Okkervil River, vos critiques de disques
Okkervil River
Entre pop, rock et folk, l'inspiration débridée du très doué groupe américain Okkervil River aboutit à la création de chansons euphorisantes et/ou mélancoliques... Après avoir collaboré avec le mythique roi du psyché rock Roky Erickson (de 13th Floor Elevators), le leader d'Okkervil River, Will Sheff, revient avec son groupe en 2011 : album et concerts !
Plus d'info
Artiste : Okkervil River Titre : I Am Very Far
Style : Pop - Rock
Après ses collaborations avec Norah Jones, The New Pornographers et surtout Roky Erickson (pour le retour discographique réussi du leader de 13th Floor Elevators !), le songwriter chanteur guitariste d'Okkervil River, Will Sheff, a enfin eu le temps de donner une suite à ses enthousiasmantes aventures discographiques. Le disque s'intitule I Am Very Far, et c'est, sans surprise, une petite merveille de folk pop rock à la fois direct et accrocheur, gothique et torturé, lyrique et ultra sensible... Accompagné par une troupe de musiciens délivrant des arrangements aussi superbes que déchainés (cordes, cuivres, chœurs, guitares, basse, batterie etc etc), Will Sheff peut ici donner libre cours à son inspiration débridée, ce qui se matérialise avec classe par un chant très intense (ce monsieur est VRAIMENT convaincu par ce qu'il fait quand il se trouve en présence d'un micro !), des mélodies attrape cœur et des morceaux écrits d'une époustouflante plume ultra légère. Miracle ultime, nombre de compositions présentes sur le chaudement conseillé I Am Very Far sont à l'image de We Need A Myth, White Shadow Waltz, The Valley ou Rider (dont le début évoque Jonathan Richman & The Modern Lovers) : aussi intimes et personnelles que potentiellement jouables pour une foule immense dans un grand festival ou un stade, comme celles d'Arcade Fire... Souhaitons à Okkervil River le même sort que celui réservé au groupe canadien, c'est à dire de rencontrer, enfin, un succès mondial mérité avec sa dernière magistrale collection de chansons aussi finement ciselées qu'universelles...
A lire également, la chronique du concert d'Okkervil River à la Maroquinerie à Paris, en mai 2011.
Liens : www.okkervilriver.com, www.facebook.com/okkervilriver, www.myspace.com/okkervilriver, www.jagjaguwar.com, www.differ-ant.fr.
Mai 2011 (Jajaguwar - Differ-ant)
Signature : pierre andrieu
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Style : Pop - Rock
Après ses collaborations avec Norah Jones, The New Pornographers et surtout Roky Erickson (pour le retour discographique réussi du leader de 13th Floor Elevators !), le songwriter chanteur guitariste d'Okkervil River, Will Sheff, a enfin eu le temps de donner une suite à ses enthousiasmantes aventures discographiques. Le disque s'intitule I Am Very Far, et c'est, sans surprise, une petite merveille de folk pop rock à la fois direct et accrocheur, gothique et torturé, lyrique et ultra sensible... Accompagné par une troupe de musiciens délivrant des arrangements aussi superbes que déchainés (cordes, cuivres, chœurs, guitares, basse, batterie etc etc), Will Sheff peut ici donner libre cours à son inspiration débridée, ce qui se matérialise avec classe par un chant très intense (ce monsieur est VRAIMENT convaincu par ce qu'il fait quand il se trouve en présence d'un micro !), des mélodies attrape cœur et des morceaux écrits d'une époustouflante plume ultra légère. Miracle ultime, nombre de compositions présentes sur le chaudement conseillé I Am Very Far sont à l'image de We Need A Myth, White Shadow Waltz, The Valley ou Rider (dont le début évoque Jonathan Richman & The Modern Lovers) : aussi intimes et personnelles que potentiellement jouables pour une foule immense dans un grand festival ou un stade, comme celles d'Arcade Fire... Souhaitons à Okkervil River le même sort que celui réservé au groupe canadien, c'est à dire de rencontrer, enfin, un succès mondial mérité avec sa dernière magistrale collection de chansons aussi finement ciselées qu'universelles... A lire également, la chronique du concert d'Okkervil River à la Maroquinerie à Paris, en mai 2011.
Liens : www.okkervilriver.com, www.facebook.com/okkervilriver, www.myspace.com/okkervilriver, www.jagjaguwar.com, www.differ-ant.fr.
