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Festival Europavox25-28 mai - Clermont-Ferrand Europavox 2012 proposera un panorama des tendances européennes, autour d'artistes reconnus et à découvrir. Le festival EuropaVox se tiendra du 25 au 27 mai 2012 à Clermont-Ferrand, dans plusieurs lieux de concerts regroupés autour de la Place du 1er Mai (Forum de Polydôme, Coopérative de Mai... ).
Festival Europavox : vos critiques de concert |
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Festival Europavox - Forum Polydome : Dionysos etc etc
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Forum Parc Expos Polydome - Clermont-Ferrand (63)
(19h)
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Dionysos Dionysos est la meilleure chose qui soit arrivée au rock français au 21ème siècle : avec leur univers enfantin et gothique à la fois, décliné sur des disques déjantés et poétiques, Dionysos contient le champion du monde de crowd surfing et une violoniste à couettes qui joue en faisant des bonds, ainsi que 3 autres cadors en costard - leurs prestations scéniques dynamitent les salles et les festivals français depuis bientôt une décennie. A lire, une interview de Dionysos datant de 2002...
27.3 / 32.5 euros 
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Festival Europavox 2012 Pass 2 Jours Polydôme
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Forum Parc Expos Polydome - Clermont-Ferrand (63)
(19h)
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Dionysos Dionysos est la meilleure chose qui soit arrivée au rock français au 21ème siècle : avec leur univers enfantin et gothique à la fois, décliné sur des disques déjantés et poétiques, Dionysos contient le champion du monde de crowd surfing et une violoniste à couettes qui joue en faisant des bonds, ainsi que 3 autres cadors en costard - leurs prestations scéniques dynamitent les salles et les festivals français depuis bientôt une décennie. A lire, une interview de Dionysos datant de 2002...
43,5 € 
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8 avis et critiques de concert
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Peter Doherty (Festival Europavox 2010) - 23 mai 2010 - La Coopérative de Mai, Clermont-Ferrand (critique écrite le 25/05/2010 par Pierre Andrieu)
Pour le dernier soir du festival Europavox 2010 à Clermont-Ferrand, le public de la Coopérative de Mai, qui affichait complet, a eu droit à un concert d'exception de l'enfant terrible du rock anglais, Peter Doherty... Ce très ensoleillé dimanche 23 mai aura en effet permis aux fans de .../...
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Pour le dernier soir du festival Europavox 2010 à Clermont-Ferrand, le public de la Coopérative de Mai, qui affichait complet, a eu droit à un concert d'exception de l'enfant terrible du rock anglais, Peter Doherty... Ce très ensoleillé dimanche 23 mai aura en effet permis aux fans de l'ex futur Libertines (la reformation du groupe britannique est prévue pour le mois d'août 2010) de communier avec leur idole, très en forme et particulièrement à l'aise en version solo guitare/voix. Le set émouvant et folk rock de Peter D. était une très belle conclusion pour Europavox 2010 (sur lequel nous reviendrons plus en détails sous peu)... Compte rendu :

