Accueil Chronique album : Maxwell Farrington/SuperHomard - Once, par Pierre Andrieu
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Critique d'album

Maxwell Farrington/SuperHomard : "Once"

Maxwell Farrington/SuperHomard :

Pop - Rock

Critique écrite le 28 avril 2021 par Pierre Andrieu

A priori, on aurait pu penser qu'un groupe réunissant Maxwell Farrington, le chanteur/hurleur australien du bluffant groupe de punk/noise Dewaere, et le musicien français Christophe Vaillant, l'homme se cachant derrière les merveilles pop subtilement arrangées du SuperHomard, serait une union contre nature vouée à l'échec... Et bien, c'est tout le contraire, car Maxwell Farrington & Le SuperHomard publient un disque renversant sur le vénérable label Talitres ! Cet album, intitulé "Once", bénéficie des remarquables qualités des deux protagonistes : Maxwell F. possède un registre vocal très étendu lui permettant de crooner admirablement avec sa voix grave, Christophe V. excellant, quant à lui, dans l'écriture et l'arrangement de morceaux que n'auraient pas reniés Lee Hazlewood, Scott Walker, John Barry, The Divine Comedy, Ennio Morricone ou Frank Sinatra. Un des grands fans de Franky, le célèbre crooner punk Iggy Pop, n'a d'ailleurs pas manqué de tresser des louanges méritées au duo franco australien dans son émission de radio sur la BBC. Comment pourrait-il en être autrement quand on découvre un opus aussi classe que celui-ci ? "We, Us The Pharaohs" et "Free Again", les deux très beaux premiers titres publiés avant la sortie de l'album permettaient de le prévoir : les douze morceaux écrits à quatre mains réunis ici sont de véritables perles. Qui s'inspirent des artistes cités plus haut, tout en démontrant une personnalité bien affirmée et un talent inné pour les mélodies qui tutoient les étoiles et les instrumentations ultra évocatrices (cordes, synthés, guitares western etc., y'a même du clavecin !). Pour étayer nos propos, voici quelques exemples de compositions fulgurantes : "Oysters", avec sa mélodie imparable, sa voix profonde et son orchestration luxuriante (bref, c'est un TUBE !), "Good Start", qui pourrait être attribué à un Neil Hannon louchant joliment vers Mister Walker et Burt Bacharach, "La Mesa Motel ", un instrumental qu'aurait pu trousser le maestro Morricone, ou encore le duo "Big Ben", avec un featuring réussi d'Evelyn Ida Morris et une batterie à la "Be My Baby" de Phil Spector (pour résumer, c'est un chef d'œuvre à déguster à deux). En posant sur une platine l'album miraculeux qu'est "Once", on a droit à une téléportation aussi gratuite que rapide vers le meilleur des années 50, 60 et 70, un endroit ensoleillé et féerique situé bien loin des brumes et des problèmes terre à terre de 2021.



Liens : maxwellfarringtonlesuperhomard.bandcamp.com (écoute intégrale et achat de l'album), www.facebook.com/lesuperhomard, www.talitres.com/en/artists/maxwell-farrington-le-superhomard.html, twitter.com/lesuperhomard, www.instagram.com/mfarrington_lesuperhomard...





30 avril 2021 (Talitres)
Vignette Pierre Andrieu

 Critique écrite le 28 avril 2021 par Pierre Andrieu
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