Mai 2011 (Jajaguwar - Differ-ant)
Signature : pierre andrieu
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Artiste : Roky Erickson With Okkervil River Titre : True Love Cast Out All Evil
Style : Pop - Rock
Retour inattendu de l'un des plus grands fous à lier du rock'n'roll, Mister Roky Erickson, sous la forme inattendue d'un presque vieux monsieur au regard franc et même, plutôt sain ! On le croyait pourtant parti pour toujours dans un tunnel de folie paranoïaque après divers abus dans les années '60, dont il avait signé quelques-uns des plus grands titres drogués avec son groupe au nom et aux compositions psychédéliques, 13th Floor Elevators : citons I got Levitation, la symphonie pop-folle Slip inside this house, et bien sûr le tube garage indépassable You're gonna miss me. Il est vrai que déjà à l'époque le groupe sonnait comme une version détraquée des Doors (fallait le faire quand même, non ?!), à entendre par exemple sur Fire Engine.
Officiellement classé dans le top 10 des plus grands dérangés du rock (dans la branche schizophrène), hébergé au fil du temps en hôpital psychiatrique et même en prison, ce bon Roky Erickson toujours adulé par quelques fans éplorés, a fini par réapparaître vers 2008, dit-on, sur sa scène locale d'Austin, Texas, rattrapé à l'occasion d'une embellie mentale par des musiciens fans (dont notamment le groupe déjà vanté sur ce site, qui l'accompagne ici, Okkervil River).
Et il sort aujourd'hui un album dont le titre True Love cast out all Evil est un beau clin d'oeil à son fils artistique, le presque aussi perturbé (mais dans la branche dépressive) Daniel Johnston. Cette belle rédemption mentale est d'ailleurs bien illustrée par un bouleversant premier titre, démarré sur une démo sans doute enregistrée entre 4 murs molletonnés, à la mélodie soudain repris par une orchestration vibrante. Devotional Number One s'enchaîne sur un pur son de studio qui donne la tonalité du disque : voix claire et vibrante, instruments et choeurs discrets ... Idem pour la God is everywhere finale où des violons viennent épauler une guitare vacillante.
Il se dégage ainsi une belle émotion de ces chansons classiques, mais transcendées par l'émotion palpable du chanteur pratiquement ressuscité : Goodbye Sweet Dreams ou la chanson-titre de l'album auraient sonné variétés, chantées par n'importe qui d'autre, mais pas par un miraculé comme lui ! Même les chansons d'inspiration country peuvent s'y faire vibrantes (Be and bring me home, Forever) ou euphorisantes (Bring back the past) et lui ouvriront à n'en pas douter les scènes de l'Amérique entière s'il le souhaite, y compris de la plus rurale. Seul au piano, voix légèrement altérée - mais pas tant que ça, il fait merveille (poignante Please, Judge), planant quelque part entre Tom Waits et les envolées de Grandaddy. Mais aussi sur un titre de rock détraqué, John Lawman, les deux titres n'étant au fond pas loin de ceux que composait le regretté Mark Linkous (qui n'a pas survécu à la mocheté du monde, lui).
Revenu d'entre les morts tombés au champ d'honneur des années 60, Roky Erickson livre donc un très équilibré - et très sensé - album de chansons d'americana, à ranger quelque part entre ceux de Johnny Cash (rien que d'imaginer le Maître chanter True Love cast out all evil vous foutrait la chair de poule) et de Bruce Springsteen (splendide hymne Bird's Crash). Et peut-être, s'il arrive à garder la lumière dans toutes les pièces (de son cerveau), que nous verrons un jour cette légende vivante remonter sur scène en Europe, qui sait ?
(PIAS, 2010)
Signature : Philippe
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Page Web Conseillée : http://fr.wikipedia.org/wiki/Roky_Ericks
Style : Pop - Rock
Retour inattendu de l'un des plus grands fous à lier du rock'n'roll, Mister Roky Erickson, sous la forme inattendue d'un presque vieux monsieur au regard franc et même, plutôt sain ! On le croyait pourtant parti pour toujours dans un tunnel de folie paranoïaque après divers abus dans les années '60, dont il avait signé quelques-uns des plus grands titres drogués avec son groupe au nom et aux compositions psychédéliques, 13th Floor Elevators : citons I got Levitation, la symphonie pop-folle Slip inside this house, et bien sûr le tube garage indépassable You're gonna miss me. Il est vrai que déjà à l'époque le groupe sonnait comme une version détraquée des Doors (fallait le faire quand même, non ?!), à entendre par exemple sur Fire Engine. Officiellement classé dans le top 10 des plus grands dérangés du rock (dans la branche schizophrène), hébergé au fil du temps en hôpital psychiatrique et même en prison, ce bon Roky Erickson toujours adulé par quelques fans éplorés, a fini par réapparaître vers 2008, dit-on, sur sa scène locale d'Austin, Texas, rattrapé à l'occasion d'une embellie mentale par des musiciens fans (dont notamment le groupe déjà vanté sur ce site, qui l'accompagne ici, Okkervil River).