Guitare folk en bandoulière, son éternel chapeau vissé sur la tête, Doherty entame son classieux show en étant visiblement content de se produire devant une salle comble, attentive et chaleureuse... Décontracté et semblant parfaitement clair (il joue – presque – bien de la guitare et chante comme il faut, avec cet accent si reconnaissable et cette diction arrogante et un peu lasse qui fait tout son charme... ), celui dont la vie rocambolesque fait les choux gras des tabloïds putassiers et alimente les conversations de ceux qui n'ont rien compris à la musique se concentre sur l'essentiel : ses folk pop songs mâtinées d'esprit punk rock et inspirées par les œuvres des Clash, des Smiths, des Only Ones et des Kinks. Avoir ce Monsieur touché par la grâce en face de soi sur une scène donne immanquablement des frissons, pour de bonnes et simples raisons : ses morceaux sont admirablement bien écrits malgré leurs atours aussi nonchalants que débraillés et l'interprétation sincère que l'Anglais en donne est très souvent bouleversante. Loin d'assister à un concert de plus d'une rock star lessivée par les excès en tout genre, l'assistance – ravie ! – a en effet la chance de pouvoir se délecter de versions habitées de titres extraits du répertoire du doué songwriter. Les compositions tout droit sorties du premier opus solo de Peter Doherty, Grace / Wastelands, (Arcady, Lady Don't Fall Backwards, Last Of The English Roses... ), les raretés (The Ballad Of Grimaldi) et les tubes chromés des Libertines (Can't Stand me Now, What A Waster, Music When The Lights Go Out... ) s'enchainent pendant une heure, comme dans un rêve éveillé fait en très bonne compagnie... C'est à dire dans les bras de sa dulcinée. C'est en ressentant une foule d'émotions qu'on découvre chaque nouveau morceau joué, car la foi et la volonté de communion généreusement incorporées à ceux-ci sont réellement impressionnantes.
La présence - surprenante - sur certains passages de graciles danseuses sur scène, parfois affublées de drapeaux anglais, apporte un petit plus surréaliste à l'ensemble d'un set au cours duquel l'attitude goguenarde de Doherty - quand il s'adresse au public - donne un petit supplément de simplicité. Ceux qui se manqueront pas de se plaindre du fait que les cordes de sa guitare sèche frisent souvent, que le concert soit trop dépouillé, que le chanteur donne un mauvais exemple aux jeunes en buvant du vin rouge sur scène ou de je ne sais quoi sont tout simplement passés à côté d'un moment rare. Dommage pour eux... Même si Doherty tourne massivement pour soutenir son dernier album et enchaine les lucratives dates sur les festivals, ses concerts restent uniques. Celui, très réussi, donné à Europavox aurait gagné à être plus long et couronné d'un rappel ; mais à part ça, il n'y a vraiment rien à reprocher à cette prestation qui, à n'en pas douter, restera dans toutes les mémoires ! Et qui nous fera personnellement oublier la mauvaise impression laissée par les Babyshambles à Rock en Seine, en 2005. Le divin Peter a donc fait d'une pierre deux coups.
Liens : www.europavox.com, www.myspace.com/gracewastelands, http://petedoherty.over-blog.com.
Photo du concert : Flore-Anne Roth www.floreanneroth.com
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Richard Hawley + Band Of Skulls + Peter Hook Tribute to Joy Division + Bigott + Hindi Zahra + The Nits + Mr Nô + JJ (Festival Europavox 2010) - 22 mai 2010 - Coopérative de Mai et Magic Mirrors, Clermont-Ferrand (critique écrite le 27/05/2010 par Pierre Andrieu)
Malgré la relative désaffection du public (ce soir à l'affiche, il n'y a ni Gaëtan Roussel, ni Peter Doherty !), la soirée du samedi 22 mai au festival Europavox a permis de voir défiler sur les planches de la Coopérative de Mai et du Magic Mirrors toute une foule d'artistes européens .../...
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Malgré la relative désaffection du public (ce soir à l'affiche, il n'y a ni Gaëtan Roussel, ni Peter Doherty !), la soirée du samedi 22 mai au festival Europavox a permis de voir défiler sur les planches de la Coopérative de Mai et du Magic Mirrors toute une foule d'artistes européens majoritairement classieux... De la folk de Bigott à l'électro de Mr Nô en passant par la pop de The Nits et celle de Richard Hawley, l'électro pop de JJ , le rock de Band of Skulls, le pop 'n world d'Hindi Zahra ou encore l'hommage à Joy Division par le légendaire Peter Hook, il y avait de quoi faire au rayon "talents" ! Seul problème, les choix cornéliens imposés par un planning où tout se passe en même temps...

Bigott
La soirée commence à 19h30 dans la petite Coopé avec le set marquant de l'Espagnol Bigott, un chantre de la folk music bénéficiant d'une voix de stentor et de la présence à ses côtés d'un groupe capable d'offrir de riches arrangements... D'apparence bourrue avec sa barbe et son physique massif, le songwriter se révèle sensible, brillant mélodiste et doué pour proposer des morceaux folk rock pop de très belle tenue. Si l'on pense immanquablement à Leonard Cohen et à Nick Cave du fait des troublantes et graves cordes vocales du monsieur, le concert proposé par Bigott est tout à fait personnel, très varié et de nature à captiver un large public... Le public, conquis, a droit à des folk songs rustiques, à des embardées pop 'n folk rock ou à des chansons de marins.. et il en redemande ! A découvrir !

