9 avis et critiques de concert
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Gotan Project + The Two - 9 Juillet 2011 - Pavillon de Grignan - Istres (critique écrite le 01/08/2011 par Ysabel) Seconde soirée passée au Pavillon Grignan pour Les Nuits d’Istres et le concert de Gotan Project. Soirée plus particulière que les précédentes, puisque nous avons décidé d’essayer le concept proposé : a savoir un dîner spectacle. Donc, une arrivée un peu plus tôt pour profiter du repas servi par La .../...
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Seconde soirée passée au Pavillon Grignan pour Les Nuits d’Istres et le concert de Gotan Project. Soirée plus particulière que les précédentes, puisque nous avons décidé d’essayer le concept proposé : a savoir un dîner spectacle. Donc, une arrivée un peu plus tôt pour profiter du repas servi par La Table de Sébastien (sans le dessert qui, lui, se déguste en toute fin de soirée) ... Et nous voilà partis pour une belle nuit istréenne.
Et c’est une bonne surprise de retrouver en première partie The Two, déjà entendus aux Passagers du Zinc, en première partie de Fredrika Stahl. Mais notre duo s’est transformé en quatuor ce soir. C’est donc une ambiance différente et un son forcément plus rock (la précédente cession étant acoustique et pas à ciel ouvert).
Alors je retrouve la très belle voix de Ara et celle, non moins belle, de David. Les chansons sont toujours aussi magiques, avec quelques découvertes, comme What A Day, mais aussi le plaisir de réentendre ce que j’avais déjà aimé, comme le petit bijoux qu’est Piece Of You (avec un solo de guitare toujours aussi impressionnant !!)
Ils vont même partager pour la première fois Realy avec nous. Très pêchue et à l’effet garanti sur un public qui semble, lui aussi, emballé par ce set. Et bien que l’ambiance soit beaucoup moins intimiste que la dernière fois, on retrouve toute la complicité des deux leaders, qui sont en permanence plongés dans les yeux l’un de l’autre.
Notre participation va même être demandée pour les accompagner sur Everyday. Mais pas d’inquiétude, les paroles ne sont pas trop compliquées : un "Oh Oh Oh" que le public va reprendre avec un grand plaisir.
Ils vont terminer ce set par la première chanson qu’ils ont écrite ensemble : un vrai bonheur que ce morceau qui joue à la perfection sur l’opposition de leurs deux voix. Un ange passe ... Ou plutôt un petit papillon de nuit qui ne peut résister à l’envie de voir de plus près ce groupe que, décidément, j’aime vraiment beaucoup.
Setlist
I’m 22
I Know
What A Day
HMH
Piece Of You
Michael
Realy
Coma
Everyday
I Wanna Be With You Again
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Pendant la pause, l’univers de Gotan Project se met en place. Les tambours dans lesquels trônent les lettre TANGO en lettres de sang bordent le devant de scène et le mur de fil qui va diffuser les projections d’images est fin prêt.
Comme toujours, ils sont magnifiques dans la lumière rouge. L’accordéoniste prend la pause, le genoux gauche levé, son instrument posé dessus. Puis Claudia entre en scène, toujours aussi belle, suivie des deux clavieristes ... Tout est là ... Le tango peut devenir électro, devant un public déjà en folie. On se croirait véritablement dans un film, tant tout cela est beau et esthétique.
"Nous allons vous faire entrer avec nous dans l’air du tango 3.0" nous annonce Philippe, dans son costume impeccable. La musique occupe tout l’espace (bravo aux organisateurs des Nuits d’Istres pour ce son absolument parfait) et la chanteuse (véritable diva au milieu de tous ces hommes) nous offre sa voix envoutante. Elle est à l’image de ce groupe : classe, à la fois dans la tradition et le modernisme. Les éclairages sont subtils et magnifiques. Que dire de plus ...
Les références permanentes à la culture argentine donnent toute sa noblesse à leur adaptation moderne du tango. Rayuela, très bel hommage rendu à l’écrivain Julio Cortazar, en est un exemple.
Mais ce côté parfait et calculé ne donne pas du tout un spectacle figé, bien au contraire. C’est juste une représentation très théâtrale, qui colle parfaitement à la musique. Exactement comme le jeu d’images qui est projeté sur le mur de fil : beaucoup d’imagination, de l’innovation, mais avec des visuels plutôt romantiques. Ils s’amusent aussi, jouent la comédie de la jalousie sur De Hombre A Hombre, se battant tous pour la même femme ... Le monde du tango dans toute son imagerie et sa splendeur !
