2 avis et critiques de concert
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The Gladiators - 01 Juillet 2010 - Le Mas des Escaravatiers - Puget sur Argens (critique écrite le 07/07/2010 par Roohakim) Puget sur Argens, près de Fréjus, est longé par une très longue zone commerciale et l’entrée du Mas des Escaravatiers ressemble presque à un terrain vague pourtant il serait dommage de s’arrêter à cette première impression. En effet, le Mas s’avère finalement un bien bel endroit pour assister à des .../...
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Puget sur Argens, près de Fréjus, est longé par une très longue zone commerciale et l’entrée du Mas des Escaravatiers ressemble presque à un terrain vague pourtant il serait dommage de s’arrêter à cette première impression. En effet, le Mas s’avère finalement un bien bel endroit pour assister à des concerts sous les étoiles : une vieille bâtisse située en pleine nature, piscine (hélas non accessible), bonne sono, scène en plein air "décorée" par la végétation ambiante …[bon et je compte même pas l’herbe décorative des spectateurs]
Au début c’est un peu soirée Ganja et chikungunya, vu qu’on se fait défoncer l’épiderme par une armada de moustiques plutôt bien membrés !
J’ai même eu le plaisir d’aplatir un modèle "tigre". Bon pas de quoi, non plus, sombrer dans la psychose et appeler la mère Roselyne pour quelques doses de vaccins, mais quand même pour la prochaine fois ne pas oublier son vaporisateur de citronnelle !!!!!!
A peine le temps de s’alcooliser le sang, histoire de faire partager la fête à nos piqueurs-suceurs, The Gladiators arrivent sur scène.
Le groupe démarre par 2 instrumentaux plutôt bien sympas et on attend fébrilement l’arrivée du leader vocaliste.
Sur scène, ils sont déjà huit : 4 papis rastaman aux guitares, clavier et tambourin, et 4 "jeunots" à la batterie, basse et cuivres (trompette et trombone).
Ca y est ils annoncent l’arrivée de "Mr Al Griffiths". Et là c’est la surprise : je me dis putaing l’herbe a décidément des vertus magico médicales à tomber le cul par terre… En effet le chanteur leader a l’air d’avoir 30 ans maxi, alors qu’il en a normalement plus de 60…
Bah ouaips, si je m’étais informé avant j’aurai su que le leader et principal compositeur du groupe Albert Griffiths souffre de plusieurs problèmes médicaux depuis quelques années et a donc transmis le flambeau à son fils Al depuis 2005.
C’est une assez grosse déception pour moi, d’autant plus que Al le fils, malgré une assez belle gueule et une relative bonne voix, ne fait pas oublier son papa car il manque cruellement de convictions dans son chant et sonne assez "clichés" dans ses apartés… Un manque de bouteille ? Bon tant pis on va faire avec et finalement la soirée va s’avérer plutôt bonne, puisque musicalement ça assure sa race et que l’ambiance sur scène et dans le public est carrément bonne !
Finalement le seul membre originel est Gallimore Sutherland, le guitariste rythmique et on notera la présence d’un autre fils d’Albert Griffiths derrière les fûts de batterie : Anthony.
The Gladiators c’est quand même un des groupes jamaïcains parmi les plus marquants. Ils ont débuté en 1967 sous la forme d’un trio mené par Albert Griffiths. Dans les années 70, ils ont notamment collaboré avec The Ethiopians, Lee Perry ou Burning Spears.
C’est de la bonne, c’est du roots !
D’ailleurs le lead guitar Clinton Rufus, un des 4 papis, sort des lignes rythmico-mélodiques plutôt terribles qui font bien monter la sauce !
A un moment, une nana du public monte danser sur scène avec "qu’il est beau" Al, puis celui-ci fait chanter 2 minots, qui vont sans doute s’en rappeler toute leur vie. Bref, une ambiance bien peace Jah and polen for everybody.
Ma spéciale dédicace ira à "Papi Tambourin", apparemment il s’appelle Ruddy, qui avec son bonnet aux couleurs rastafari, ses yeux colorés à la ganja et son sourire permanent n’a cessé d’agiter son petit tambourin (plus quelques chœurs) en rythme tout le long de la soirée. Putaing il a la foi le mec ! Moi je dis bravo ! J’aurai sans doute aimé que ce soit lui le leader et chanteur. Une autre fois.