Hindi Zahra
Juste après dans la grande salle de la Coopé , c'est la troublante Hindi Zahra qui officie sur scène avec son groupe... Le premier choc vient du manque de public et des sièges qui ont été placés dans la fosse, ce qui promet un spectacle pas très convivial... Et de grosses difficultés à faire monter l'ambiance. Sauf que pour ce qui est de faire monter la température et briser rapidement la glace, Hindi Zahra sait faire : après quelques morceaux où sa très belle voix et les ondulations lascives de son corps très hot font leur petit effet, elle demande aux gens de se lever et de se rapprocher de la scène... Ce qui est fait illico presto par une grande partie de l'assistance ! Si au début on se laisse séduire par le mélange pop 'n soul world offert (la bluette radiophonique Beautiful Stranger passe plutôt bien en live), juste après l'ensemble révèle ses faiblesses : le guitariste se prend pour Carlos Santana ou Eric Clapton et se lance dans des solos intolérablement longs et dramatiquement hors sujet. Comme tout gâcher en étant trop bavard et peu regardant sur le son (trop formaté et compressé)... Deux titres, très fatigants et trop consensuels, plus tard, et l'on prend la poudre d'escampette.

The Nits
Un peu plus tard au même endroit, les Nits sont de retour à la Coopé, après leur concert classieux mais un peu soporifique donné ici même il y a quelques années... Si le trio hollandais reste un excellent pourvoyeur de pop songs lettrées et ciselées, il faut avouer que tout cela sonne daté, rabâché et fatigué. Pas sexy pour un sou et alourdi par un son de synthés franchement horrible, le groupe nous donne envie de fuir assez rapidement, malgré la qualité de ses morceaux, certes bien écrits mais souvent trop lisses. A revoir dans un endroit plus intimiste...

Band of Skulls
Maintenant, direction le Magic Mirrors érigé place du 1er Mai, à quelques encablures de la Coopé... Sur scène, le trio anglais Band Of Skulls ferraille sévèrement une pop rock psyché et bruitiste aux atours sensuels, rageurs et accrocheurs... Certes, tous les titres ne sont pas d'un niveau égal - il y a quelques petites faiblesses -, mais la plupart font très bonne impression. Grâce à un son de guitare titanesque, aux jolis duos de voix féminines et masculines et à un sens inné de la power pop blues song qui tue. Référence actuelle en la matière, l est impossible de ne pas penser aux Kills quand Band of Skulls joue.

Mais malgré cette légère impression de déjà vu, il faut avouer que le groupe propose une très efficace séance de rentre dedans au public. Qui semble apprécier l'invitation à rocker sévèrement sans penser au lendemain... Prenant de ce fait en pleine poire une belle série de tubes pop rock avec riffs qui restent en tête et de titres psyché blues punk décérébrants à souhait. A voir sur scène !

Peter Hook Tribute to Joy Division
Toujours au Magic Mirrors, on assiste quelques minutes plus tard au début du set revival de Peter Hook, ex bassiste de Joy Division et New Order. L'homme vient présenter un hommage à Joy Division et compte bien interpréter l'album Unknow Pleasures en entier et dans l'ordre. Le problème, c'est que ce genre de concerts nous crispe d'avance ; comment en effet ne pas briser irrémédiablement la magie de cette musique en l'interprétant trente ans plus tard sans le chanteur original (R.I. P. Ian Curtis) et sans le groupe d'époque ? Certes, voir Peter Hook débouler très énervé et poing levé sur scène est le genre de truc qui donne des frissons, pour qui a passé des heures à fantasmer sur le son de basse de cet immense musicien. Mais le hic, c'est que notre homme s'empare du micro pour hurler comme un punk bourré, avec une voix très limitée et à des années lumière de celle de Mr Curtis. Les quatre premiers morceaux sont une sorte de warm up sonnant comme du Joy Divison joué par un groupe de hard rock de seconde zone... Peter Hook, ne joue de la basse que quand il ne " chante" pas, c'est parait-il son fils, visiblement terrifié, qui officie à ses côtés, avec un guitariste et un batteur... Tout cela est franchement déprimant et peu prometteur pour la suite. Direction la Coopé pour assister au set de Richard Hawley. Par la suite, des personnes ayant assisté au set complet nous ont dit leur bonheur d'avoir vécu à un moment d'exception. On a du mal à imaginer le très lourdingue combo vu à l'œuvre se transformer en machine de guerre post punk, mais sait-on jamais...