Ils utilisent toutes les possibilité techniques de leur installation. Ajoute des musiciens qui ne sont pas présents grâce au mur d’images. Ils se taquinent, jouent de leur complicité et prennent même des pause afin de mettre tel ou tel instrument en avant. Tout est un jeu permanent. La guitare devient une femme avec laquelle on danse ... Il me semble qu’à chaque morceau, l’intensité monte encore d’un cran. Les lumières nous éblouissent, la voix robotisée nous serine "La Musica De Siempre". On est vraiment dans un autre monde.
Malgré tout cela, le public reste timide à venir danser devant la scène. Mais ça commence tout doucement et les musiciens les encouragent à rejoindre le train qui part vers l’Amérique Latine. Les lettres des tambours se sont vues inversées et c’est GOTAN que l’on peut lire à présent à leurs pieds. Lorsque Claudia arrive pour chanter avec son petit mégaphone, le public s’enflamme pour de bon ... Et ce sont des gradins debout qui vont saluer le final sur Inmigrante.
Une soirée incroyable et tourbillonnante, qui va se terminer sur une belle surprise ... Lors de notre retour pour le fameux dessert, nous allons avoir la chance de le partager à leur table. Un super moment que de pouvoir un peu discuter avec eux et en savoir plus sur ces fantastiques musiciens. Une date marquée d’une pierre blanche parmi celle que j’aurais eu la chance de faire cet été !!
Setlist
Cuesta Abajo
Epoca
Divan
Tango Square
Rayuela
Una Musica Brutal
Tu Misterio
De Hombre A Hombre
Toda Mi Vida
Mi Confesion
La Gloria
Diferente
La Musica De Siempre
El Mensajero
Panamericana-Triptico-Panamericana (ending)
Mil Millones / Queremos Paz
Desilusion
Peligro
Santa Maria (del Buen Ayre)
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Zaza Fournier + Zaz (Les Nuits d’Istres) - 7 Juillet 2011 - Pavillon de Grignan - Istres (critique écrite le 01/08/2011 par Ysabel) Belle programmation cette année encore pour Les Nuits d’Istres. Deux demoiselles aux noms très proches : Zaza Fournier pour commencer, puis Zaz pour suivre ... Deux univers différents, pour deux jeunes chanteuses françaises aux tempéraments bien trempés.
Nous commençons donc par Zaza .../...
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Belle programmation cette année encore pour Les Nuits d’Istres. Deux demoiselles aux noms très proches : Zaza Fournier pour commencer, puis Zaz pour suivre ... Deux univers différents, pour deux jeunes chanteuses françaises aux tempéraments bien trempés.
Nous commençons donc par Zaza Fournier, belle jeune femme rousse qui prend place devant nous, vêtue d’un très sexy smoking décolleté noir et accompagnée de son accordéon. Tout cela pourrait donner à penser que nous allons avoir droit à un répertoire un peu rétro ... Mais justement, tout son talent réside dans le doux mélange qu’elle fait entre des mélodies un brin nostalgiques et un second degré décapant pour ce qui est des paroles.
La voix est très belle, les textes taquins et tendres à la fois, décalés juste ce qu’il faut. Ses attitudes sont à la fois sensuelles et très rock n’roll. Elle trépigne, interpelle le public et prend très à cœur son rôle de chauffeuse de salle. Alors on passe d’une valse déjantée, où elle arbore des airs d’Ophélie citadine, à une mélodie du Far West au début de laquelle elle annonce que s’il y a un cow-boy ce soir parmi nous, elle va le trouver !!
Elle semble ravie de se trouver dans la chaleur du Sud et prend plaisir à écouter les cigales pour cette soirée pleine de "Z". Son répertoire est vraiment une excellente remise au goût du jour de la chanson à texte (limite réaliste), avec talent, humour et grâce. Une belle énergie aussi, toute en féminité ... Tout cela en nous racontant, par exemple, l’histoire d’un travesti avec Mademoiselle. Elle est incroyable !!
Elle est capable de tout faire, de tout chanter : la passion, l’amour perdu, les histoires de rien ... Tout un univers pétillant, qu’elle nous interprète avec de faux airs de chipie ou de nunuche. En résumé : c’est autant un plaisir à voir qu’à entendre.
