Raul Paz - 12 Décembre 2007 - Elysée Montmartre - Paris Arrivée vraiment à la bourre pour ce concert, j'avais misé sur le feu cubain pour faire traîner la 1ere partie dont je ne pourrai pas vraiment vous parler du coup. Ils en sont au 2ème morceau ouf .../...
Arrivée vraiment à la bourre pour ce concert, j’avais misé sur le feu cubain pour faire traîner la 1ere partie dont je ne pourrai pas vraiment vous parler du coup. Ils en sont au 2ème morceau ouf !!
Dernier concert d’un an et demi de tournée, il fallait être à l’Elysée Montmartre. C’est la première fois que je le vois et je ne voulais rater ça pour rien au monde.
Raoul Paz a une énergie folle, à l’image de sa musique.
Une batterie de douze musiciens tout aussi impressionnants comme José Ramon Cabrera dit « Pity » le piano dans toute sa folie vu la jeunesse de ce musicien, ainsi qu’ Inor Sotolongo et ses percussions bien cubaines.
Les chansons prennent une autre dimension avec cette orchestration de big band. MuaMuaMua explosive, Mari y Juana incroyable, El Beso ultrasensuelle, Policia décapante, Revolucion détonante, 25 años troublante, Mujeres hallucinante avec le couple de danseurs monté sur la scène entamant une salsa très caliente. Je veux ce déhanché !!!!
Donc vu ce qu’ il donne il va sûrement se reposer un moment mais dès qu il reprend n’hesitez pas à vous précipiter sinon il y a le dvd Revolucion de ses concerts pour vous donner un petit aperçu de la chaleur cubaine !
Ma 3e et dernière soirée au Nice Jazz Festival 2007 a mis un certain temps a réellement démarré mais a finit par apporter quelques instants de magie…
Ca commence avec le cubain Raul Paz. Je ne suis pas réellement fan des musiques sud-américaines, donc ce n’est pas avec un très grand enthousiasme que je m’approche de la grande scène…
Finalement, son set sera plutôt sympa (Raul et ses musiciens sont plutôt souriants et décontractés) et même assez émouvant, car plusieurs chansons sont assez mélancoliques (malgré mon niveau d’espagnol perdu, c’est la magie de la musique qui opère) et Raul fait assez bien passer les sentiments…une bonne petite surprise.
Ensuite place au Jazz…b’en oui, on est au Nice Jazz Festival…Et autant l’avouer je ne suis pas non plus un puriste du Jazz.
On a d’abord droit au nouveau projet du saxophoniste Julien Lourau associé au collectif cubano-chilien Rumbabierta.
Evidemment, ça joue bien mais je trouve que ça manque un peu de vie, notamment Lourau qui n’est pas très communicatif…bon, il fait encore jour et la sympathique scène des arènes est un espace concert assis, d’ailleurs on se fait un peu gronder quand on a l’audace de se tenir debout sur les barrières de sécurité. « Allez merde, tout le monde debout ! »… « Euh, non excusez-moi messieurs dames, passez une agréable soirée ». Bon, je plaisante.
Ensuite encore du Jazz, décidément c’est quoi ce festival de jazz qui programme du jazz…quel toupet ! Cette fois-ci je trouve ça plus enthousiasmant, c’est toujours assis puisque à la scène des arènes et le groupe s’appelle Sakesho.
C’est un quatuor parisien. Piano + Basse + Batterie + Steel pan. Le bassiste est un rasta relativement bien connu des musiciens : Michel Alibo. Putaing, il bouge bien ses dreads mais surtout il assure un max ! Les steel pan ce sont ces percus typiques de musique tropicale. Je le redis : c’est pas ma musique favorite mais je passe plutôt un bon moment. Merci.
Vient l’heure de The Roots, que j’avais vraiment envie de revoir. Direction la grande scène. Hélas, un quart d’heure plus tard est programmé Toumani Diabaté, que j’avais vraiment envie de voir, à la scène des arènes. Va falloir faire un choix difficile…
Depuis le départ de Rhazel, The Roots nous avaient livré un moyennement convainquant the tipping point, mais son récent successeur Game theory est nettement plus enthousiasmant et marque un retour aux roots…euh, suis-je clair ?
Finalement, vu les difficultés rencontrées pour suivre un concert sur la grande scène : sol bosselé, arbres en plein milieu du champ de vision, public bien massé…
je n’ai suivis, avec regrets, qu’un quart d’heure du concert des Roots et j’ai vraiment préféré qu’il y a 4 ans aux eurockéennes. Les chansons du dernier album sont bien explosives sur scène et l’apport d’un tuba énergique est un point positif.