Et il sort aujourd'hui un album dont le titre True Love cast out all Evil est un beau clin d'oeil à son fils artistique, le presque aussi perturbé (mais dans la branche dépressive) Daniel Johnston. Cette belle rédemption mentale est d'ailleurs bien illustrée par un bouleversant premier titre, démarré sur une démo sans doute enregistrée entre 4 murs molletonnés, à la mélodie soudain repris par une orchestration vibrante. Devotional Number One s'enchaîne sur un pur son de studio qui donne la tonalité du disque : voix claire et vibrante, instruments et choeurs discrets ... Idem pour la God is everywhere finale où des violons viennent épauler une guitare vacillante.
Il se dégage ainsi une belle émotion de ces chansons classiques, mais transcendées par l'émotion palpable du chanteur pratiquement ressuscité : Goodbye Sweet Dreams ou la chanson-titre de l'album auraient sonné variétés, chantées par n'importe qui d'autre, mais pas par un miraculé comme lui ! Même les chansons d'inspiration country peuvent s'y faire vibrantes (Be and bring me home, Forever) ou euphorisantes (Bring back the past) et lui ouvriront à n'en pas douter les scènes de l'Amérique entière s'il le souhaite, y compris de la plus rurale. Seul au piano, voix légèrement altérée - mais pas tant que ça, il fait merveille (poignante Please, Judge), planant quelque part entre Tom Waits et les envolées de Grandaddy. Mais aussi sur un titre de rock détraqué, John Lawman, les deux titres n'étant au fond pas loin de ceux que composait le regretté Mark Linkous (qui n'a pas survécu à la mocheté du monde, lui).
Revenu d'entre les morts tombés au champ d'honneur des années 60, Roky Erickson livre donc un très équilibré - et très sensé - album de chansons d'americana, à ranger quelque part entre ceux de Johnny Cash (rien que d'imaginer le Maître chanter True Love cast out all evil vous foutrait la chair de poule) et de Bruce Springsteen (splendide hymne Bird's Crash). Et peut-être, s'il arrive à garder la lumière dans toutes les pièces (de son cerveau), que nous verrons un jour cette légende vivante remonter sur scène en Europe, qui sait ?
(PIAS, 2010)
Signature : Philippe
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Artiste : Okkervil River Titre : The Stand Ins
Style : Pop - Rock
Encore un album magistralement réussi pour le groupe Okkervil River... La suite de The Stage Names est également à classer dans les disques classieux à écouter très souvent, pour passer un bon moment, pour se réconforter après une déception sentimentale, pour faire un trajet en voiture, pour faire l'amour, pour se promener en rase campagne, pour se mettre de bonne humeur le matin, pour escalader une montagne, pour aller travailler... Pour résumer (et ainsi éviter une liste trop longue... ), The Stand Ins est un excellent disque de pop/rock gracile et addictive, à écouter dans n'importe quelle situation. Oui, vous verrez, ça marche ! Portée par des arrangement aussi riches (mellotron, mandoline, orgue, cordes, cuivres etc etc) que sobres, la voix évolue dans des registres vocaux proches de Morrissey (The Smiths) et Win Butler (Arcade Fire), pour le plus grand bonheur des aficonados de pop écrite pour donner la chair de poule. Les textes très ironiques - présents dans le livret - étant la cerise sur le gâteau de cet album qu'on qualifiera de superbe... Tout simplement.
Sites Internet : www.okkervilriver.com, www.myspace.com/okkervilriver, www.jagjaguwar.com, www.differ-ant.fr.
