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 | Les Escales du Cargo : Yael Naim + The Do - 24 juillet 2008 - Théâtre Antique - Arles  Au programme ce soir, la publicité des cahiers Oxford et celle du Mac Book Air. Blague à part, j’adore l’album de The Do et le peu que j’ai écouté de Yael Naïm m’a encouragé à prendre mon billet pour ce soir.
C’est The Do qui commence. Là, j’ai eu peur : Dan (basse, claviers) commence par dire .../...
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Au programme ce soir, la publicité des cahiers Oxford et celle du Mac Book Air. Blague à part, j’adore l’album de The Do et le peu que j’ai écouté de Yael Naïm m’a encouragé à prendre mon billet pour ce soir.
C’est The Do qui commence. Là, j’ai eu peur : Dan (basse, claviers) commence par dire «Si vous restez assis, vous êtes bidons» ce qui dans un théâtre revient à insulter une grosse moitié de l’auditoire. Lui & Olivia (guitare, chant) ne sont pas seuls : ils sont accompagnés d’un batteur mais surtout de bandes sons, notamment sur «Playground Hustle», leur premier titre où on se demande pourquoi Olivia chante par dessus sa propre voix enregistrée.
La suite sera d’un tout autre niveau. Certes, on réentendra ça et là des sons enregistrés (notamment des claviers) sortis de nulle part mais la prestation d’Olivia fera oublier tout le reste. Pieds nus, vêtue d’un poncho et d’un fuseau noir, elle fait preuve d’une très grande présence scénique. De plus, sa voix est remarquable, même si sur «On My Shoulders» elle a semblé éviter les aigus.
Ce décor est si magique avec les projos qui éclairaient les magnifiques colonnes romaines derrière la scène que même les moustiques arlésiens étaient de la partie. On les voyait grouiller autour des lampes sur la scène. Dan a même dit : «On se fait bouffer par les moustiques mais c’est cool» et Olivia a quitté la scène après une chasse apparemment fructueuse. Mes deux moments préférés ont été «When I Was Last Home» qu’ils jouent ce soir parce que le décor s’y prête et le rappel «Stay (Just A Little Bit More» pour lequel Olivia avait troqué sa guitare électrique contre une acoustique.
Même les «bidons» en redemandaient.
Si ma chronique s’arrêtait là, je mettrais trois étoiles. Mais il y eut Yael Naim…
Elle ne fut pas aidée par un son carrément à chier avec des basses extrêmement fortes (le public a pourtant prévenu après le premier morceau) et la voix trop mise en avant par rapport aux autres instruments. Mais en plus, elle a fait preuve d’un dilettantisme rare, se trompant dans les paroles de Far Far, étant prise d’un fou rire sur Toxic et j’en passe. Ses fans vous diront certainement qu’elle est «nature», moi j’appelle ça un manque de professionnalisme. Le fond fut atteint sur «Why Do We Fall In Love», question existentielle s’il en est, dont Yael est si fière qu’elle la répète une bonne trentaine de fois. Les mauvaises langues diront qu’elle a réussi à faire pleuvoir. Le ciel s’est en effet déchaîné. La suite fut du grand n’importe quoi, Yael improvisant avec «Singing In The Rain» en ricanant toutes les trois phrases tandis que les techniciens s’affairaient à sauver le matériel avec des tentes. Moi, je suis parti après la pub.
Setlist The Do :
Playground Hustle / At Last / The Bridge Is Broken / Inédit / On My Shoulders / Tammy / When Was I Last Home / Inédit / Aha
Rappel : Stay (Just A Little Bit More)
Setlist Yael Naim :
Far Far / Too Long / Toxic / Lonely / Duo en hébreu (7 Baboker ?) / Avec Les Jambes En L’Air / Why Do We Fall In Love / Singing In The Rain / New Soul / … Réagir à cette critique |
|  | Escales du Cargo : Massive Attack + Fink - 23 Juillet 2008 - Théâtre Antique d'Arles  Quel honneur de pouvoir assister à un concert de Massive Attack. Ce groupe mythique se fait évidemment rare. D’autant plus qu’il n’a pas été épargné par les turbulences. En effet le trio des débuts est devenu duo puis pour l’album 100th Window, 3D, leader du groupe, s’est retrouvé seul.
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Quel honneur de pouvoir assister à un concert de Massive Attack. Ce groupe mythique se fait évidemment rare. D’autant plus qu’il n’a pas été épargné par les turbulences. En effet le trio des débuts est devenu duo puis pour l’album 100th Window, 3D, leader du groupe, s’est retrouvé seul.