Elle va demander à Sébastien (à la basse) & Mathieu (à la batterie) de la laisser un peu seul avec nous, dans le noir ... Moments propices, selon elle, pour se tripoter, s’embrasser, se prendre la main et faire des rencontres ! Et elle nous fait chanter avec espièglerie, en attendant le retour des garçons.
Et puis, avant de nous laisser retrouver Zaz, elle va encore nous proposer de twister avec elle sur Johnny, où elle joue les poupées Age Tendre & Têtes de Bois. Elle est déchainée jusqu’à la dernière note et prévient que les rappels la gonfle (faire semblant de partir, de revenir...) alors pour danser : c’est la dernière occasion !! Elle va terminer le tout dans une posture tête au ciel et micro en main. Elle est juste magnifique, tourbillonnante, épatante : une très belle artiste à suivre.
Setlist
15 ans
Les Mots Tocs
Vodka Fraise
Regarde-Moi
Rodéo
Mademoiselle
Les Clés
Baiser d’un Soir
S.O.S
Comme Il Est Doux
Johnny
Happy Birthday
Qu’est ce Que ça Te Fait
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La Vie à Deux
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La nuit est bien tombée à présent. C’est sur une intro au xylophone (avec la voix de Zaz qui monte des coulisses) que cette seconde partie de soirée commence. Puis c’est un lutin sautillant qui pénètre sur scène, en nous lançant un "Bonsoir M’sieurs Dames !!". Ce sont encore de super musiciens que nous avons sur scène. Une pêche et un plaisir de jouer pareils ne peuvent qu’être que communicatifs.
Par contre, dès le second morceau, va commencer l’aspect de ce concert qui m’a un peu dérangé : entre les chansons, elle nous sert de petites phrases un peu trop moralisatrice et trop bien pensantes à mon goût. Mais ce n’est pas grave, la musique est bonne. Une sorte de jazz manouche un peu rock, dans une ambiance très agréable ... On se sent comme à la maison en fait !!
Son plaisir de chanter en live crève les yeux. Elle mange littéralement ses musiciens des yeux et cette fille est une boule d’énergie, de bonheur, d’ondes positives. De plus, elle occupe l’espace d’une manière incroyable et on se retrouve dans l’ambiance d’un piano-bar en pleine nature.
Après, le répertoire est vraiment très, très hétéroclite. Je n’ai pas vraiment accroché aux chanson du genre de Dans Ma Rue (même si sa voix s’y prête effectivement très bien) : un registre beaucoup trop vieillot à mon goût. Sans parler, que l’on passe de ça à La Fée (quasiment sans transition), ce qui donne un petit côté brouillon au tout. C’est un univers musical un peu difficile à suivre et je n’ai pas trop aimé les morceaux interprétés quasi en rap. Je suis également restée perplexe face au déchaînement jazz fusion qui est arrivé à un moment de nulle part (avec pause façon Musée Grévin).
Ceci étant, la maîtrise vocale est incontestable et la joie de vivre très communicative : elle présente tous ces musiciens en faisant l’andouille et nous recommence 10 fois l’intro de Trop Sensible (faisant semblant de se tromper). Elle nous initie au cri qu’il faut aller chercher tout au fond de soi, pour faire ressortir nos émotions. L’ambiance est très bon enfant, avec petits mots et fleurs amenées par des gamins en fin de set.
Pour le rappel, Benoît, Tony, Mathieu & David vont revenir jouer avec Zaz "Comme à la maison". Tout le monde en devant de scène, avec des instruments plus maniables. Ils s’amusent tous beaucoup et elle ne quittera pas les planches sans encore quelques clins d’oeil (tentative d’étrangler son guitariste et ébouriffage de cheveux du vigile posté devant elle). Bonne soirée donc, mais une Zaz qui m’a quand même un peut laissée sur ma faim.
Setlist
Les Passants
J’Aime à Nouveau
Le Long de la Route
Le Chat
Dans ma Rue
Port Coton
La Fée
Ma Folie
Trop Sensible
J’arrive Pas
Eblouie
Je Veux
You Prayed the Sunshine
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Ni Oui Ni Non
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Les Nuits d’Istres : Brian Setzer's Rockabilly Riot + Fiction Plane - 03 juillet 2011 - Pavillon de Grignan- Istres (critique écrite le 07/07/2011 par jorma) Le Brian Setzer's Rockabilly Riot pose ses creepers à Istres en ce doux mois de juillet, inutile de dire que je vais pas me faire prier pour faire le court déplacement jusqu'au Pavillon de Grignan !
