J'ai réellement failli faire demi tour ce soir. Panique sur l'autoroute, fermée au début pour cause d'incendie. Je tente quand même le diable et après 1h30 de bouchon record Marseille/Aix, je débarque au stade Pratesi du Jas de Bouffan pour le 1er soir du festival ZicZac organisé par la Fonderie.
Je ne sais pas vraiment qui j'ai raté mais après .../...
J’ai réellement failli faire demi tour ce soir. Panique sur l’autoroute, fermée au début pour cause d’incendie. Je tente quand même le diable et après 1h30 de bouchon record Marseille/Aix, je débarque au stade Pratesi du Jas de Bouffan pour le 1er soir du
festival ZicZac organisé par la Fonderie.
Je ne sais pas vraiment qui j’ai raté mais après une petite visite du site je découvre
Excentric sound system sur la plus petite des deux scènes.
Ce groupe créé par
Yossi Fine le bassiste est un mélange astucieux de reggae, funk, voix samplées ou organiques mais aussi multiculturel puisque composé de 2 israéliens, 2 new yorkais et 2 africains.
Ode au voyage et à la mixité des origines musicales. Super jeu de scène qui arrive à bien décoincer le public plutôt timide de début de soirée.
Petit entracte le temps de goûter au stand de spécialités culinaires togolaises et boisson énergétique au gingembre à l’etnik bar. Et ça repart !
C’est déjà
Poum tchack qui entame sur la 2eme scène !
Ok je les ai vu il y a 15 jours et c’est presque pour eux que je suis revenue.
Un rythme endiablé jusqu’à la fin entre le swing et le rock en passant par les pays d’Europe de l’est et en tournant très loin vers l’oriental.
Don’t panic et son swing donne le ton puis un remix à la Gainsbourg des
amours perdues, des hommages à
Billy Holliday,
Duke Ellington et aux westerns en noir et blanc !
Toujours ce solo dément de batterie puis chaque instrument son style et chaque musicien sa dextérité !
La bonne humeur est bien transmise au stade, pari tenu !
Aussitôt fini, aussitôt enchaîné sur l’autre scène. Par déduction, je suppose que c’est
Bambi Bellecombes qui mixe au loin. Pas vraiment de truc à dire, j’ai du mal avec les dj’s. Musique plus électronique qu’exotique.
Désolée mais j’écoute de loin pour essayer de garder ma place devant la scène de
Sanseverino.
Ca n’aura pas vraiment servi à grand chose vu les mal élevés qui se jettent devant toi alors que tu as créé ton petit espace. C’est limite à te gâcher la soirée sans gêne et compagnie !
Donc voici l’invasion sanseveriniesque avec pour l’occasion 8 cuivres démoniaques, une contrebasse en kilt, un guitariste presque jumeau, un batteur chef d’orchestre et un homme à tout faire souvent derrière son clavier. Puis lui même dans son propre rôle, ses positions délirantes, ses pantalons atypiques, sa coupe de cheveux décoiffante, son débit parlé et chanté que je défie quiconque de soutenir, et ses textes incisifs et engagés.
Tout plein de joie et de bonne humeur malgré le vent qui feuillette souvent son cahier d’antisèches (je me disais aussi ! fastoche avec le texte ! quoique !). Il met la pêche et on sautille volontiers avec lui.
A bas ceux qui font
Des manteaux avec la peau des animaux, la vie de Jésus dans une interprétation personnelle et originale, des triptiques qui n’ont définitivement rien à voir les uns avec les autres, une recette de régime idéale…. Bref des histoires de M.toutlemonde qui mettent le doigt sur ton nombril, simples et délirantes…
On repart avec le sourire…
Photo by july pour liveInMarseille
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