Richard Hawley
C'est dans une salle bien remplie mais où l'ambiance est un peu cassée par la présence de sièges (un rideau derrière la console et tout le monde debout, cela aurait été sans doute mieux) que le très doué Richard Hawley - quelle voix en or ! quelles chansons ! quels albums ! - se lance dans un concert à la fois planant, lancinant et très " lover crooner "... Le natif de Sheffield est accompagné par un groupe remarquable, qui maitrise l'art de se faire discret et sobre tout en sachant proposer des montées soniques absolument époustouflantes... Comme sur ses mirifiques disques, Richard Hawley sur scène, c'est carrément la grande classe ; peut-être manque-t-il seulement quelques changements de rythmes, un peu plus de contact avec le public et une salle plus adaptée (la dernière fois en 2001, dans la petite salle, c'était simplement parfait !) pour que le bonheur soit total. Toutefois, on a peu l'occasion de voir à l'œuvre un talent aussi pur en direct live... Comment ne pas ouvrir les portes de son cœur à un homme qui chante divinement des morceaux aussi langoureux, vintage, mélancoliques et inspirés ? Ce n'est pas humainement possible, mesdames et messieurs ! Un grand moment qui donne envie de vivre le reste de ses jours avec tous les disques de Mr Hawley en perfusion matin, midi et soir...

JJ
On ne pourra pas juger de la qualité du groupe suédois JJ vu le dramatique concert qu'il a offert au festival Europavox. Sans doute pris de boisson et perturbée par des balances faites très tard et devant tout le monde, les deux membres de JJ ne réussissent pas à séduire avec leur électro pop potentiellement mélancolique, gothique, clinquante et ténébreuse. La raison est assez simple : ils semblent se foutre totalement de ce qu'il font, ricanent comme des baleines en plein morceaux pendant que la bande son passent en fond sonore. Foutage de gueule en bonne et due forme ! Un concert à oublier et un groupe à revoir plus en jambes dans un autre cadre !

Mr Nô
On termine la soirée avec dernier petite rasade de musique fraiche et servie très chaude dans le Magic Mirrors... Elle est généreusement envoyée par Mr Nô, en forme olympique avec ses titres hyper efficaces entre électro rock qui botte les fesses et new wave démoniaque... Même sans être particulièrement pointu dans le style musical abordé, on ne peut qu'accepter de se faire gifler les oreilles par ce déluge de beats, de basses et de synthés triturés. Si l'on ajoute à cela des lumières parfaites pour partir en trip et des vidéos qui rendent dingo, on obtient un set extrêmement propice aux pétages de plombs collectifs. Normal donc que le public semble prendre gravement son pied. A revoir plus longuement et en étant en grande forme très bientôt ! Une question subsiste toutefois : la danseuse folle, et d'un certain âge, a-t-elle atterri sans dommages sur sa carlingue – déjà un peu froissée – depuis la fin de ce live ? Mystère !
Liens : www.europavox.com, www.myspace.com/myspacebigott, www.myspace.com/zahrahindi, www.myspace.com/theearlynits, www.nits.nl, www.myspace.com/bandofskulls, www.myspace.com/peterhookneworder, www.myspace.com/richardhawley, www.myspace.com/themisterno.
Photos des concerts : Flore-Anne Roth www.floreanneroth.com
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Rachid Taha feat. Mick Jones + The Black Box Revelation + Gaëtan Roussel + Boogers + Nive Nielsen And The Deer Children (Festival Europavox 2010) - 21 mai 2010 - La Coopérative de mai, Clermont-Ferrand (critique écrite le 22/05/2010 par Pierre Andrieu)
Après le lancement du festival la veille, la première véritable journée du festival Europavox 2010 a permis d'apporter une bonne dose de musique live au très nombreux public de la Coopérative de Mai, à Clermont-Ferrand... Au programme du vendredi 22 mai : le blues rock 'n roll implacable de .../...
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Après le lancement du festival la veille, la première véritable journée du festival Europavox 2010 a permis d'apporter une bonne dose de musique live au très nombreux public de la Coopérative de Mai, à Clermont-Ferrand... Au programme du vendredi 22 mai : le blues rock 'n roll implacable de The Black Box Revelation, la folk pop rock prometteuse de Nive Nielsen And The Deer Children, le concert punk raï and roll chaotique et au final jouissif de Rachid Taha avec le guitariste des Clash, Mick Jones, la chanson pop rock un peu vaine de Gaëtan Roussel et, enfin, la confirmation éclatante des talents du one man band pop punk rock Boogers... Récit d'une chaude soirée printanière et festive :

