
Présentation complète : Le puissant souffle d’indignation et de colère, la force des espoirs et des désirs d’émancipation de la jeunesse et des travailleurs du monde parcourront les allées, les débats, les spectacles de la Fête de l’Humanité, le 16, 17 et 18 septembre prochain.
Lieu de rassemblement populaire à nul autre pareil, elle sera la caisse de résonance des exigences de démocratie radicale, de démocratie vraie, qui colorent ce début de millénaire, en amplifiant les cris des mouvements sociaux, citoyens, culturels qui, après les peuples arabes, cheminent désormais dans les pays européens et aux États-Unis.
Source : Dossier de presse.
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3 avis et critiques de concert
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Fête de l’Humanité (Jour 2) : Cafe Vista Alegre + Maxime Le Forestier + Les Wampas + Arthur H + The Kooks + Deep Purple - 12 septembre 2009 - La Courneuve - Parc du Bourget (critique écrite le 26/09/2009 par Boby)
Après une nuit des plus mouvementée au camping, un Djembéman qui joue mal, un départ d’incendie et le froid commun à Paris, c’est par un débat sur Jaurès que cette seconde journée sur la planète Humanité commence.
"Qui a les plus grosses maracas ?"
Pas grand monde pour le rendez vous .../...
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Après une nuit des plus mouvementée au camping, un Djembéman qui joue mal, un départ d’incendie et le froid commun à Paris, c’est par un débat sur Jaurès que cette seconde journée sur la planète Humanité commence.
"Qui a les plus grosses maracas ?"

Pas grand monde pour le rendez vous cubain de la semaine. Il faut dire que Cafe Vista Alegre ne fait pas figure de tête d’affiche. Cependant après un bon petit repas kebab-guiness, pour la sieste de 14h, la musique cubaine il n y a rien de mieux. Maracas en main, sourire jusqu’ aux oreilles, le chanteur qui, rapidement est rejoint par une jeune chanteuse, semble vraiment dans son élément. Il faut dire qu’un cubain à la fête de l’huma, cela relève de l’euphémisme. Néanmoins aprés une demie heure de spectacle, le show devient quelque peu rébarbatif bien que plaisant.
"L’intrus de la Fête"

On savait que Radio France était partenaire de la Fête de l’Humanité mais jamais on ne m’avait prévenu que Nostalgie était aussi de la partie, c’est sans doute pour ça que je fus étonné de voir Maxime le Forestier sur cette scène d’autant plus depuis son léger retournement de veste sur le débat relatif à la loi HADOPI. Il était donc risqué de venir se produire ici, tomates ou applaudissements à l’entrée de l’artiste ? Finalement ni l’un ni l’autre, sur l’ensemble de l’assemblée tout juste un quart remarque la présence de l’artiste. Qu'il joue ou pas pour la majorité du public ça ne fait pas grande différence. Tant les cubains de Cafe Vista Alegre étaient parfaits pour faire passer la digestion du midi, tant Maxime ne fait pas passer grand-chose à travers son concert. Heureusement la fête de l’Humanité ne se résume pas seulement au concert, après avoir tenu péniblement 4 morceaux c’est sur les expositions photos que je me retranche.

Mais en chemin, c’est une curieuse rencontre que finalement je fais. Un paradoxe, une énigme, bref un ministre de la majorité présidentiel, celui de la culture, Mr.Mitterand, pas celui qui est décédé, l’autre. Accueilli par les huées, les cris et les insultes, le principal intéressé se défend comme il peut. D’un côté il explique que sa présence est légitime en tant que ministre de la culture, ce qui est pour le moins normal, seulement de l’autre côté le ministre défend ouvertement son ami Hortefeux devant des militants exacerbés, de surcroit, le ministre se fait rapidement expédier de la fête. De son côté Maxime sans escarmouche termine son set. Cependant de Frédéric ou Maxime difficile de dire qui était vraiment l’intrus de la Fête…
"Ce soir les Wampas ont inventé le Rock pour vous mes chéris !"
17h40, un soleil presque de plomb, des effluves de transpiration d’adolescents et un costume rouge, panoplie d’un véritable coco, celle de Didier Wampas.. Après une petite musique d’introduction (celle du catcheur l’Undertaker, pour les connaisseurs), les 5 yéyés punks rentrent sur scène entamant in media res leur set. La masse compacte saute sur les riffs enjoués du groupe. Après " Aquarium Tactile " Immersion totale dans l’ambiance de la Fête, du costume aux petites phrases clin d’œil comme "Reviens G. Marchais ", les Wampas ne s’impliquent pas qu’à moitié. A tel point que c’est une jeune militante qui sert de pied micro le temps d’une chanson. Dans l’univers des Wampas entre punk brut et le kitch il n’y a qu’un pas, du coup coup de plus normal que de chanter " Macho Man " ou " Où sont les femmes" en plein milieux de set ? C’est un peu la marque de fabrique du groupe.

