Un nid pour quoi faire ? est le titre du concert littéraire de Rodolphe Burger dans le cadre des Correspondances à Manosque. Il rassure tout de suite ceux qui (comme moi je l'avoue) redoutaient qu'il nous lise du Claudel : "La différence entre un concert rock et un concert littéraire, c'est que dans un concert littéraire, on joue à 15h30". Ouf ! .../...
Un nid pour quoi faire ? est le titre du concert littéraire de
Rodolphe Burger dans le cadre des
Correspondances à Manosque. Il rassure tout de suite ceux qui (comme moi je l'avoue) redoutaient qu'il nous lise du Claudel :
"La différence entre un concert rock et un concert littéraire, c'est que dans un concert littéraire, on joue à 15h30". Ouf ! Mais en disant cela, il nous laisse aussi comprendre que l'après-midi n'est pas son moment préféré pour être sur scène. Quelques signes le confirmeront : il s'est emmêlé les crayons dans les paroles de
"Arabécédaire" et de
"Je Tourne" et il a failli tomber de sa chaise lors d'un solo de guitare.
Accompagné de
Julien Perraudeau (basse, claviers), il est assis à côté de son ordi sur lequel il clique de temps en temps pour lancer divers sons (rythmique, voix de Rachid Taha sur
"Arabécédaire" ou de James Blood Ulmer sur
"Marie"). La qualité du set ira crescendo. Entre le fade
"Passe-Donne" du début du concert et le sublime
"Billy The Kid", c'est le jour et la nuit. Une heure est passée entre les deux et Rodolphe approche de son heure de forme. Et
"Moonshiner" sera l'apothéose : Tout y est parfait, la voix est chaude à souhait et le solo de guitare n'en finit pas de nous faire frissonner de bonheur.
Deux (petits) regrets : il n'a pas interprété ses morceaux gainsbouriens (
"Avance",
"Elle est Pas Belle Ma Chérie" ou
"Rattlesnake") et le set a duré à peine plus d'une heure. Certainement une autre différence des concerts littéraires avec les concerts rock. Mais il y en a une autre, plus agréable : c'était gratuit !
Setlist :
The Shape On The Ground / Passe-Donne / Marie / Cheval-Mouvement / Arabécédaire / Un Nid ? / Je Tourne / Billy The Kid
Rappel :
MoonshinerRéagir à cette critique