A la base j’avais invité une copine à un concert de musique cubaine aux Docks, mais ce dernier étant annulé, je cherche vite un concert de substition et me rappelle que Remy Decrouy m’avait dit quelques jours plus tôt qu’il jouait au sein de The Simple au Lounge ce soir.

Nous voilà donc, après quelques bières à Notre Dame du Mont, débarquant au Lounge.
Pour ceux qui ne connaissent pas, il règne dans ce lieu un esprit détendu avec ses lumières tamisées et les pages de bandes dessinées collées aux murs. On s’installe, histoire de goûter les bières à la châtaigne. En fait, connaissant Remy en tant que membre de Rosa, il m’avait proposé de venir quelques temps auparavant le voir dans son groupe The Simple, où il officie en tant que bassiste, au Poste à Galène pour un concert gratuit. Mais j’étais arrivé trop tard. D’où ma motivation pour découvrir le groupe sur scène, après avoir écouté leur excellent album.

Etant en compagnie, de plus avec une personne pas trop habituée à écouter du rock en concert, ce soir, je reste les trois quarts du temps sagement assis à table. Je ne me sens donc pas trop impliqué. Cependant chaque fois que ça me démange et que je m’approche de la scène pour faire une photo, j’ai l’adrénaline qui monte. Celle qui me donne de légers frissons et le sourire aux lèvres et qui me fait retourner en concerts les jours où il faudrait peut-être se reposer. Le groupe est en bonne forme. Les musiciens jouent de façon efficace et pleine d’énergie mais également avec beaucoup de jovialité. Je ne comprends absolument rien aux paroles en anglais mais j’apprécie tout de même la mélodie du chant de Romain Cricket, qui joue également en tant que guitariste.

La batterie est sur le côté, à gauche de la scène, Samir Madiouni fait donc face aux autres musiciens.

Le plus libre des trois étant Remy, puisqu’il n’est prisonnier ni du micro ni de la batterie.

A l’inverse de la plupart des bassistes, souvent en retrait sur scène, Remy ne reste pas en place et fait des va-et-viens entre les deux autres membres. Il a en permanence le sourire aux lèvres et dégage beaucoup de présence. On sent le lien efficace qui les relie tous les trois. Je suis également surpris par son jeu de basse très fluide comme s’il s’agissait de fines cordes de guitare.
Le groupe m’évoque les grands moments de grunge de part le son et la puissance, de même pour la voix du chanteur. Mais on y décèle aussi beaucoup de finesse (rythmes complexes et légers passages atmosphériques), et des influences diverses, en particulier la rythmique disco de Doctored Bliss ou la guitare ska de Smirkey Smile.
Malheureusement, je devrais m’éclipser pour cause de compagnie fatiguée. Mais j’y retournerai de sûr.

http://www.myspace.com/thesimplerock
Signature : Yoan-Loic Faure
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