Lorsque Didier n’est pas sur scène, il est dans le public, sur le dos, sur le ventre, sur une chaise. Même si la fête est sous l’égide de la faucille et du marteau, il ne faut pas négliger un détail, Didier Wampas est le roi, et c’est en tant que tel que le Roi se fait installer un trône de fortune (quelques caisses en bois) sur scène. Du haut de son perchoir les communistes sont à ses pieds et c’est peu dire, tous scandent"Didier Wampas est le Roi ". Ce que des gouvernements entiers ont essayé de faire durant des années et années, Didier Wampas l’a réalisé en tout juste une demi-heure. Sa majesté nous gratifie d’ailleurs d’un set list vraiment hétérogène, des titres du nouvel album, des anciens et bien sur l’incontournable "Porte feuille de Manu Chao " qui électrise un public déjà survolté. Le ridicule ne tue, les Wampas l’ont prouvé à maintes reprises, après l’immonde costume rouge, Didier prend une guitare Hello Kitty et se coiffe non pas d’une couronne mais d’un immonde plot orange de signalisation, généreusement offert par le public.
Maintenant couronné, Didier s’adresse à son peuple " Ce soir les Wampas ont inventé le Rock pour vous mes chéris ! KISS, KISs, KIss, Kiss, kiss… ", Après avoir embrassé quelques personnes du public, c’est au tour des personnes à mobilité réduite de se faire embrasser par le Roi. Avec les mouvements de foule un épais panache de poussière s’installe devant la grande scène, même s’il est difficile d’y voir, il n’est pas pour autant dur de remarquer que la fosse est déjà pleine. Il n’y a pas de problème, il n’y a que des solutions, afin de remédier à la surpopulation dans le public Didier invite –pour son plus grand plaisir- les demoiselles du public sur scène. C’est alors qu’une nuée de jeunes groupies déferlent sur la grande scène. Ca se trémousse, ça danse pour les plus osées ça embrasse même les membres du groupe. De quoi ravir les Wampas qui terminent sous des tonnerres d’applaudissements et des milliers de baisers.
"I want to FLUCK with Madonna"

J’apprécie le père, j’idolâtre la sœur, mais le frère j’avoue ne pas vraiment le connaitre. En tout cas le public est au rendez vous, -même si les premiers rangs sont déjà essentiellement occupés par les jeunes groupies des Kooks-. Entrée sans fioriture sur scène, pas de décors, un univers très sombre un seul élément contraste avec l’ensemble uniforme, la charmante pianiste à tête blonde du groupe. Cette année les programmateurs n’ont, semble t il pas peur de jouer avec le feu, il n’y a pas que Maxime Le Forestier qui soit pro Hadopi, Arthur H l’est aussi. Du coup s’exposer sur une scène aussi politisée que celle de l’Huma peut se révéler risqué, heureusement pour l’artiste Mitterand et les Wampas sont passés avant ce qui a quelque peu calmé les foules. Arthur H débute avec "Est-ce que tu aimes ", initialement ce morceau est un duo avec -M-, sans ce dernier cette version est quelque peu fade.
Heureusement Higelin fils se rattrape avec " Dancing with Madonna " qu’il transforme en plein milieu en "FLUCKING with Madonna", flucking car fucking est trop vulgaire pour celui qui se décrit comme un "poélitique", amis de la poésie, bonjour. Après plus de cinq heures de concert ma gorge est un peu sèche du coup la Guiness m’appelle, et entre cette délicieuse boisson et Arthur H il n’y a pas photo, même si le set n’est pas fini je déserte –sans grand regret- la grande scène en faveur du stand Irlandais du Village Monde. Pour conclure, tant je serai prêt à défendre qu’avant d’être la fille de… Izïa se révèle être une perle musicale, un bijou, tant pour Arthur H il me serait plus difficile d’en dire autant…
" We love you"

