Accueil Chronique de concert Figs (ÔÈÃÑ)
Samedi 28 mars 2020 : 10032 concerts, 25960 chroniques de concert, 5290 critiques d'album.

Chronique de Concert

Figs (ÔÈÃÑ)

Figs (ÔÈÃÑ) en concert

Dom (ÄÎÌ) - Moscou 21 septembre 2006

Critique écrite le par


Apres une journée un poil plus cool niveau boulot nous nous rendons une nouvelle fois dans le centre pour aller découvrir un lieu et un groupe sur les conseils d'un Sasha qui ne pourra finalement pas se joindre a nous. Apres avoir tourné deux fois autour du pâté de maison (qui englobe aussi un centre commercial assez récent) nous trouvons enfin l'entrée de la salle. On s'acquitte des 200/150 roubles et nous voila dans une grande salle avec une scène en face, un bar sur le coté et des tables en hauteur.


Changement radical d'ambiance par rapport au Proekt OGI, car si ce dernier évoquait l'ambiance de la Machine a Coudre, ici ce serait plutôt l'équivalent du Tonic ou de l'espace Montevideo, dans lesquels je ne serai a posterio pas surpris de les voir programmer un de ces 4. Apparemment le concert ne va commencer que dans 45min; donc largement de quoi prendre a boire et a manger. Ce soir ce sera petits pois saucisse et bière.


Alors que Philippe va nous chercher un autre demi litre chacun, la pièce s'assombrit et le public, maintenant un peu plus fourni prend sagement place sur les quelques rangées de chaises. On entend des tintements et on voit arriver du fond de la scène, mais aussi du fond de la salle dans notre dos, les 4 musiciens qui constituent ce groupe, armées de triangles.


Ils prennent place derrière leurs instruments : 2 batteries, des percussions diverses et des instruments a cordes bidouillés + machines. Sur le site ils disaient "drum and noise" ce qui m'inquiétait un peu vu que je trouve la "drum and bass" parfois un peu pénible (sauf celle de de Sabot bien sur !). Mes craintes s'envole des le premier morceau car ça bouge pas mal contrairement a l'attitude du groupe (et du public lui aussi très recueilli)


Je dis ça mais il y en a quand même un qui fait un peu le pitre, c'est le batteur de gauche. C'est en effet le plus expressif. Il se promènera d'ailleurs dans le public pendant un morceau en agitant ses balais dans l'air et en faisant des grands mouvements avec ses bras. Les morceaux s'enchaînent sans laisser le temps au public d'applaudir ...


Les musiciens s'écoutent et se répondent, se sourient même parfois un peu. En fait par la composition du groupe et leur musique j'ai assez vite pensé a Aixinki, ce groupe percussif finno-aixois. On prend beaucoup de plaisir a regarder les musiciens qui avec leur air de ne pas y toucher vont chercher les sonorités et les combinaisons les plus tordues.


La fille du groupe tape sur une sorte de gouttière carrée et d'autres petits trucs récupérés et électrifiés, avec beaucoup d'entrain. Lorsque ce sera a son tour de chanter un peu (car la plupart des morceaux sont instrumentaux mais de temps en temps l'un ou l'autre prend le micro) elle le fera avec le même enthousiasme, bondissant sur place comme une rappeuse énervée.


Le deuxième batteur est lui d'un calme reposant, ce qui ne l'empêche pas de bourriner sur ses fûts en phase avec l'autres pour de pur moments de bonheur (qui m'ont fait mettre mes bouchons, et gigoter sur ma chaise). En plus de faire grincer ses cymbales avec un archet il a aussi des tomes électroniques pour des sons plus spaces.


Tout comme celui que j'ai pris pour le chef d'orchestre qui a une panoplie de cordes tendues (comme des violons disséqués) qu'il frotte ou sur lesquelles il tape. Des ressorts qui pendant aussi, un tourne-disque avec un peigne. Très réservé il ne s'adressera pas plus que les autres au public entre les morceaux, mais se mettra a chanter deux fois.


Musicalement a certains moments je penserai a du Tom Waits (période Bone Machine). D'ailleurs c'est au moment ou j'allais faire part de cette impression a Philippe que l'un des batteur se mettra a beugler pour la première fois. Sinon les morceaux étaient très différents les uns des autres ce qui avec une telle formule est plutôt un exploit. Du coup je ne perdrai mon attention qu'a deux reprises pour soulager ma vessie.


Apres une bonne heure et quart de musique hypnotique, il arrêteront simplement en se levant, salueront au public et se mettront a table pour une de ces assiettes petits pois saucisse donc je vous parler plus haut. Pour nous se sera retour au metro, non sans avoir fait une petite halte au stand disque - ou je ne reconnaîtrai que ñeux de Alexei Aigui, et kartochka histoire de se caler le ventre avant d'aller se coucher.


Site de Dom (ÄÎÌ) : http://www.dom.com.ru/
Page sur les Figs (ÔÈÃÑ) : http://www.dom.com.ru/event/2005/05/05/