The Legendary Tigerman, vos critiques de disques
The Legendary Tigerman 
Physiquement à mi-chemin entre Wampas et Presley, le leader de Wraygunn a une double identité, et se transforme périodiquement en super-héros du one-man-blues-band ... Link Wray dans une main, Robert Johnson dans l'autre, Seasick Steve dans un pied et Bob Log III dans l'autre : The Legendary Tigerman est le blues.
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Artiste : The Legendary Tiger Man Titre : Femina
Style : Jazz - Blues / Woman-blues
Quoi de neuf dans la vie et l'oeuvre de Paulo Furtado, celui qu'on ne présente plus que comme The Legendary Tiger Man depuis quelques années que son (formidable) groupe Wraygunn semble en sommeil ? Eh bien, après avoir enregistré à peu près trois fois le même album chaud, sale et humide en solo (Fuck Christmas Baby, I got the blues étant le plus recommandé), il écume en continu les tabourets de l'Europe entière avec son barda de one-man-blues-band siglé Gretsch de la tête aux pieds (il nous avait encore envoûtés il y a un peu plus d'un an au Poste à Galène). Et pour se poser un peu, il a eu l'excellente idée d'enregister un disque entier consacré à des duos poële à frire/voix avec des chanteuses femelles, simplement nommé Femina.
Il y embrasse un large spectre de notoriétés féminines, allant de stars reconnues à des étoiles montantes de son Portugal natal ou d'ailleurs. Commençons par les plus exotiques : la charmante australienne Phoebe Killdeer pour un titre très Wraygunn, Becky Lee, une jolie consoeur one-woman-blues-band d'outre-atlantique, pour deux titres à la tonalité presque country, et surtout la voix proprement torride de Cibelle, la brésilienne qui monte, pour deux titres admirables : l'épurée et pleine de promesses I just wanna know what we're gonna do, et une reprise du splendide True Love will find you in the End de Daniel Johnston. Il y a ensuite la section stars, indifféremment du cinéma ou de la chanson. Constatez !
Au rayon stars de la chanson, Lisa Kekaula pousse un titre très garage, Bellrays-like, et Peaches invective le Tigerman en composant un très nerveux et sensuel Hellcat (impossible de ne pas songer au personnage de CatWoman). Pour les stars de cinéma, tandis que la belle Maria de Medeiros vient minauder un convaincant Theses Boots are made for walking, il faut avouer que la voix la plus troublante de tout le disque (ex aequo avec Cibelle) est bien celle d'Asia Argento, qui nous cueille dès le départ en duo langoureux (Life ain't enough for you), avant de nous emporter loin, très loin dans un rêve mouillé (My Stomach is the most violent of all of Italy...).
Et entre toutes ces voix déjà connues, côté Portugal, on découvre un certain nombre de créatures à peu près toutes affolantes : la ravissante Rita Redshoes dont la voix claire commet pourtant une reprise poisseuse à souhait de Lonesome Town, puis un envoûtant Hey, sister Say avec piano. Mais aussi Mafalda Nascimento, violoncelliste brune piquante reprenant du Danzig, ou encore Claudia Efe, chanteuse blonde incendiaire prétendant que Dieu se cache sous sa chemise... Pas fou le mec ! The Legendary Tiger Man ne chante qu'avec les plus belles compatriotes qu'il ait pu rencontrer.
A tous ceux et celles que les voix féminines envoûtent, Femina promet donc un voyage assez torride dans le blues le plus sensuel qui se puisse imaginer à ce jour. Expérience hélas impossible à reproduire sur scène, pour des raisons techniques évidentes mais aussi parce qu'aucun palpitant d'être humain normalement constitué ne pourrait survivre à une telle salve de décharges érotiques...
