Chanteur déglingué et parolier iconoclaste, avec plus de 40 ans de scène derrière lui. Qu'il soit debout derrière son micro ou assis sur une chaise, qu'il chante en anglais ou en français, qu'il évolue avec une formation rock complète ou en configuration réduite, qu'il joue ses propres morceaux ou reprennent ceux des autres en "changeant tout le bazar", Arno est un monument.
Arno - Festival Avec le Temps - 13 mars 2008 - Espace Julien Marseille
Arrivés à 20h30 à l'Espace Julien, histoire de trouver une place et de récupérer l'accrédit, on se retrouve à faire la queue à plus de 50 mêtres de l'entrée de l'Espace Julien. Il faut dire que .../...
Arrivés à 20h30 à l'Espace Julien, histoire de trouver une place et de récupérer l'accrédit, on se retrouve à faire la queue à plus de 50 mêtres de l'entrée de l'Espace Julien. Il faut dire que Arno ne nous avait pas honoré de sa visite depuis plusieurs années!
Donc à 21h le concert démarre. Entouré d'un guitariste, un bassiste, un batteur et un piano-synthé-accordéoniste, Arno arrive, chancelant, les yeux fermés. Se tenant à son micro comme si sa vie en dépendait, il attaquera par plusieurs morceaux en anglais dont certains de son nouvel album (comptez pas sur moi pour celles là, je n'ai pas entendu son dernier opus...!).
Sa voix est plus cassée que jamais, il n'a pas vraiment l'air avec nous...nous a-t-il seulement vu? Il n'a pas ouvert les yeux depuis qu'il est monté sur scène!
Mais ça y est le 4ème morceau qu'il interprète a pris possession de lui, il ouvre les yeux, au 5ème morceau il nous parle et et rend hommage a Ferré et à Caussimont en nous chantant comme a Ostende. Le voilà avec nous maintenant. Il joue de l'harmonica, nous interprète des morceaux qu'on croirait composés par Bruce Springsteen, les dédicace à > et Nicolas Sarkozy (ah! le monde entier n'a pas fini de se foutre de la gueule des français a cause de cette histoire! merci NS!)...
Il est vraiment réveillé et nous emmène avec lui Dans les yeux de ma mère est toujours aussi belle et Mon Sissoyen vire à la disco-techno; la fosse bouge et c'est avec ses timballes qu'il va nous faire sa Bathroom singer, à fond les manettes, la langue dehors, tel un gamin qui attend le résultat de la connerie qu'il vient de faire!
Il interprètera Dans mon lit, Le bon dieu...
Il se met à l'eau et veut faire du disco et puis aprés avoir bien examiné les tableaux de l'Espace Julien (je la connais celle-la...c'est une grosse s... ah non, c'est pas elle!"), il nous présente ses musicos sur l'hymne européen et s'en va...
Il revient pour nous donner ce qu'on attend tous : c'est magnifique et Les filles du bord de mer!!
Et voilà, il est repartit, les lumières sont rallumées...Même si j'ai trouvé qe c'était un peu long a démarrer, je n'ai pas vu passer la dernière heure, et c'est tous sourires qu'on ressort de l'Espace à 11h du soir, bien content d'avoir revu ce monstre de la chanson rock.
Merci au Festival avec le Temps, j'espère entendre encore le belge à Marseille grace à vous!
Arno - 01 Février 2008 - Théatre de Cavaillon Il y a très longtemps, en Belgique, il y avait des colonies, un Congo avec des animaux sauvages, un jeune reporter blond en pantalon de golf mondialement connu, et un garçon en passe de devenir .../...
Il y a très longtemps, en Belgique, il y avait des colonies, un Congo avec des animaux sauvages, un jeune reporter blond en pantalon de golf mondialement connu, et un garçon en passe de devenir l'idole des jeunes (et, plus tard, l'idole des vieux réfugiés dans les stations de ski Suisses). La Belgique a perdu ses colonies, on a réalisé que le reporter en question était complètement ringard et colportait des idées absolument réactionnaires, racistes et vraisemblablement misogynes, et on a récupéré l'idole des jeunes dans notre bonne France (sans doute était il lassé de mettre des lunettes de soleil à 2 pour le prix d'une et des moon-boots)…
Aujourd'hui, la Belgique n'a donc plus tout ça. Mais malgré la perte des colonies, il reste des animaux sauvages outre Quiévrain. Il en reste au moins un. Et pas le moindre, puisqu'il s'agit vraisemblablement du roi de la jungle rock & roll européenne : un lion majestueux tantôt endormi, mais le plus souvent rugissant, les yeux grand ouverts et les griffes acérées.