Un groupe pop british juste avant une tête d’affiche de légende, c’est un peu une coutume sur la grande scène de la fête de l’Huma que de retrouver ce genre de programmation. Après Razorlight, Babyshambles,il était on ne peut plus normal de retrouver les anglais de The Kooks au parc du bourget. Autant dire que tous les préadolescents boutonneux s’étaient donné rendez-vous. D’ailleurs dans les premiers rangs la tension est palpable à tel point qu’au moment où le groupe débarque sur scène ce sont tous les photographes/journalistes qui se sont soudain retrouvés sourds. Somptueux amalgame de Rock, Folk, Pop il faut reconnaitre que ces quatre dandys là ont une toute autre classe que certains groupes français qui essayent –tant bien que mal- de percer dans le milieux à l’image des bb brunes pour ne citer qu’eux.
Pas le temps de s’ennuyer, les titres s’enchainent rapidement, peut être même trop. Il est d’ailleurs regrettable que le chanteur fasse plus attention aux groupies du premier rang plutôt qu’à l’ensemble du public, comme dirait les plus sages, c’est de leur âge. En tout cas le public ne semble pas leur en tenir rigueur, envouté par " Ooh la " ou encore le magnifique " Sway ", difficile de faire autrement.D’un titre à l’autre l’atmosphère change, mais l’énergie débordante du groupe reste.

Les bambins –qu’ils sont- se déchainent sur scène, à droite à gauche, c’est à s’en demander comment le chanteur trouve le temps de réciter ses paroles. Qu’il s’agisse de morceaux du premier album ou du dernier, les fans sont là et comptent bien le faire savoir, pas un refrain n’est oublié, pas une parole ne manque, ces textes ils les connaissent par cœur, plus qu’un simple groupe de rock, les Kooks semblent être en seulement deux albums devenus des icones incontournables de la musique pop anglaise. Même si les prises de paroles se font rares, avec des morceaux comme " Naïve", "See The Sun" ou "Stormy Weather ", difficile de résister au charme, à la classe et au rock du quatuor britannique.
L’assemblée est charmée voire même subjuguée par la fougue des petits anglo-saxons à tête d’ange. " Sofa Song ", dernier morceau de ce set sur vitaminé se conclut par un bain de foule du chanteur, devant, impossible d’entendre la musique, les cris d’extases des jeunes groupies sont les plus forts. Après de brefs remerciements les Kooks se retirent, au désarroi de certaines, définitivement.
"You are magical ! "

Quelle mouche a bien pu me piquer ? Pourquoi suis-je sorti de l’espace pro pour aller dans la fosse ? Si ce n’est pas le pandémonium ça y ressemble bien. Le réel manque de place se fait ressentir, tous les 10 mètres un malaise, pas assez de place devant la scène, le public littéralement écrasé contre les barrières et même des personnes à mobilité réduite renversées ! Pour avoir la chance d’apercevoir la légende Deep Purple, pas le choix, c’est chacun pour sa peau. Puis le moment tant attendu arrive enfin, sans déambulateur les papys purple débarquent sur scène.
L’un coiffé d’un bandana retenant ses cheveux grisonnants, l’autre les pieds nus, le troisième, collier de vraies fausses dents de crocodile autour du cou, le quatrième à la coiffure estudiantine, quant au dernier il choisit la facilité, caché derrière ses futs pas évident de le voir. S’ils ont un physique de vieux l’attitude est tout autre. Le risque avec les grands groupes qui décident de faire une gérontho-tournée c’est souvent d’être de décevoir le public avec un show mollasson et des capacités n’égalant pas celle du bon vieux temps.

Sur ce point là il faut avouer que Deep Purple n’aura pas déçu, même si, il faut l’avouer, les performances vocales de Gillan –le chanteur- n’étaient pas toujours au top, surtout au début du premier morceau," Highway Star ". Fort heureusement, une fois chaud, plus de défaillance de la part de Gillan, d’ailleurs à en juger ses expressions de visages, on le croirait presque surpris du monde présent. En tout cas une chose est sure, sur scène, Deep Purple prend vraiment du plaisir, le sourire jusqu’aux lèvres, le but est clair, passer une super soirée. Les performances instrumentales sont elles aussi irréprochables entre les solos de guitare de la mort qui tue et les impros au clavier, le public en aura eu largement pour son argent.
Avant que ne vienne le très attendu " Smoke On The Water ", Don Airey – qui est au clavier- nous gratifie de tout son talent avec un petit medley alliant classique, swing, la chansonnette " Alouette je te plumerai… " Et même l’hymne française avant d’enfin finir sur la fameuse intro de ce fameux morceau. Autant dire que dans le public c’est l’euphorie atteint son paroxysme. " You are magical ", c’est sur ces mots que Deep Purple se retire de scène. Le quintet se fait un peu attendre avant de revenir en force avec "Hush" et "Black Night ".