Septembre 2008 (Jagjaguwar - Differ-ant)
Signature : pierre andrieu
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Style : Pop - Rock
Encore un album magistralement réussi pour le groupe Okkervil River... La suite de The Stage Names est également à classer dans les disques classieux à écouter très souvent, pour passer un bon moment, pour se réconforter après une déception sentimentale, pour faire un trajet en voiture, pour faire l'amour, pour se promener en rase campagne, pour se mettre de bonne humeur le matin, pour escalader une montagne, pour aller travailler... Pour résumer (et ainsi éviter une liste trop longue... ), The Stand Ins est un excellent disque de pop/rock gracile et addictive, à écouter dans n'importe quelle situation. Oui, vous verrez, ça marche ! Portée par des arrangement aussi riches (mellotron, mandoline, orgue, cordes, cuivres etc etc) que sobres, la voix évolue dans des registres vocaux proches de Morrissey (The Smiths) et Win Butler (Arcade Fire), pour le plus grand bonheur des aficonados de pop écrite pour donner la chair de poule. Les textes très ironiques - présents dans le livret - étant la cerise sur le gâteau de cet album qu'on qualifiera de superbe... Tout simplement. Sites Internet : www.okkervilriver.com, www.myspace.com/okkervilriver, www.jagjaguwar.com, www.differ-ant.fr.
Septembre 2008 (Jagjaguwar - Differ-ant)
Signature : pierre andrieu
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Artiste : Okkervil River Titre : The Stage Names
Style : Pop - Rock
Nouvel album détonnant pour Okkervil River, le genre de groupe texan cultivé et inspiré qui donnerait presque envie de fuir le pays de Nicolas Sarkozy et Brice Hortefeux pour s’établir dans l’état de George W. Bush. Les chansons à la fois minimalistes et lyriques, mélancoliques et euphorisantes d’Okkervil River ont le très grand mérite de capter immédiatement l’attention et d’emmener dans un univers quasi féerique… Les voix, émouvantes au possible, survolent des morceaux composés de main de maître et arrangés avec un goût remarquables. Cordes, cuivres, xylophone, guitares, mellotron, piano, Wurlitzer etc sont utilisés avec parcimonie, dans l’unique but de servir la chanson. Cela donne de nombreuses réussites entre pop, rock, country et folk ; les fans de Neil Young, Arcade Fire, The Shins, Brian Wilson et ses Beach Boys devraient se retrouver dans le superbe travail d’Okkervil River. Un combo à la fois capable de tutoyer la grandiloquence (sans y sombrer) et d’émouvoir en faisant preuve d’une impressionnante sobriété. The stage names est chaudement recommandé aux amoureux de belles chansons pop…
Sites Internet : www.okkervilriver.com, www.myspace.com/okkervilriver, www.jagjaguwar.com, www.differ-ant.fr.
2007 (Jagjaguwar - Differ-ant)
Signature : pierre andrieu
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Style : Pop - Rock
Nouvel album détonnant pour Okkervil River, le genre de groupe texan cultivé et inspiré qui donnerait presque envie de fuir le pays de Nicolas Sarkozy et Brice Hortefeux pour s’établir dans l’état de George W. Bush. Les chansons à la fois minimalistes et lyriques, mélancoliques et euphorisantes d’Okkervil River ont le très grand mérite de capter immédiatement l’attention et d’emmener dans un univers quasi féerique… Les voix, émouvantes au possible, survolent des morceaux composés de main de maître et arrangés avec un goût remarquables. Cordes, cuivres, xylophone, guitares, mellotron, piano, Wurlitzer etc sont utilisés avec parcimonie, dans l’unique but de servir la chanson. Cela donne de nombreuses réussites entre pop, rock, country et folk ; les fans de Neil Young, Arcade Fire, The Shins, Brian Wilson et ses Beach Boys devraient se retrouver dans le superbe travail d’Okkervil River. Un combo à la fois capable de tutoyer la grandiloquence (sans y sombrer) et d’émouvoir en faisant preuve d’une impressionnante sobriété. The stage names est chaudement recommandé aux amoureux de belles chansons pop… Sites Internet : www.okkervilriver.com, www.myspace.com/okkervilriver, www.jagjaguwar.com, www.differ-ant.fr.
