Cet ensemble vocal développe une polyphonie contemporaine, imprégnée par les formes anciennes et traditionnelles de polyphonie vocale, et par la pratique de l'improvisation.
Kisetsu + Paolo Angeli + Icons (Festival MIMI 2008) - 18 juillet 2008 - Hopital Caroline, Frioul, Marseille
Cela faisait quelques années que je n'étais pas venu à MIMI (MIMI pour Mouvement International des Musiques Innovatrices) ce Festival, organisé par l'AMI, qui fait que certaines personnes n'hésitent pas à traverser la France pour venir y assister. Il faut dire qu'en plus du coté ultra pointu (quand j'ai entendu ne serait ce que le nom d'un .../... La suite
Cela faisait quelques années que je n’étais pas venu à MIMI (MIMI pour Mouvement International des Musiques Innovatrices) ce Festival, organisé par l’AMI, qui fait que certaines personnes n’hésitent pas à traverser la France pour venir y assister. Il faut dire qu’en plus du coté ultra pointu (quand j’ai entendu ne serait ce que le nom d’un artiste je peux m’estimer heureux !) il y a le cadre de l’Hôpital Caroline sur les iles du Frioul qui y fait beaucoup aussi. D’autant que depuis que les Nuits Caroline ne sont plus, et que Marsatac a posé ses valises au J4, c’est désormais le seul festival qui a lieu là bas …
On prend la dernière navette, profitant ainsi de la vue du soleil qui se couche lentement sur la côte marseillaise qui s’éloigne et on commence déjà à regretter de n’avoir pris qu’un pull pour deux … car il y a un peu de vent et que sur les gradins au « sommet » du Frioul ça risque d’être pire … Arrivé sur place on constate que la scène à été déplacée de 90° … On n’aura donc pas le faux temple grec en fond de scène …
A 21h30 Ferdinand Richard mont sur scène pour nous présenter la première (mondiale) de Kisetsu (n’oublions pas que MIMI est un « festival – atelier ») fruit de la rencontre entre l’ensemble vocal marseillaise Nom Commun et du bidouilleur japonais Tadahiko Yokogawa (au machines). Le principe : une chorale donc qui chante et lui qui récupère le son et le déforme, module, sample grâce à ses machines, clavier, ordinateur …
Si l’idée est bonne en pratique j’ai trouvé qu’ils n’allaient pas assez loin dans l’interactivité sauf au début … donc le plus clair du temps ca faisait plus chorale + sample que chorale bidouillée. 5 hommes et une femme au chant donc, tous très concentrés et avec des expressions faciales assez différentes : le sérieux, l’amusé, l’inquiet, …
Chacun assurera la « lead » sur un des morceaux … qui seront donc assez différents (du slam au rock / blues). Leur set durera 1h qui me paraitra un peu longue d’autant que je commençais à avoir froid, même si sur la fin il y aura une belle montée en puissance avec tout le monde pour un bon boucan bien construit ! Au final je resterai quand même sur une impression d’inachevé … peut être encore un peu trop frais ?
Après être allé acheter une bouteille de « Fada Agrume » et avoir fini mes gâteaux d’apéro, ce sera au tour de Paolo Angeli et sa fameuse guitare sarde bricolée. En effet en plus des 6 cordes classiques elle dispose d’une deuxième rangée de cordes plus haut (sur lesquels il tape plus qu’il ne joue vraiment) et de tout un tas de truc électromécaniques comme par exemple des pédales actionnées avec ses pieds qui lui permette d’actionne des sortes de petits marteaux qui viennent taper sur la base des cordes.
Impression très mitigée en raison de l’aspect assez déstructuré de la musique accentué par un personnage sur scène que j’ai du mal à cerner prenant des pauses tantôt amusées, tantôt très inspiré, regardant en l’air …. (je me rends compte en l’écrivant que j’arrive très mal à retranscrire ce que j’ai ressenti … désolé). Toujours est-il que là aussi je me suis un peu « ennuyé » par moments …
Sur la fin (le rappel) alors que je m’étais à moitié allongé, il jouera des choses beaucoup plus pêchues, rythmées dont certaines sonneront familières. On me précisera après qu’il s’agissait de « reprises » de Fred Frith (même si je l’ai déjà vu je doute que ce soit ça que j’ai reconnu) et de Bjork (plutôt !). Au final intéressant mais un peu long, surtout quand il y a 3 groupes.
Après un tour à l’abri du vent et autour d’un bon thé chaud, nous regagnerons les gradins pour voir le troisième et dernier groupe de cette soirée intitulée (j’avais oublié de le préciser) « ou ai-je mis ma tête ? ». Il s’agit de Icons projet composé d’un trompettiste / machiniste Serge Adam et de deux danseurs Ziya Azazi et Su Gunes Mihadiz. J’ai beaucoup aimé le début avec le danseur (« derviche tourneur ») qui par définition m’a fichu le tournis.
C’était la première fois que je voyais ça et ça allait plutôt bien avec la musique. Il a ensuite été rejoint par la danseuse à qui il a filé une de ses jupes … dont ils finiront par se débarrasser. Plusieurs tableaux avec lui, elle ou les deux, au sol, en sauts, en arts martiaux … des trucs qui m’ont plus ou moins parlé selon les moments.
Certains ont trouvé que le niveau technique des danseurs n’était pas irréprochable … c’est vrai que j’ai noté quelques couacs et que par moments ça aurait peut être pu être plus fluide, mais globalement j’ai bien aimé le mélange des deux. A la limite ce que je n’ai pas trouvé top ce sont les costumes …
Quand ils ont fini nous sommes vite partis pour être sûr d’avoir une place sur la première des deux navettes, ne tenant pas à rester plus longtemps dans la fraiche nuit de l’ile. Car, et je finirai la dessus, psychologiquement j’ai trouvé cela un peu dur de savoir que le premier bateau pour rentrer ne partirai pas avant 2h du matin … un peu l’impression d’être pris en otage (même si je suis venu de mon plein grès et que je serais surement resté jusqu’au bout) … du coup j’étais soulagé de partir (d’autant que le lendemain je bossais)