Arno d'Ostende, le grand Arno, celui de l'hymne européen rageur que tout le monde à envie de reprendre (Putain, Putain), celui de la plus belle chanson écrite par un rockeur sur sa maman (Les yeux de ma mère). Celui qui fût capable de faire la trilogie parfaite avec trois albums absolument opposés et complémentaires au milieu des années 90 ("Idiots Savant", "Water" puis "A la Française"), avec un succès retentissant (et justifié) pour les trois… Celui qui malgré l'hétérogénéité de son oeuvre a su rester un des plus cohérent rockeur "francophone".
Fini le temps où le lion enlaçait les bouteilles de bière : il embrasse maintenant la bouteille d'eau minérale qui l'aidera à rugir toute la soirée. Le contraste entre son allure apathique et ses chansons déjantés se retrouve aussi dans le show lui-même : on pourrait s'attendre à voir un concert bordelique à souhait, et c'est tout le contraire qui se passe. La nonchalance à ce niveau-là ne peut se permettre de tout jouer sur le talent, et le set de cette soirée est réglé comme une apparition royale. Les cinq premières chansons s'enchaînent en nous laissant juste le temps d'applaudir. Carrées. Sans un mot de l'artiste.
Il nous scrute, évaluant sans doute sa proie, attendant peut-être de s'assurer qu'on n'était pas juste là pour voir le phénomène, mais aussi pour l'entendre dans ses oeuvres. Puis arrive la chanson de Caussimon autrefois interprétée par Léo Ferré : "Comme à Ostende", et là, le fauve se lâche, se met à nous parler, à nous charmer à nous séduire pour mieux nous emporter dans ses griffes. Et ça fonctionne à merveille : le public plus nombreux que jamais (la salle est comble) se lâche lui aussi. Certains dansent, d'autres "chantent", ou se regardent en réalisant sûrement que ce mec là ne peut décidément pas être juste un "sissoyen" de notre planète . Le formidable "Meet the Freaks" (de l'album "Water") finira de nous conquérir, et pendant les "classiques" que sont devenus "Ratata", "Marie tu m'as" ou "Bathroom Singer" Arno semble prêt à bondir sur nous, et tels des zèbres résignés, sûr de ne plus pouvoir lui échapper, nous ne faisons rien pour lui résister.
Quand, au milieu d'une chanson, il lance un : "on est moche, mais on s'en fout, on s'amuse" pour nous faire "chanter" avec lui, c'est avec un large sourire que l'on chante tous. Quand il part dans une version à rallonge de "Putain Putain" (avec un couplet en "russe-yahourt"), on sait que c'est autant pour nous faire plaisir que pour la jouissance de nous faire crier "nous sommes quand même tous des Eurlrlrlropéens !". Lorsque le temps des rappels arrive "oh là là" nous enflâme et "les filles du bord de mer" nous achèvent. Ces deux heures de concert resteront aussi mémorables que celle que j'avais passé dans d'autres salles avec cet animal, environ dix ans auparavant. Le vieux lion s'est peut-être un peu assagi, mais ça ne se voit pas sur scène, et même si j'ai un peu zappé ses dernières productions en studio, je retournerai sans aucune hésitation le voir se mettre "à poil commercial" sur une scène, quel que soit l'endroit.
Merci donc à Arno et ses musiciens pour ce show super professionnel, et bravo aux gens du Grenier à Sons qui, une fois de plus, prouvent que l'on peut avoir une programmation rock brillante dans une petite ville.
Arno - 20 novembre 2007 - La Coopérative de Mai, Clermont-Ferrand
Véritable juke box humain, le chanteur belge Arno continue à arpenter les routes de France et de Navarre pour promouvoir ses innombrables disques. Actuellement dans de bonnes dispositions (il .../...