2007 (Jagjaguwar - Differ-ant)
Signature : pierre andrieu
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Artiste : Okkervil River Titre : Black Sheep Boy
Style : Pop - Rock
Le groupe texan Okkervil River vient de faire paraître un joli disque de folk pop, tantôt exubérant, tantôt mélancolique. Intitulé Black sheep boy, ce recueil de morceaux extrêmement variés provoque des yoyos émotionnels aussi impressionnants que tuants ; ce n’est en effet pas très bon pour le coeur de passer ainsi sans crier gare de chansons émouvantes à faire pleurer une pierre à des titres euphorisants menés tambour battant… Et, bien sûr, comme toutes les choses déconseillées pour la santé, l’écoute du nouvel album d’ Okkervil River rend accro : une seule écoute ne suffira pas à rassasier l’amateur d’émotion fortes et contrastées, celui-ci en voudra plus. Pour se laisser bercer par les morceaux dépouillés gorgés de spleen, mais aussi pour se laisser emporter par la production luxuriante des compositions les plus enlevées de l’album Black sheep boy… Dont le titre est une chanson du songwriter folk Tim Hardin, qui a bercé le leader d’Okkervil River, Will Sheff, pendant la gestation du disque. Un album ou un nom de groupe emprunté à un titre de chanson ou d’album d’un artiste culte ne garantit pas forcément la qualité de l’œuvre - on a tous en mémoire les attentats auditifs commis par Starsailor, qui a tiré son nom d’un chef d’oeuvre de Tim Buckley -, mais là, c’est de bon augure. Car le groupe basé à Austin réussit à proposer des titres tutoyant les sommets fréquentés par Mr Hardin, mais aussi par Neil Young, Arcade Fire, John Lennon, The Flaming Lips, Otis Redding ou encore Belle and Sebastian. Parfaitement écrits, les morceaux sont produits avec classe (cordes, cuivres, mandoline, guitare slide s’ajoutent à l’attirail du groupe de rock « normal ») et joués avec un goût certain par les six musiciens (dont Jonathan Meiburg, l’excellent acolyte de Will Sheff dans Shearwater, aux claviers, à l'accordéon et aux choeurs) et interprétés avec une voix incroyablement versatile. Et l’on se retrouve avec un double cd du meilleur effet entre les oreilles, avec l’envie de le faire découvrir au plus grand nombre.
Sites Internet : http://jound.com/okkervil, www.myspace.com/okkervilriver.
9 mai 2006 (Virgin / EMI)
Signature : pierre andrieu
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Style : Pop - Rock
Le groupe texan Okkervil River vient de faire paraître un joli disque de folk pop, tantôt exubérant, tantôt mélancolique. Intitulé Black sheep boy, ce recueil de morceaux extrêmement variés provoque des yoyos émotionnels aussi impressionnants que tuants ; ce n’est en effet pas très bon pour le coeur de passer ainsi sans crier gare de chansons émouvantes à faire pleurer une pierre à des titres euphorisants menés tambour battant… Et, bien sûr, comme toutes les choses déconseillées pour la santé, l’écoute du nouvel album d’ Okkervil River rend accro : une seule écoute ne suffira pas à rassasier l’amateur d’émotion fortes et contrastées, celui-ci en voudra plus. Pour se laisser bercer par les morceaux dépouillés gorgés de spleen, mais aussi pour se laisser emporter par la production luxuriante des compositions les plus enlevées de l’album Black sheep boy… Dont le titre est une chanson du songwriter folk Tim Hardin, qui a bercé le leader d’Okkervil River, Will Sheff, pendant la gestation du disque. Un album ou un nom de groupe emprunté à un titre de chanson ou d’album d’un artiste culte ne garantit pas forcément la qualité de l’œuvre - on a tous en mémoire les attentats auditifs commis par Starsailor, qui a tiré son nom d’un chef d’oeuvre de Tim Buckley -, mais là, c’est de bon augure. Car le groupe basé à Austin réussit à proposer des titres tutoyant les sommets fréquentés par Mr Hardin, mais aussi par Neil Young, Arcade Fire, John Lennon, The Flaming Lips, Otis Redding ou encore Belle and Sebastian. Parfaitement écrits, les morceaux sont produits avec classe (cordes, cuivres, mandoline, guitare slide s’ajoutent à l’attirail du groupe de rock « normal ») et joués avec un goût certain par les six musiciens (dont Jonathan Meiburg, l’excellent acolyte de Will Sheff dans Shearwater, aux claviers, à l'accordéon et aux choeurs) et interprétés avec une voix incroyablement versatile. Et l’on se retrouve avec un double cd du meilleur effet entre les oreilles, avec l’envie de le faire découvrir au plus grand nombre. Sites Internet : http://jound.com/okkervil, www.myspace.com/okkervilriver.
9 mai 2006 (Virgin / EMI)
Signature : pierre andrieu
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1 à 5 sur 5 critiques trouvées
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