(2009)
Signature : Philippe
Envoyer un message à Philippe
Page Web Conseillée : www.liveinmarseille.com
Style : Jazz - Blues / Woman-blues
Quoi de neuf dans la vie et l'oeuvre de Paulo Furtado, celui qu'on ne présente plus que comme The Legendary Tiger Man depuis quelques années que son (formidable) groupe Wraygunn semble en sommeil ? Eh bien, après avoir enregistré à peu près trois fois le même album chaud, sale et humide en solo (Fuck Christmas Baby, I got the blues étant le plus recommandé), il écume en continu les tabourets de l'Europe entière avec son barda de one-man-blues-band siglé Gretsch de la tête aux pieds (il nous avait encore envoûtés il y a un peu plus d'un an au Poste à Galène). Et pour se poser un peu, il a eu l'excellente idée d'enregister un disque entier consacré à des duos poële à frire/voix avec des chanteuses femelles, simplement nommé Femina.Il y embrasse un large spectre de notoriétés féminines, allant de stars reconnues à des étoiles montantes de son Portugal natal ou d'ailleurs. Commençons par les plus exotiques : la charmante australienne Phoebe Killdeer pour un titre très Wraygunn, Becky Lee, une jolie consoeur one-woman-blues-band d'outre-atlantique, pour deux titres à la tonalité presque country, et surtout la voix proprement torride de Cibelle, la brésilienne qui monte, pour deux titres admirables : l'épurée et pleine de promesses I just wanna know what we're gonna do, et une reprise du splendide True Love will find you in the End de Daniel Johnston. Il y a ensuite la section stars, indifféremment du cinéma ou de la chanson. Constatez !
Au rayon stars de la chanson, Lisa Kekaula pousse un titre très garage, Bellrays-like, et Peaches invective le Tigerman en composant un très nerveux et sensuel Hellcat (impossible de ne pas songer au personnage de CatWoman). Pour les stars de cinéma, tandis que la belle Maria de Medeiros vient minauder un convaincant Theses Boots are made for walking, il faut avouer que la voix la plus troublante de tout le disque (ex aequo avec Cibelle) est bien celle d'Asia Argento, qui nous cueille dès le départ en duo langoureux (Life ain't enough for you), avant de nous emporter loin, très loin dans un rêve mouillé (My Stomach is the most violent of all of Italy...).
Et entre toutes ces voix déjà connues, côté Portugal, on découvre un certain nombre de créatures à peu près toutes affolantes : la ravissante Rita Redshoes dont la voix claire commet pourtant une reprise poisseuse à souhait de Lonesome Town, puis un envoûtant Hey, sister Say avec piano. Mais aussi Mafalda Nascimento, violoncelliste brune piquante reprenant du Danzig, ou encore Claudia Efe, chanteuse blonde incendiaire prétendant que Dieu se cache sous sa chemise... Pas fou le mec ! The Legendary Tiger Man ne chante qu'avec les plus belles compatriotes qu'il ait pu rencontrer.
A tous ceux et celles que les voix féminines envoûtent, Femina promet donc un voyage assez torride dans le blues le plus sensuel qui se puisse imaginer à ce jour. Expérience hélas impossible à reproduire sur scène, pour des raisons techniques évidentes mais aussi parce qu'aucun palpitant d'être humain normalement constitué ne pourrait survivre à une telle salve de décharges érotiques...
(2009)
Signature : Philippe
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Artiste : The Legendary Tiger Man Titre : Fuck Christmas Baby, I Got The Blues
Style : Jazz - Blues
Depuis un moment déjà, nous savons que Paulo Furtado n'est pas que le chanteur du phénoménal groupe de rock lusitanien Wraygunn, mais aussi le Légendaire Homme-Tigre. Pour autant son album le plus récent, appelé Masquerade, nous avait paru un peu répétitif. C'est donc en remontant un peu le temps qu'on est tombé surFuck Christmas Baby, I Got the Blues qui lui, n'ayons pas peur des mots, est probablement le meilleur album de blues qu'un one-man-band ait enregistré depuis les années 30. D'autant qu'on entend à l'oreille qu'il est fait sans trucage - enregistré en un seul passage, dans les conditions du live avec seulement deux bras et deux jambes...