The Black Box Revelation
Dès 19h30, dans le club de la Coopé, le duo guitare/batterie belge The Black Box Revelation accueille les festivaliers avec de grandes rasades de punk 'n blues psyché garage... Si le public de Gaëtan Roussel n'en a cure - il fait la queue pour entrer dans la grande salle sans prendre le temps de jeter une oreille à ce concert -, les personnes présentes passent un pur moment de rock 'n roll et ressortent les yeux brillants, les systèmes auditifs en vrille et les genoux flageolants... Les deux survoltés musiciens ont en effet plus d'un tour dans leurs sacs : ils sont capables de jouer du blues punk hystérique, de proposer des ballades psyché aux ambiances délétères et de partir dans de longues embardées avec breaks tétanisants et solos de guitares déjantés.

Comme au Printemps Bourges en avril 2010, l'alchimie entre le batteur cogneur, joyeux et très expressif et le guitariste/chanteur torturé et mal embouché fonctionne à plein, c'est véritablement du grand art ces 45 minutes passées avec The Black Box Revelation ! Dommage d'avoir loupé ça pour les fans de Gaëtan Roussel ! Et en plus leur Louise Attaque idole a pris la peine de venir jeter une oreille à cet immanquable " petit " concert !

Nive Nielsen And The Deer Children
On passe ensuite dans la grande salle, toujours en train de se remplir, pour assister au set séduisant en diable et touchant de Nive Nielsen And The Deer Children, un groupe emmené par une chanteuse/guitariste native du Groenland. Les allergiques à la folk music ont pris leurs jambes à leurs cous dès les premières notes et ils ont franchement eu tort ! Car malgré un batteur trop cogneur sur la fin du set, quelques paroles super faciles et des petits discours gênés assez fatigants, Nive Nielsen And The Deer Children offre un concert accrocheur, versatile et émouvant. Bien sûr, il n'y a rien de vraiment original ici, mais Nive Nilesen possède des cordes vocales bouleversantes, sait écrire des morceaux qui font voyager l'esprit à la première écoute et s'entoure d'un backing band parfait (pedal steel guitar, guitare électrique, scie musicale, contrebasse... ). La richesse des arrangements casse parfaitement la monotonie qui aurait pu éventuellement s'installer si cela avait été un concert solo. Et l'on passe un moment délicieux. Il faudrait juste dire au batteur/bucheron qu'il ne joue pas dans un groupe de punk ou de hard rock, merci ! A découvrir !

Rachid Taha featuring Mick Jones
Place aux têtes d'affiches ensuite, avec le set particulièrement décousu mais marquant de Rachid Taha, plus que jamais dans sa période " excès en tout genre ". Si l'on respecte l'homme pour sa rock 'n roll attitude, son ouverture d'esprit et ses morceaux enregistrés depuis de nombreuses années, il faut avouer que l'on a un peu arrêté de suivre sa carrière, suite à divers concerts ratés ici même. Comme à son habitude, l'Iggy Pop arabe arrive bien chargé sur scène, le chapeau enfoncé sur la tête et le pied de micro servant plus à se cramponner qu'à vocaliser... L'on se dit alors que cela va être un coup pour rien, car si le groupe assure l'essentiel, le guitariste en fait des kilos dans le style rock FM et Mr Taha ne pousse que des couinements exaspérants. Puis, petit à petit, l'orchestre réuni autour de celui qui refuse d'être " 1, 2, 3 Soleils " à lui tout seul joue plus world n' roll que " soupe métissée et radiophonique épate bobo " et le concert décolle, un tantinet. Ça ronronne quand même un peu jusqu'à ce que Gaëtan Roussel vienne chanter en duo sur Bonjour, une chanson qu'il a écrite pour le dernier album de l'ex Carte de Séjour. Le titre n'est pas mémorable (c'est un euphémisme !), mais tout le monde semble ravi d'être là et l'excessif chanteur né à Oran, en Algérie semble se réveiller à cet instant précis. Juste après, il présente un invité qui est " encore mieux que Mr Roussel ! " (pas sympa, mais vrai !), Mick Jones, le fameux guitariste des Clash.

