Critique de concert Hélène Schmitt

A la découverte du "violon des profondeurs", selon les termes employés par l'artiste (Hélène Schmitt).
Sur scène, une femme avec un violon, dans la sobriété du temple. C'est tout. Tellement simple que cela pourrait faire peur. Et pourtant ...
Avec une oeuvre de Nicolas Matteis pour ouvrir le concert, le violon sonne ... là au fond de votre ventre.
Et puis c'est Bach. La sonate numéro 2 en la mineur, puis la partita numéro 2 en ré mineur. Les yeux se ferment dans le public, pour mieux sentir la vibration et l'émotion.
L'énergie de l'artiste est impressionnante. Ca ferait penser à une joueuse de tennis qui met toutes ses forces dans le point décisif. Ca gémit ... l'artiste gémit, le violon gémit. Il nous parle, nous raconte ce qu'il a au fond des tripes ... au fond de nos tripes. Pendant la chaconne (le dernier mouvement de la partita), on est en haleine : c'est si tortueux ... et limpide à la fois.
Ce n'est qu'après les applaudissements, en se réveillant, que l'on se demande comment l'artiste trouve une telle force, comment elle peut ainsi "travailler" son violon come une pâte, pendant presque deux heures, pour faire sonner son âme.
Ce n'est pas vraiment de la détente : il faut être concentré, se laisser pénétrer par la force et la finesse de la musique de Bach. C'est presque fatigant. Mais comme après une épreuve sportive, on ressort nettoyé, enthousiaste, éveillé de l'intérieur.
Alors ... ne manquez pas la prochaîne!
Sur scène, une femme avec un violon, dans la sobriété du temple. C'est tout. Tellement simple que cela pourrait faire peur. Et pourtant ...
Avec une oeuvre de Nicolas Matteis pour ouvrir le concert, le violon sonne ... là au fond de votre ventre.
Et puis c'est Bach. La sonate numéro 2 en la mineur, puis la partita numéro 2 en ré mineur. Les yeux se ferment dans le public, pour mieux sentir la vibration et l'émotion.
L'énergie de l'artiste est impressionnante. Ca ferait penser à une joueuse de tennis qui met toutes ses forces dans le point décisif. Ca gémit ... l'artiste gémit, le violon gémit. Il nous parle, nous raconte ce qu'il a au fond des tripes ... au fond de nos tripes. Pendant la chaconne (le dernier mouvement de la partita), on est en haleine : c'est si tortueux ... et limpide à la fois.
Ce n'est qu'après les applaudissements, en se réveillant, que l'on se demande comment l'artiste trouve une telle force, comment elle peut ainsi "travailler" son violon come une pâte, pendant presque deux heures, pour faire sonner son âme.
Ce n'est pas vraiment de la détente : il faut être concentré, se laisser pénétrer par la force et la finesse de la musique de Bach. C'est presque fatigant. Mais comme après une épreuve sportive, on ressort nettoyé, enthousiaste, éveillé de l'intérieur.
Alors ... ne manquez pas la prochaîne!
Signature : Flo
le 23/03/2007
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Mercredi 30 mai 2012 : 9435 concerts, 20898 critiques de concert, 4722 critiques de CD. 















