Le ton y est plus
léger mais on sent bien le vécu et les angoisses sous-jacentes du
Larcenet. Il refait une incursion dans le comique et le
détournement de « mythes » avec son Robin des
Bois où on découvre un hors-la-loi grabataire, dévalisant les
touristes à bob Ricard de la forêt de Rambouillet. Mais attention,
derrière ce côté comique, il ne peut s’empêcher de se pencher sur des
thèmes graves comme le sens de la vie, la vieillesse, la mort (rien que
ça). Puis vient son chef-d’œuvre, Le Combat
Ordinaire dont le tome 2 vient de sortir. Histoire simple d’un mec
angoissé mais qui prend aux tripes. Je n’étais pas sorti indemne du tome 1
qui m’avait autant bouleversé que Gros-Câlin
d’Ajar/Gary et cette suite est à la hauteur. |
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