Certes, avec sa calvitie et son costard BCBG, l'homme ressemble désormais à un croisement entre Giscard d'Estaing et Frédéric Mitterrand (beurk !) mais il a toujours une aura, une prestance et un coup de médiator qui font plaisir à voir, et à entendre. Et ce même s'il est sous utilisé sur les deux premiers morceaux interprétés. L'on se dit que c'était bien la peine de l'inviter pour faire ça... Et puis le joueur d'oud (très bon et sauveur de Taha avec ses chœurs) joue le riff de Should I Stay Or Should I Go ? sur son instrument de prédilection... Et Mick Jones enchaine à la Telecaster et au micro. Putain de bordel merde, se dit-on alors ! Même si nous sommes en 2010 et si de l'eau a coulé sous les ponts punk rock, ce titre servi sur un plateau par son auteur et chanteur original est une madeleine de Proust absolument orgasmique ! Là, Taha se fait discret, laissant la place qu'il mérite à son invité, avant que la troupe n'enchaine sur un très bandant Rock el Casbah, qui achève de faire s'envoler le dernières réticences. Le rappel bordélique qui s'ensuivra, où la vedette alcoolisée du show fait scander " Clermont-Ferrand " puis " Mick Jones " à la foule sera l'occasion de remercier Rachid Taha pour nous avoir permis de toucher du doigt le rêve du Clash, même fugacement.

Gaëtan Roussel
Un peu plus tard, la superstar du jour dans le cœur du public, Gaëtan Roussel, offre un gentil set entre chanson, pop et rock à ses très nombreux fans, visiblement ravis. Mais en ce qui nous concerne, malgré nos efforts pour essayer d'apprécier sa prestation, on n'y arrivera pas. Les raisons sont multiples : la voix du monsieur nous exaspère toujours sautant, son côté gendre idéal un peu démago est casse burnes, ses textes naïfs nous énervent au plus haut point et son écriture systématique utilisant toujours les mêmes ressorts nous fatigue sérieusement. En un mot comme en cent, on trouve tout cela extrêmement chiant ! Mêmes le single Help Myself (Nous en faisons que passer), qui est clairement au dessus du lot et dont la version studio est tubesque à souhait est massacré en live, car joué de façon balourde et agrémenté d'un solo de batterie dégoulinant en plein milieu. La carrière et la ligne de conduite discrète de Gaëtan Roussel sont hautement respectables, mais ses morceaux nous laissent complètement froid. Sans doute restera-il toujours pour nous celui qui a écrit et produit les dernières chansons du grand Alain Bashung et a permis à Gordon Gano et à ses Violent Femmes de gagner un peu de reconnaissance... et d'argent. Ce qui est déjà beaucoup !

Boogers
A la fin du concert de Gaëtan Roussel, les 1500 personnes quittent la grande salle à grandes enjambées et il faut tous les talents de saltimbanque punk de Boogers (qui joue une chanson façon Remi Bricka rock 'n roll sur le parvis avec sa guitare) pour attirer un public conséquent dans le club, juste après... Ceux qui ont fait " l'effort " de rester ne le regrettent, le divin farfelu mettant un point d'honneur à donner le meilleur de lui-même, galvanisé par la " déculottée " (dixit Boogers on stage) administrée par le mythique Mr Jones. Comme on l'avait remarqué lors de sa prestation aux Découvertes du Printemps de Bourges 2009 et sur son excellent premier disque paru cette année, on constate à nouveau que ce one man band, c'est de l'or en barres pour qui aime le punk 'pop rock bricolo, mélodique et décalé. Grand fan de Weezer, Beck et Grandaddy, le très en forme trublion enchaine ses titres en forme de mini tubes à gueuler dans sa chambre, avec nonchalance, attitude drolatique qui va bien et ferveur. Normal donc que le public soit enthousiaste devant le set très bien envoyé de cet hurluberlu, sacrément doué pour trousser des pop songs catchy et reprendre des tubes à sa sauce piquante (Stand Up For Your Rights de Bob Marley version punk). Tant et si bien que Boogers aura droit à un rappel mérité. Ce gars-là est tellement bon, qu'on lui pardonnera avec grand plaisir ses blagues volontairement foireuses sur l'Auvergne et son Saint-Nectaire !
On quitte le site d'Europavox avec en tête plein de bons souvenirs et en particulier celui d'avoir eu la joie de croiser un court instant la route de l'immense Mick Jones !
Liens : www.europavox.com, www.myspace.com/theblackboxrevelation, www.myspace.com/nivenielsen, www.myspace.com/taharachid, www.rachidtaha.fr, www.gaetanroussel.com/, www.myspace.com/musicboogers.
Photos Europavox 2010 : 5.6 de Thiers
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