Pourtant ils sont bien là et même Fink qui assurait la première n’en revient pas « Massive Attack on this stage, It’s fucking amazing !! ».
Fink est lui aussi une curiosité puisqu’il est passé de l’electro au rock folk. Déjà deux albums sur le label Ninja tunes (!!) et un concept tout simple : seul avec sa guitare ou accompagné discrètement par un batteur et un bassiste, ils délivrent des ballades très agréables bien que manquant un peu d’originalité.
J’ai essayé de comprendre un peu ce que le bonhomme essayait de transmettre à travers ses textes et apparemment ç’est assez personnel, ça parle du quotidien comme la dernière chanson qu’il jouera Sorry, I’m Late. Une mise en bouche calme et ma foi sympathique.
Le théâtre antique d’Arles est magnifique. Plus petit que ce que je l’imaginais, il donne une vraie intimité avec les artistes. Malgré le prix exorbitant de la place, les gradins sont full. C’est moins vrai pour la fosse où l’on est à l’aise, je peux donc prendre place dans les tout premiers rangs tandis que les technos procèdent à un interminable changement de set (presque 1h).
Enfin les voila, les parrains du Trip Hop envahissent la scène avec une grosse armada, deux batteurs, une bassiste, un guitariste, un clavier, deux chanteuses (Stéphanie blonde toute en douceur,Yolanda black pour le côté soul et énergique) et Horace Andy !!! Oui le reggae man mythique présent sur les albums Blue Lines, Protection et Mezzanine.
A ce moment quelque chose m’inquiète quand même : le manque de réaction du public. C’est assez mou… Et cela se confirme puisqu’il manque cruellement de réaction malgré un début de set intéressant avec entre autres un Risingson très planant et le mythique Teardrop (pour tous ceux qui ont maté les yeux dans les bleus).
Au fur et à mesure que le concert avance je deviens cependant plus indulgent car il faut bien avouer que ça ne décolle pas trop. Musicalement c’est bon, c’est carré (encore qu’ils ont planté sur un morceau qui s’est arrêté net au plus grand désarroi de Horace Andy) mais ils manquent un peu de flamme. Le rapport avec le public n’est pourtant pas froid, sans fatuité et avec un réel plaisir d’être là.
Le problème vient avant tout du choix des titres, il est très accès sur Mezzanine, album sombre et sur la voix de Stéphanie. Horace Andy est sous utilisé, seulement 2 titres… Pas de One Love ou de Man Next Door.
Au niveau visuel le fond de la scène est fourni d’un écran en forme de bandeau où défilent des messages et des petites animations. C’est l’occasion pour moi de découvrir que MA est aussi un groupe engagé quand apparaissent des citations de Mandela, Rousseau et autres prônant la démocratie, le pacifisme et l’unité entre les peuples. Le mélange entre ces textes symboliques et la musique « stratosphérique » m’a vraiment touché.
Le groupe quitte la scène et c’est péniblement que le public lui demande de revenir. Il a été peut être un peu endormi le pauvre...
Le rappel va les réveiller puisqu’il débute par Angel et enchaîne avec Unfinished Sympathy, on touche enfin le rêve du doigt, le public est debout. Malheureusement c’est presque tout puisque le groupe conclut sur Karmacoma peu de temps après.
1h40 de concert, il manquait au moins 1/2h pour que ça soit acceptable. Là c’était le minimum syndical. Je dirais que c’était « juste » un bon concert. C’est dommage car il y avait tous les ingrédients pour que cela reste un moment inoubliable.
Photos de Andy Trax Réagir à cette critique |
|  | Piers Faccini + Rita Mitsouko + Cassius - 27 juillet 2007 - Escales du Cargo, Arles  Déjà qu’hier à 2 la scène paraissait grande, alors imaginez quand c’est un bonhomme tout seul avec une guitare et un harmonica. Pourtant avec seulement ça, il a su mettre en forme le public venu à l’heure. Le théâtre antique continue à se remplir pendant tout le set de ce jeune homme Piers .../...
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Déjà qu’hier à 2 la scène paraissait grande, alors imaginez quand c’est un bonhomme tout seul avec une guitare et un harmonica. Pourtant avec seulement ça, il a su mettre en forme le public venu à l’heure. Le théâtre antique continue à se remplir pendant tout le set de ce jeune homme Piers Faccini.