Les charlots chantaient " Merci Patrons ", aujourd’hui j’aurais bien chanté " Merci l’Huma ". Programmation avec ses hauts et ses bas mais programmation de qualité et surtout à moindre coup. Seul problème, une fois de plus la sécurité, je ne compte plus les fois où j’ai failli me faire piétiner. Peut être que la fête devrait penser à déménager car, si ce n’est pas encore le cas, la Fête de l’Huma est en voie d’être le plus gros festival européen, soyez en assurez.

D'autres photos dispo sur www.flickr.com/photos/boby_allin/
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Deep Purple (Fête de l'Huma 2009) - 12 septembre 2009 - Fête de l'Huma (critique écrite le 14/09/2009 par xav)
Un concert dantesque qui s'ouvre sur de la musique classique devant près de 100.000 spectateurs. Deep Purple semblait presque étonné du nombre de fans qu'il avait su rassembler ce soir là à la Fête de l'Huma 2009.
L'ambiance était à l'euphorie et la foule s'est laissée embarquer par la .../...
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Un concert dantesque qui s'ouvre sur de la musique classique devant près de 100.000 spectateurs. Deep Purple semblait presque étonné du nombre de fans qu'il avait su rassembler ce soir là à la Fête de l'Huma 2009.
L'ambiance était à l'euphorie et la foule s'est laissée embarquer par la générosité du groupe qui l'a joué très festif. Steve Morse est vraiment un guitariste étonnant qui sait oublier les avalanches de notes au profit d'ambiances plus planantes.
Le concert s'est terminé en apothéose avec Hush et Black Night.
Dans l'ambiance de la Fête de l'Huma, Ian Gillan a lancé un "peace and love" acclamé par des milliers de fans ravis d'avoir enfin pu entendre ce groupe de légende. Réagir à cette critique |
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Fête de l'Humanite DAY01 : Cocoon, Keziah Jones, Manu Chao et la Radio Bemba - 11 septembre 2009 - Parc du Bourget - La Courneuve (critique écrite le 19/09/2009 par Boby)
S’il y a bien un rendez vous qui peut être qualifié de rendez-vous du peuple, il n’y a aucun doute qu’il s’agisse de la Fête de l’Humanité. Pour sa 74 éme édition la Fête était, une fois de plus, à la hauteur des espérances, tant sur le plan musical que sur le plan politique. Il faut dire .../...
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S’il y a bien un rendez vous qui peut être qualifié de rendez-vous du peuple, il n’y a aucun doute qu’il s’agisse de la Fête de l’Humanité. Pour sa 74 éme édition la Fête était, une fois de plus, à la hauteur des espérances, tant sur le plan musical que sur le plan politique. Il faut dire qu’avec un prix ne dépassant pas les 20€, une programmation regroupant des artistes internationaux ainsi que des débats au cœur des préoccupations actuelles, la Fête de l’Huma est l’événement à marquer d’une croix rouge sur le calendrier.
"On va tous simuler un orgasme ensemble"
Il est 18h30 lorsqu’à la surprise générale Cocoon débarque sur la grande scène, initialement prévu le samedi il semblerait que le duo français ait échangé de créneau avec les Wampas. Ce n’est donc que partie remise pour Didier notre roi à tous.

Sur un simple bonjour le concert commence. Lui à la guitare, elle au piano, chacun dans son coin essaye d’occuper tant bien que mal la scène. Il n’est jamais évident d’ouvrir pour un festival, les gens sont peu attentifs, la plupart du temps mous et malheureusement ce ne sera pas Cocoon qui fera monter l’ambiance malgré plusieurs tentatives vaines. On pourrait penser qu’au moment de "Chupee" ou encore "On my way " l’ambiance aurait pu remonter seulement le triste constat qui en est tiré, est que sur scène on bouge plus que dans le public à tel point que certaines personnes préfèrent trouver refuge dans le stand-bar le plus proche. Pour ma part, je laisse le temps à Cocoon pour montrer l’étendue de leur talent, seulement, après tout juste 40 minutes de set le groupe se retire. Du coup pas de seconde chance pour le duo qui me laisse sur ma faim. Il est certain qu’en festival les sets ne sont pas programmés comme pour un concert anodin mais de là à jouer 40 minutes, c’est léger, trop léger.