Véritable juke box humain, le chanteur belge Arno continue à arpenter les routes de France et de Navarre pour promouvoir ses innombrables disques. Actuellement dans de bonnes dispositions (il boit de l'eau sur scène), il a fait une bonne démonstration de sa forme à la Coopérative de Mai. Même s'il propose quasiment toujours un spectacle identique (les extraits de son dernier album, ici Jus de Box, entrecoupés par ses tubes entrés dans la mémoire collective), Arno Hintjens arrive à provoquer un frisson à chaque fois.
Avec sa voix rocailleuse, son attitude rock 'n roll, ses histoires abracadabrantesques et drolatiques (il s'avoue content du fait que l'ignoble Johnny Hallyday reste finalement en France et ne vienne pas en Belgique, puis disserte sur les la gent féminine de manière ultra salée... ), son impeccable groupe - Geoffrey Burton, Serge Feys, Mirko Banovic, Sam Gysel - et son répertoire classieux, l'homme marque durablement avec ses morceaux entre tendresse désespérée, attitude rebelle et poésie déjantée. Comme la plupart de ses titres - teintés d'une tendre mysoginie - qu'il écrit avec sa plume originale et unique, Arno est attachant, c'est tout...
Qu'importe si son public - très Télérama/France Inter - reste souvent trop sage, comme blasé par les sempiternelles tournées (générales) du rocker du plat pays. Malgré la relative apathie de son auditoire (qui se reveille seulement à la fin, sur Les Filles du bord de mer), Arno reste cet électron libre de la chanson rock, ce gars qui aime faire le clown pour cacher (un peu) sa débordante tendresse. Chaque soir, il doit déployer des trésors d'ingéniosité pour bousculer son public (en plus celui de la Coopé était, lui, confiné dans une salle rétrécie par un rideau : impossible de circuler à sa guise, c'est malin !), mais ce challenge renouvelé ne semble pas le gêner : l'auteur de Jus de box continue son never ending tour façon Bob Dylan... Sans doute par peur de rentrer chez lui affronter ses fantômes. Tant qu'il pourra écrire des chansons et les présenter à son public, Arno sera vivant. Pour longtemps encore, on l'espère...
C’est très péniblement que j’amorçai ma venue vers ce 3e jour de Werchter, il faut dire que le début de la prog n’avait, à mon sens, rien de bien excitant (The Bravery, Klaxons, Goose, The good the band and the queen, Chemical Brothers... Heureusement il y aura aussi du Amy Winehouse, Arno, LCD Soundsystem et la Kriek Bellevue pour en faire une journée géniale.
Après une tentative d'arnaque par un vendeur de mauvais panchos, trop content de profiter de la pluie et de la détresse des gens, on commence par THE BRAVERY, groupe anglais disposant, comme souvent pour les groupes NME, d'un seul tube (Unconditionnal). C'est sympathique, pas désagréable, mais trois heures après le concert on a du mal à s'en souvenir exactement.
C’est en traînant les pieds que j’assistais à la prestation poussive de RAZORLIGHT, bon c’est sur un bon hit « America » (Note de l'autre auteur : pour ma part j'aurais un avis plus positif de Johnny Borell et ses amis, malgré son accoutrement digne des films les plus drôles des 70'. Il suffit d'écouter sa reprise de Je suis venu te dire que je m'en vais faites dernièrement à Taratata pour se convaincre que ce groupe vaut mieux qu'un tube) bon, bon, ça laisse passer le temps en attendant la sensation anglaise ... AMY WINEHOUSE laquelle daigne pointer le bout son nez crochu et de ses seins outrageusement mis en valeur avec 20 minutes de retard (Note de l’autre auteure, je me suis déjà pourtant indignée du fait que deux boutons d’acné dans un push-up bra ne constituent pas une paire de seins dignes de ce nom). La foule gronde car la divrogne (attention, mot-valise) se fait attendre, il faut dire que tout le festival ne parle que d’elle : même Josh Homme et la tri-tétonnée Lily Allen y sont allées de leur petit commentaire on stage. Un cas, je vous dis. Une chanteuse à voix que nous avons alors pu admirer dans tous son potentiel éthylique, un sous-fifre étant chargé de lui apporter un whisky-coca bien chargé entre deux morceaux ahanés. Car il faut bien s’en rendre compte, la pauvre Amy boit juste parce qu’elle ne parvient pas à faire face au public (contrairement à Césaria Evora qui boit juste parce que c’est la pire pocharde du Cap-Vert) Elle est vraiment touchante cette fille. Quel potentiel gâché. Car cette jeune femme a une voix extraordinaire et un charisme exceptionnel. « Pete Doherty, sors de ce corps… »
Un peu déçue quand même d’avoir raté BLONDE REDHEAD et leur petit bijou « Elephant Woman », le reste de la journée entre KLAXONS (plutôt sympathique et dansant), GOOSE (un des plus mauvais concerts du festival), the KILLERS (qui jouait en même temps que goose, tu parles d'une alternative) et PETER GABRIEL (toujours pas mort) me paraissait bien fade.
