Les Daft Punk n'en finissent décidément plus de faire des émules. 1 an après leur réapparition scénique aux Eurockéennes (NB : les Inrocks viennent enfin de redécouvrir leur existence), et alors que les français de Justice viennent de sortir un inégal mais partiellement excellent .../...

Les
Daft Punk n'en finissent décidément plus de faire des émules. 1 an après leur réapparition scénique aux Eurockéennes (NB : les Inrocks viennent enfin de redécouvrir leur existence), et alors que les français de
Justice viennent de sortir un inégal mais partiellement excellent premier
LP chez
Ed Banger, voici les allemands de
Digitalism qui sortent quasi-simultanément un autre album du même tonneau,
Idealism, chez
Kitsuné. Qui compte écumer les festivals d'été est pourtant bien obligé d'essayer de suivre la vague - les deux duos vont par exemple à Belfort !
Le son en apparaît d'emblée plus électronique (entendez moins rock, et moins excentrique - sans tapage inutile), limite house jusqu'au milieu de
Zdarlight, tube tranquille où un son plus rock apparaît, d'abord timide puis repris en disco et chanté sur
I want I want par une voix gouailleuse. Les sons de guitare et les voix font ainsi des apparitions au fil des morceaux, sans en être nécessairement le fil conducteur. De même pour les basses house convoquées au besoin, puis chassées sans ménagement...
Car à l'instar de ses ancêtres comme
Underworld en son temps,
Digitalism aime surtout à répéter un thème minimal en le tordant et en le filtrant jusqu'à ce qu'il vous rende fou : c'est le cas par exemple sur
Idealistic. Lentement mais sûrement l'envie de danser vous prend donc - ça devient très net pour
Pogo : le nom est un peu exagéré mais quand même, ça pousse bien, on la dirait chantée par les
Franz Ferdinand en personne ! Le tube de l'album me semble être l'obsédante et classieuse
Anything New. A moins que ce ne soit l'énervée
The Pulse, où on les soupçonne de sampler les Punk Idiots eux-même (comme à divers autres endroits de l'album d'ailleurs), lorsque le duo s'autorise des poussées de mélodies de synthé. L'affaire se poursuit dans des vrombissements fort excitants de
Jupiter Room et un
Echoes final de très bonne tenue.
Verdict : moins tape-à-l'oeil que celui de
Justice mais du coup moins fun, plus radical mais du coup plus honnête, ce premier album de
Digitalism en reprenant les mêmes causes, produit cependant les mêmes effets : de multiples écoutes au casque en tant que Prozac sonore, avant si possible de découvrir cette musique dans son habitat naturel : le dance floor !
(Kitsuné, 2007)
PS post-Eurockéennes 2007 :
Tuerie en live !