Setzer et Slim Jim à domicile, c'est quand même pas tout les jours.
Prends l'autoroute, monte à .../...
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Le Brian Setzer's Rockabilly Riot pose ses creepers à Istres en ce doux mois de juillet, inutile de dire que je vais pas me faire prier pour faire le court déplacement jusqu'au Pavillon de Grignan !
Setzer et Slim Jim à domicile, c'est quand même pas tout les jours.
Prends l'autoroute, monte à Istres, gare le ravan à coté d'une Audi A4 sur le parking VIP (on a des privilèges hallucinant à Concertandco ! ), et rentre au Pavillon ou le champagne et les petits fours coulent à flots. Ah non, merde, j'y ai pas droit, moi... bon ben un petit coup à boire à mes frais quand même, et je vais jeter un oeil à la configuration des lieux, gardant un souvenir mitigé du concert des Stooges ici même l'année dernière en raison d'une obligation à rester assis assez mal venue et une absence de fosse préjudiciable à un concert de rock, à mon sens.
Mais je serai rassuré aujourd'hui, puisque un petit espace est prévu pour le public souhaitant rester debout et j'en remercie l'organisation. Les rockers sont vieillissants, d'accord, mais il reste une once d'énergie à quelques uns encore. Et puis merde, on paye assez cher, on va quand même pas nous interdire d'être debout, c'est un comble...
Autre point positif et agréable : la programmation musicale sortant des enceintes durant l'attente du début du show !
Combien de concerts passés à attendre en écoutant de la mauvaise pop ou, au mieux, de la musique sans rapport avec le schmiliblick !
Alors que ce soir, grands dieux, non ! Johnny Kidd, Johnny Burnette, Johnny Horton...
Donc : merci pour ça.
Je dirai un peu moins merci pour le groupe assurant la première partie ce soir, puisque nous eûmes droit à Fiction Plane, un combo de pop anglaise aux compos fort bien foutues je dois reconnaitre, mais complétement hors de propos de ce Rockabilly Riot. Pas tout à fait la même ambiance, quoi... C'est d'ailleurs amusant de constater l'accueil plutôt chaleureux qui leur a été réservé par la majorité du public, le public Rockab' étant plutôt connu pour son intransigeance musicale. Ça fait un peu ancien combattant, mais Fiction Plane en première partie de Setzer quinze/vingt ans en arrière, et ça aurait été une pluie de canettes et d'objet divers jetée sur la scène. On peut donc, selon le point de vue qu'on adopte, soit se féliciter que l'ouverture musicale devienne une norme, soit déplorer la perte d'une certaine intégrité, voire d'un certain folklore en lien avec des styles musicaux précis. Entre les deux mon coeur balance. Autre possibilité à envisager également, qu'une grande partie du public soit également venue non pas pour Setzer, mais bien pour Fiction Plane. Mais je ne peut décemment pas l'imaginer, bien qu'ayant repéré quelques fans de ci de là... mais c'est trop pour moi...
Quelques mots néanmoins sur la prestation de ce groupe que je ne connaissais ni des lèvres ni des dents.
J'ai tout d'abord été surpris, dès le premier morceau, par les similitudes entre le chanteur bassiste et un certain Sting. Ressemblance physique frappante, même mimique, voix très (très) proche. Sans parler que le groupe évolue en trio. Dingue ça, hein ?!
"Mais crétin !" me dit mon voisin qui ne me connaissais pas, "ne voit tu donc pas que c'est son fils que t'as sous les yeux ??" Ah ben oui. Effectivement. Pas sur que pour tracer sa propre voie, il ait choisi le chemin le plus simple, le garçon. Et musicalement ? Plutôt bien fait. Les titres développent des ambiances variées, parfois sensiblement sombres. Les structures sont recherchées. Bon, ça ne touche pas une corde sensible chez moi, donc de là à dire que j'ai aimé, ce serait un peu exagéré, mais c'était pas insupportable. Loin de là. Mais je maintiens, c'était pas à sa place non plus.