Sous l’insistance d’un certain acolyte je m’en vais toutefois me placer devant la Marquee afin d’assister à la prestation du non moins alcoolisé ARNO. Suivirent 1 heure d’un des meilleurs concerts de ma triste vie : à part Les filles du bord de mer, je ne connaissais pas un seul des titres du flamand pas morose du tout. Le set très rock enchaîne titres récents (Mourir à plusieurs) et désormais classiques (le déchirant Les Yeux de ma mère, le foutresque Putain Putain, l'hymne des filles du bord de mer,...). Le lendemain la presse lui donnait le surnom de Godfather de Werchter. En fait Arno c’est comme Dionysos, exceptionnel en live, et atrocement banal sur album… j’ai la version cymbalée de Bathroom Singer dans la tête depuis des semaines. Bref, me concernant LA découverte du festival (oui je sais il a 58 ans et fait des disques depuis 30 ans, ne vous moquez pas).
Ce bonheur était hélas de courte durée, puisque les prohibitifs THE GOOD, THE BAD AND THE QUEEN débarquèrent sur scène cigarette au bec et se la pétant à mort. Un set d’un ennui mortel….faut dire que je ne suis pas vraiment fan de ce side-project ni même de Damon Albarn en général. Mais en s’enfuyant de la fosse on pouvait compter facilement une dizaine de bâillements dans l’audience. Malheureusement pas d’alternative, puisque pendant ce temps, KEANE joue sa musique de mauvais préliminaires sur la grande scène non sans un certain succès. Après tout, ce groupe, à l’instar de Carla Bruni, passe régulièrement à Taratata... Vite une bière !
On va ensuite se placer pour LCD SOUNDSYSTEM. Leur concert aux Vieilles Charrues 2005 reste gravé dans ma mémoire et mes jambes s'en souviennent encore. Mis à part un anglais bourré (pléonasme ?) rien ne viendra gâcher ce concert génial rythmé par d'excellent tubes (Daft punk is playing in my house, in my hooooouse). La Marquee se transforme en dance-floor et les flamands sont en transe pendant une heure vingt. Les lumières s'éteignent.
En sortant on passe devant les CHEMICAL BROTHERS qui jouent poussivement sur la grande scène. Et en se dirigeant vers la tente, on se dit qui décidément ce groupe est définitivement devenu has-been. C'est triste de voir des idoles ringardisées s'accrochant malgré tout. Réagir à cette critique
>> Réponse (le 10/11/2007 par Marie) Réaction : les Klaxons étaient géniaux, mieux que lors de leur concert à l'Ancienne Belgique. Keane était pareil à .../...La suite
Arno - 15 mai 2007 - Cartonnerie Reims CONCERT d'ARNO parfait mais 1ère partie avec un groupe rémois nul. Très déçue par l'accueil à la Cartonnerie. Heure de concert 20 h, ouverture des portes 19 h 55. Attente par froid de canard dehors .../...
CONCERT d'ARNO parfait mais 1ère partie avec un groupe rémois nul. Très déçue par l'accueil à la Cartonnerie. Heure de concert 20 h, ouverture des portes 19 h 55. Attente par froid de canard dehors sous les yeux du personnel bien au chaud à l'intérieur. Et il parait que c'est comme ça même sous la neige. Ecoeurant ! Manque total de respect pour les spectateurs. Et en plus pour se taper des mièvres en 1ère partie ! et attendre une heure de plus pour voir notre idole. On ne m'y reprendra plus. C'était la première et la dernière fois que je vais payer pour me les geler et donner du boulot à des incompétents. Réagir à cette critique