Encore un magnifique étron musical sorti de la boite à cacas de Didier Super ! Finement intitulé La Merde des Autres, cet album composé de 17 reprises se fait fort de massacrer version "punk ska fusion zouk variétoche" des "merdes" numérotées de 1 à 17. A l'auditeur de retrouver .../...

Encore un magnifique étron musical sorti de la boite à cacas de
Didier Super ! Finement intitulé
La Merde des Autres, cet album composé de 17 reprises se fait fort de massacrer version « punk ska fusion zouk variétoche » des "merdes" numérotées de 1 à 17. A l’auditeur de retrouver le nom de la cover, le taquin Didier ayant brouillé les pistes sur la pochette. Entrecoupés de sketches débiles et de blagues très pourries, les morceaux sont admirablement mal chantés et extrêmement mal joués. C’est tellement mauvais, que l’on se dit qu’il faut quand même une certaine forme de talent pour arriver à s’éloigner autant du bon goût ! Voir de lamentables titres se faire écrabouiller par
Didier Super et sa lamentable Discomobile est un véritable plaisir coupable…
Nuit de folie des ignobles
Début de soirée,
Les démons de minuit d’
Images,
J’ai encore rêvé d’elle des risibles
Il était une fois,
Still loving you des hardos ringardos de
Scorpions,
Belle île en mer de cette mollasse de
Laurent Voulzy,
Les yeux révolver du lover pour vielles dames
Marc Lavoine, l’infecte chanson de
La Boum,
J’ai oublié de vivre et
Que je t’aime de l’idole des vieux sarkozystes,
Johnny,
Une femme avec une femme des has been de
Mecano,
Femmes je vous aime du vieux beau sur le retour
Julien Clerc et
Ethiopie de cet enfoiré de
Renaud ont droit à un traitement de faveur façon punk corrosif, entre les
Sex Pistols, Patrick Sébastien, Rage Against The Machine, Le Grand Orchestre du Splendid, Marcel Et Son Orchestre et
Zouk Machine. Un massacre !
Lemon incest de
Gainsbourg,
Yesterday des
Beatles et
Hallelujah de
Leonard Cohen subissent le même traitement gratiné, et là on a un peu plus mal au c… ; mais au final, on sourit très souvent, quand l’on ne part pas dans de grands éclats de rires. Aller si loin dans le merdique, pousser le bouchon anticonsensuel à fond, déboulonner les idoles des beaufs et faire preuve d’un mauvais goût aussi bas du front mérite assurément une citation à l’ordre du mérite.
Didier Super - affreux, sale, méchant, crétin, grossier et sans aucun talent musical -, repousse allègrement les frontières du supportable, et ça fait bien plaisir ! Si son dernier album n’a aucune qualité au niveau des musiques, il en possède d’autres, humoristiques celles-là. Malgré son titre et son contenu – jubilatoirement nauséabond, il faut bien le dire – ,
La Merde des Autres fait souffler un grand courant d’air frais quand on l'écoute. C’est à n’y rien comprendre ! A offrir à votre pire ennemi et aux fans de
La Ruda Salska, de
Grégoire, de
Superbus, des
BB Brunes, de
Europe, d'
Indochine, de
Céline Dion, de
Lara Fabian, de
Francis Lalanne, de
Mylène Farmer et des artistes magistralement mal repris ici.
Sites Internet :
www.didiersuper.com,
www.myspace.com/didiersuper.
Octobre 2009 (Label Maison - PIAS)