Allez, on passe au plat de résistance, menu "chat étoilé", avec la raison de notre engouement ce soir : le Brian Setzer's Rockabilly Riot et l'arrivée des zicos au son de Wanda Jackson. Avec un Brian Setzer très classe dans ses habits aux teintes vertes (c'est un avis qui n'engage que moi), un contrebassiste plus tout jeune mais à la patate et à la banane intacte et rouge, et un batteur (un vrai, avec un tabouret !), Noah Levy, aux allures de Buddy Holly avec ses lunettes et son costard. Rejoint au bout de quelques titres par un pianiste-guitariste qui apportera un peu d'entrain supplémentaire, Kevin Mc Kendree.
Alors, le menu ce soir va être composé de deux mouvements, voyez vous, Messieurs Dames.
Le premier, en formule diététique, sans graisse, assez fin en fait.
Le second, va... comment dire... être légèrement plus épicé et surtout beaucoup plus nourrissant.
La formule diététique n'a pas été désagréable en bouche, loin s'en faut mais elle a alterné moment de bravoure et petite baisse de régime. Pas due à la qualité musicale, entendons nous bien, mais aux titres tout simplement, certains nous parlant moins que d'autre forcément. On réagit plus sur un Slow down s'enchainant sur un Folsom prison blues de-qui-vous-savez que sur un Blue moon of Kentucky instrumental. Les Ignition, 49 Mercury blues ou encore Crash like thunder furent tout à fait à mon gout, néanmoins (et pieds en plus, je sais c'est nul mais je peux pas m'empêcher), et bien, il manquait un petit chouia d'énergie, un petit quelque chose pour que le concert démarre vraiment me semble-t-il. Et ce, même si la qualité était là, je le rappelle.
Mais la petite touche d'épice va arriver avec l'arrivée justement, de Slim Jim Phantom, plus slim que jamais d'ailleurs, le temps d'un changement de musiciens et de backdrop. Ces derniers nous l'annoncent : fini les teintes vertes et douces du premier drapeau, place aux pin's up, aux guitares et aux outlaws du second.
Le contrebassiste Australien Chris D'Rozario pris la relève de Johnny Hatton, Setzer releva ses manches à lui, et là, je dois dire que la suite fut beaucoup plus dans mes accointances culinaires. Jugez plutôt : Rumble in Brightown, Runaway boys, (She's) sexy + 17, Stray Cat Strut, Fishnet stuckings et j'en passe.
Rien à faire, on a beau aimer Setzer en solo ou avec son Orchestra, on vibre quand même au maximum pour ces titres des Stray Cats qui font parties de notre histoire.
Le show pris également une autre tournure avec le retour de Johnny Hatton sur le devant de la scène et la bataille de contrebasses qui s'ensuivit, Brian Setzer se joignant au combat avec une contrebasse customisée du plus bel effet. Fallait les voir, tous les trois, taper et slaper sur leur instrument, les bougres ! Et que dire de la fin du concert, ou chacun y est allé de son acrobatie. Et vas y que je me met debout sur ma batterie, et que je joue de la contrebasse derrière ma tête (essayez, c'est pas facile...), et que je m'assoie dessus...Ça, ma petite dame, c'est ce qui vous réveille un public et met un peu de folie dans une soirée finalement assez sage jusque là. Mais les Cats (au sens large) ont toujours gardé ce petit coté athlétique durant leur concerts, et, bien que le poids des années doit commencer à se faire sentir, ils ne s'en sont toujours pas totalement départis. Et c'est tant mieux pour nos yeux et nos oreilles.
Mais il était dit que le temps du repas touchait à sa fin et l'heure du dessert approchait, servi par un Rock this town et un Seven nights to rock détonnant, avec groupe au complet, ce qui nous fait tout de même deux batteurs, deux contrebassistes, un pianiste et un Setzer et ça en fait du monde, sur la scène du Pavillon.
J'aurais bien pris un petit digestif avec un titre comme Rock the Ambassy, mais bon, c'était pas prévu... et puis y'avait la route à faire, alors...
Les dernières notes à peine éteintes du Rockabilly Riot, que la sono se remettait déjà à crachouiller Rocket 88 de Jackie Brenston pour nous laisser filer doucement, le sourire aux lèvres et du Rockabilly plein les coeurs... Réagir à cette critique |
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