Il a tenu tout le monde en haleine avec sa sublime voix et ces quelques accords, simple mais bon, en mélangeant par moment une sorte de country envoutante puis un style plus rock. Pour finir, il a entonné une sorte de ballade à capella, j’en suis personnellement restée ébahie par tant de douceur dans la voix et de force aussi.
Enfin c’était un vrai chanteur finalement, il a su remplir le vide de la scène. A découvrir.
Ensuite contrairement à ce que l’on aurait pu croire c’est finalement les Ritas Mitsouko qui s’installent tranquillement sur les planches du théâtre.
La seule fois que j’aurais pu les voir c’était en 2000, mais un bête accident m’avait obligé à donner mes places. Quelle tristesse à ce moment là. Pour finalement apprendre que le concert n’avait pas été si bien que ça. Mais cette fois-ci c’est bon, je vais les voir, là c’est du sûr. Du coup, je suis ravie de pouvoir être juste devant la scène pour prendre des photos.
Quelle surprise quand ils arrivent, on dirait les mêmes, on n’imagine pas qu’autant d’années sont passées. Et c’est parti, ils ont une pèche d’enfer. C’est un véritable spectacle, Catherine Ringer, est habillée grande classe une belle robe noire très simple, avec un magnifique petit chapeau miniature sur le haut de la tête, et de son chignon. Elle ôtera son chapeau par la suite et va carrément finir les cheveux lâchés. C’est qu’elle est vraiment en forme, alors sa coiffure ne pouvait pas résister. Elle danse, saute, bouge enfin n’arrête pas de courir de tous les côtés de la scène et de faire des pas de danse.
Dans leur musique, on reconnaît vraiment les Ritas ils ont eu beau partir en vacances pendant un sacré bout de temps, quand ils reviennent c’est les mêmes, leur style, reste inchangé, je ne connaissais certes pas leur dernier album, mais il est dans la ligné des autres bien speed, et plein de délire. Il paraitrait qu’il y aurait plus de chanson en Anglais mais pour la tournée française, ils ont quand même étaient assez cool pour nous jouer plus de titres français.
Finalement, ils n’ont joué que 3 de leurs anciens tubes et aux grands regrets des amis qui m’ont accompagnée, ils n’ont même pas fait Mathias. Nous avons eu droit à C’est comme ça ; Les histoires d’Amours et Andy qui fut le Rappel, pour le bonheur de tout le public. Le côté sympa de Catherine c’est de s’inquiéter si ces musiciens vont bien s’ils ont la pèche, mais à mon avis, vu l’état général de tout le monde c’est du superflu, car tout le monde parait heureux, le théâtre est archi complet. L’ambiance est super.
Après leur rappel, ils nous quittent, pour la plus grande tristesse de la majorité du public, le théâtre c’est vidé dés qu’ils les dernières notes pourtant il nous reste encore un groupe pour conclure ce programme assez éclectique.
Après une bonne pause de 30minutes au moins le temps que tout les fans des Rita soit rentré chez Eux, et que le matériel de Cassius s’installent. Ce qui me laisse le temps de descendre pour me mettre en place pour mes dernières photos de concerts de l’été.
Je pensais avant de les voir jouer qu’ils faisaient une fusion de quelques musiques actuelles, mais quelle ne fut pas ma surprise quand ils commencent leur concert.
C’est parti pour presque 2h de dance House techno. Tout le reste du public est descendu dans la fosse pour danser comme en teuf. Les bras en l’air et les oreilles collées aux baffles. Enfin presque tout le public, car certains sont resté dans les gradins par curiosité ou comme moi pour vous faire une chronique entière. Nous avons eu le courage car pour certains qui m’accompagnait c’était un supplice. Mais heureusement ce sont des gens patients.
En dehors de leurs morceaux mondialement connu Toop Toop, je ne connaissais pas ce groupe car on peut, malgré tous, les appeler groupe de musique, ils sont nombreux les musiciens sur scène. Ça va de la batterie électrique, aux diverses guitares, aux claviers multiples, puis aussi la chanteuse et voir par moment les chanteurs. *
Nous avons même eu la chance d’avoir un musicien Exceptionnel qui n’était personne d’autre que Monsieur M et oui le fameux, mais de loin dans les gradins à vrai dire je ne l’ai pas reconnu. Enfin ce fut un bon concert sur l’ensemble des 2 soirs nous avons pu découvrir des talents prometteurs et des artistes confirmés, je tiens à remercier particulièrement l’équipe du Cargo pour leur sympathie.
Pour conclure voici une petite vidéo, pour vous donner une vague idée de Cassius.
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