Photos: Thaliebrune
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Le Mas en concert : The Do + Rimbaud - 22 juillet 2008 - Mas des Escaravatiers - Puget Sur Argens (critique écrite le 24/07/2008 par Adeline F.) 19h45, et une petite centaine de kilomètres à sillonner avant de rejoindre le Mas des Escaravatiers, petit coin de paradis en plein cœur des vignes varoises, que je découvrais l’été dernier, pour la dernière date du boss; comprenne qui pourra. A cette heure-ci, la populasse est déjà là, forcément, .../...
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19h45, et une petite centaine de kilomètres à sillonner avant de rejoindre le Mas des Escaravatiers, petit coin de paradis en plein cœur des vignes varoises, que je découvrais l’été dernier, pour la dernière date du boss; comprenne qui pourra. A cette heure-ci, la populasse est déjà là, forcément, je m'enfonce alors à vive allure dans le chemin sinueux qui mène droit à ce joli Mas de Provence.
20h30. Tout le monde est encore assis dans l'herbe, ou autour de la piscine, alors que Rimbaud, s'apprête à assurer la première partie de la soirée.
Deux jeunes hommes, l'un chantant, chapka sur la tête et guitare pendue au coup, le second alternant violon, basse acoustique et percussions, nous racontent leur périple transsibérien, imaginaire.

Quelques tentatives (peu glorieuses) pour amener le public à la scène, et le duo se lance. Une petite dizaine de titres écrits en français nous sont présentés, formule violon-guitare, ou guitare-percu.

On sent bien à chaque intervention du chanteur cette envie de nous faire voyager, à travers des textes pas vraiment exotiques, finalement. Au final justement, le public rejoint la poignée de personnes devant la scène, et lesRimbaud s'évaporent, laissant place au très attendu duo franco finnois.
Le décor est déjà planté, la batterie surplombée d'une spirale à laquelle sont accrochés divers ustensiles de cuisine et autres clés à molette, est ancrée au centre de la (très petite) scène.

Après quelques minutes nécessaires aux branchements des instruments, Dan et Olivia, vêtue d'une robe plus étoilée que le ciel lui-même, rejoignent la scène, accompagnés de leur homme-batterie.
The do entament leur set avec 'Playground Hustle', et déjà la sublime voix d'Olivia nous transporte. Envahi par cette atmosphère si singulière, provoquée par des sonorités étranges et une chanteuse quelque peu déjantée (je suis ravie), le public tout d'un bloc, ressent un soudain besoin d'accompagner Dan dans sa danse tribale. Nous sommes ailleurs, pendant presque deux heures le duo enchaîne les titres très efficaces de son premier album A mouthful, et nous transporte dans son univers onirique.

Il faut dire que le cadre est exceptionnel, installée sous les oliviers et restreinte au minimum d'espace, la scène sert d'accoudoir aux spectateurs des premiers rangs. On félicitera aussi le monsieur aux lumières, qui chaque année nous propose un très agréable spectacle visuel.
DanetO profitent de ce lieu si spécial pour jouer des « chansons qu’on ne joue jamais », si nombreuses, qu’Olivia finit par se dire que d’habitude ils ne jouent rien ! C’est ainsi que la foxy girl nous interprète une version très soft de 'Crazy', tube electro pop de Gnarls Barkley. S’en suit la traditionnelle dédicace à Camille « qui n’est jamais là pour la voir » avec 'Tammie'.

Une longue aparté musicale introduit le désormais hymne du duo 'On My Shoulder'. The do enflamme alors le Mas, et le public bondissant est conquis Dan se réjouit d’être ici, forcément, ça doit les changer… accoutumés à jouer devant des milliers de personnes, nous sommes ce soir seulement quelques centaines de privilégiés à partager ce concert plus qu’intimiste.

Arrive la fin du concert. The do nous offrent deux rappels, et Olivia dégaine sa Takamine pour une version acoustique et forcément touchante de 'Stay (just a little bit more)', reprise par la grande majorité des fans. Dernier salut, les lumières se rallument. Quelques minutes pour rejoindre le bar et l’ambiance très conviviale qui anime les fins de soirées chez Sébastien& co.
Encore une nuit magique au Mas, on reviendra !
The do on Myspace
Plus de photos www.flickr.com/photos/adelineferrante Réagir à cette critique |
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