"Rythme is Love
Changement radical d’ambiance au moment où Keziah Jones, accompagné d’un bassiste et un batteur, rentre sur scène. Tout sourire Mister Jones prend sa guitare et sans plus attendre entame son set. Presque étonné par la foule présente, KJ n’en perd pas ses bonnes manières et accueille chaleureusement son public, et c’est peu dire, à la fin du troisième morceau KJ enlève son haut suscitant les petits cris des demoiselles composant le public.
Au niveau de l’ambiance rien à voir avec Cocoon, le public reprend fièrement les refrains. Entre deux chansons, le poing levé (fête de l’Huma oblige), Keziah Jones fait un discours en français assez incompréhensible parlant de liberté et d’amour.
S’en suit une douce ballade. En plus d’être bon guitariste, Jones est un excellent bassiste, en quelques minutes il l’aura démontré à l’assemblée s’emparant d’une basse avant de se retirer de scène. Il n’aura pas fallu beaucoup d’effort de la part du public pour que ce dernier revienne. A l’image de Ben Harper, Keziah prend sa guitare qu’il allonge afin de pouvoir jouer tout en faisant du tamtam. Comme un hommage à Hendrix le groupe reprend "All Along The Watchtower"," Rythim is Love " s’en suit illico presto. Le titre dure et s’achève sur une òla dirigée par le batteur, devançant le départ du groupe.
"La vie est belle, le monde pourri"
Pour le dernier concert de la grande scène difficile d’accéder sur les lieux. Chose peu étonnante concernant Manu Chao et la Radio Bemba. Le concert n’a pas encore commencé que le public est déjà compressé contre les barrières de sécurité. Il me semble ne jamais avoir vu la grande scène aussi noire de monde. Les lumières s’allument, tout le monde hurle, il faut dire que Manu Chao n’est pas venu depuis longtemps à la Fête de l’Huma et qu’il est très attendu.
Casquette sur la tête, guitare en main, le show commence fort avec "Me Gusta " repris en cœur par l’ensemble du public et "Politik Kills ". Avec l’énergie d’un môme de 10 ans, Manu saute partout sur scène, légèrement surpris par le monde présent il ne cesse de remercier les personnes qui ont fait le déplacement. Avec la foule présente, impossible de rejoindre la fosse, le public ne forme plus qu’une masse compacte et homogène. Afin de dissimuler un problème technique Manu remercie pour la énième fois le public et retire sa chemise avant d’entamer " Clandestino".

Accueilli par des tonnerres d’applaudissements, il va sans dire que l’ambiance qui semblait déjà avoir atteint son apogée augmente encore un peu plus, lorsque ce n’est pas le public qui s’amuse à slammer c’est une tente qui se monte en deux secondes qui joue les acrobates. Bien que Manu se produise avec la Radio Bemba il n’en oublie pas pour autant la longue époque passée avec la Mano Negra, micro sur le cœur qu’il tape de plus en plus fort simulant les battements de l’organe, ainsi commence "Mala Vida ". Ce n’est un secret pour personne le Manu Chao musicien est indissociable du Manu Chao politicohumain, c’est donc comme tel que ce dernier interrompt le concert pour faire monter sur scène des représentants du peuple sahraouie brandissant fièrement un drapeau du Sahara Occidental, ainsi qu’une militante afin de sensibiliser le public à cette cause que peu connaissent (conflit mêlant le Maroc, l’Algerie, et le Sahara Occidental). S’ensuivent de vifs remerciements de la part des militants au groupe ; "Merci à Manu, à sa solidarité, à vous Fête de l’Huma, Merci ". Laissant sur scène le drapeau, seul témoin du passage de ces militants, le concert reprend de plus belle avec "Machine Gun ", un autre titre de la Mano.
Même lorsque Manu lâche sa guitare au profil d’une caisse claire les foules restent galvanisées, plus de 90 000 personnes s’entassent, se montent dessus, pour essayer de profiter au mieux d’un des plus merveilleux concerts qui ait été donné sur scène grande scène depuis des années. Entre chaque titre une petite dédicace de la part de l’ex leader de la Mano Negra "Merci Paris, avant de partir une petite dédicace à tous ces politiciens qui nous mentent !". Comble de l’ironie le groupe reprend à sa sauce le thème des Temps Modernes, avant de finalement se retirer en ajoutant "La vie est belle, le monde pourri "

Malgré un début de soirée plutôt mou, à la façon d’un pyromane, Manu Chao, accompagné de la Radio Bemba, a su embraser la grande scène. Ce n’est pas que Cocoon ou Keziah Jones n’étaient pas à la hauteur, c’est juste que Manu Chao est l’un des plus gros monuments du Rock français, et que cette réputation qui se confirme toujours un peu plus à chaque représentation. Néanmoins il est regrettable qu’une partie du public n’ait pas pu profiter pleinement du spectacle à cause du manque de place, la Fête de l’Huma serait elle victime de son succès ?
Plus de photos sur : www.flickr.com/photos/boby_allin/
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