Enfin, on dit blues parce que c'est la majorité des titres - comme l'emblématique Keep'em Dogs on It qui aurait pu être enregistrée par T-Model Ford, mais il y a des titres plus rock'n'roll (Crawdad Hole), d'autres de lente dérive inquiétante et comme défoncée (Love Train). Si le premier blues bayou In Cold Blood laisse entrer tranquillement, la combinaison poële-à-frire/harmonica fait déjà merveille. Puis votre menton devrait se mettre à suivre rapidement le rythme sur la chanson-titre, au fur et à mesure que Paulo s'énerve - un mec qui déteste à ce point Noël ne peut pas être foncièrement mauvais. Et puis sa voix de matou roublard, au naturel comme trafiquée par de vieux micros, fait merveille pour accompagner le tout.
Quant à savoir quelles sont les influences du bonhomme, c'est facile : voyez qui il reprend ! On reconnait instantanément la ligne de basse d'I Walk the Line, de l'immense Johnny Cash, chuchotée ici sur un inquiétant cliquetis. Et la superbe version de Rumble par The Legendary Tiger Man est plus poisseuse encore que l'original de Link Wray. Voilà au moins un type qui connaît ses classiques...
En voyant l'excitation que produit l'écoute de l'explosive Your life is a lie (qui évoque toute la puissance de Wraygunn), et connaissant le charisme du bonhomme sur scène, on ne peut au final que rêver de le voir dans cette configuration solo, le plus vite possible !
(2007)
Signature : Philippe
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Page Web Conseillée : http://www.legendarytigerman.com/
Style : Jazz - Blues
Depuis un moment déjà, nous savons que Paulo Furtado n'est pas que le chanteur du phénoménal groupe de rock lusitanien Wraygunn, mais aussi le Légendaire Homme-Tigre. Pour autant son album le plus récent, appelé Masquerade, nous avait paru un peu répétitif. C'est donc en remontant un peu le temps qu'on est tombé surFuck Christmas Baby, I Got the Blues qui lui, n'ayons pas peur des mots, est probablement le meilleur album de blues qu'un one-man-band ait enregistré depuis les années 30. D'autant qu'on entend à l'oreille qu'il est fait sans trucage - enregistré en un seul passage, dans les conditions du live avec seulement deux bras et deux jambes...Enfin, on dit blues parce que c'est la majorité des titres - comme l'emblématique Keep'em Dogs on It qui aurait pu être enregistrée par T-Model Ford, mais il y a des titres plus rock'n'roll (Crawdad Hole), d'autres de lente dérive inquiétante et comme défoncée (Love Train). Si le premier blues bayou In Cold Blood laisse entrer tranquillement, la combinaison poële-à-frire/harmonica fait déjà merveille. Puis votre menton devrait se mettre à suivre rapidement le rythme sur la chanson-titre, au fur et à mesure que Paulo s'énerve - un mec qui déteste à ce point Noël ne peut pas être foncièrement mauvais. Et puis sa voix de matou roublard, au naturel comme trafiquée par de vieux micros, fait merveille pour accompagner le tout.
Quant à savoir quelles sont les influences du bonhomme, c'est facile : voyez qui il reprend ! On reconnait instantanément la ligne de basse d'I Walk the Line, de l'immense Johnny Cash, chuchotée ici sur un inquiétant cliquetis. Et la superbe version de Rumble par The Legendary Tiger Man est plus poisseuse encore que l'original de Link Wray. Voilà au moins un type qui connaît ses classiques...
En voyant l'excitation que produit l'écoute de l'explosive Your life is a lie (qui évoque toute la puissance de Wraygunn), et connaissant le charisme du bonhomme sur scène, on ne peut au final que rêver de le voir dans cette configuration solo, le plus vite possible !
(2007)
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1 à 2 sur 2 critiques trouvées
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