Bref, un quart d’heure bien vitaminé qui fait bien bouger le corps et péter les neurones mais je fais le choix d’aller découvrir Toumani Diabaté à la scène assise des arènes…
Pas un choix facile, mais finalement on a touché les étoiles avec ce concert du musicien malien…
D’abord les conditions sont meilleures ici, ça y est des gens sont debout devant mais on peut y voir quelque chose, le son est très bon et l’ambiance dans les premiers rangs est vraiment très très bonne.
Toumani Diabaté est un joueur de Kora, reconnu dans le milieu de la musique africaine et qui a même récemment eu droit à un bout de célébrité grâce à sa participation au dernier album de Bjork…
Toumani est entouré d’une bonne dizaine de musiciens, chanteur et danseuse (tous originaires d’Afrique de l’ouest mais de pays voisins…) qui nous ont offert un moment magique où tous les repères temporels et matériels se sont vus modifiés.
Toumani s’est adressé parfois au public notamment pour nous évoquer la culture Mandingue de tous ces pays d’Afrique de l’Ouest: Guinée, Côte d’Ivoire, Mali… qui autrefois (avant la colonisation) ne formaient qu’un…Du coup ces propos ont rajouté de l’émotion à ce concert qui n’en manquait déjà pas.
Dans le public quelques africain(e)s sont aussi là et mettent une bien jolie ambiance !
Un voyage assez inoubliable qui se termine en apothéose avec l’arrivée sur scène de Dee Dee Bridgewater (dont le dernier projet musical explore ses racines africaines…) et ses musiciens qui ont joué plus tôt sur la grande scène (bon, je suis pas allé les voir à cause d’un mauvais souvenir persistant d’un tube sirupeux que chantait Dee Dee dans les 80s, désolé).
Donc, une bien belle fin de soirée et j’ai juste le regret que The Roots ait été programmé au même moment.
>> Réponse (le 20/08/2007 par Cyndy) TRISTE!
Trés attristée de voir l'ex princesse des FUGEES dans un état si pitoyable... Plus de voix, plus da charme, .../...La suite
Devendra Banhart Band + Mugison + Bang Gang + Raul Paz (Festival de Sédières 2005) - 22 juillet 2005 - Granges du Château de Sédières, Clergoux
Devendra Banhart Band
Pour la soirée d'ouverture de la partie dédiée aux musiques actuelles du festival de Sédières, il ne fallait pas arriver en retard : la tête d'affiche, Devendra .../...
Pour la soirée d’ouverture de la partie dédiée aux musiques actuelles du festival de Sédières, il ne fallait pas arriver en retard : la tête d’affiche, Devendra Banhart, étant programmée en tout début de soirée. Le brillant (et prolifique) songwriter américain n’a eu aucun problème à convaincre le public - un peu clairsemé malheureusement - de ses multiples talents (écriture de morceaux superbes, chant habité, jeu de guitare rustique à souhait). Entouré par un bon groupe de baba cools (deux guitares, batterie, basse, orgue), Devendra Banhart chante avec ce trémolo si particulier qui est sa signature. Notre homme semble ravi d’être sur scène dans ce qui ressemble pour lui à une église, il s’autorise même un verre de vin rouge et parle entre les morceaux pour mettre un peu de « liant ». Grand seigneur, il laisse même ses deux guitaristes au look hippie/bohème pousser la chansonnette. Pour un peu, on se croirait en Inde (ou en Californie) en 1970 dans une communauté de routards assis autour d'un feu pour écouter George Harrison chanter… Au cours du set du Devendra Banhart Band, les ambiances varient agréablement : les morceaux sonnent folk/rock, rhythm and blues, soul ou country/pop. Grâce à son charisme incroyable, Mr Banhart tient parfaitement son public en haleine. Celui-ci semble fasciné par sa présence, étrange et androgyne. Si certaines fans regrettent la barbe qui couvrait son visage il y a peu, ce nouveau look lui donne un visage encore plus ambigu : un mélange fascinant entre Ian Astbury (ex The Cult et maintenant remplaçant de feu Jim Morrisson chez les Doors), Charles Manson (un songwriter prometteur ayant dérapé dans le crime) et une femme andalouse ou indienne… Comme la voix évolue entre un timbre masculin et des tonalités féminines, on a souvent l’impression d’avoir plusieurs personnes en face de soi. Le concert se poursuit sans anicroches avec quelques reprises bien senties : une de Lauryn Hill des Fugees (et de Charles Manson de The Charles Mansons dixit Devandra) et une cover d’un excellent titre de Canned Heat. Le morceau joué en rappel par le leader du Band est tout simplement renversant ; quelques arpèges de guitare et cette voix si troublante suffisent à donner des frissons pour un bon moment…
Mugison
Mugison : voilà un Islandais extrêmement (c’est le cas de le dire) original ! Commencé par un concours de larsens, poursuivi par une série de comptines électro folk rock bien trash et traversé par des morceaux folk ‘n pop très beaux, son concert fut une ébouriffante expérience sonore. Ce jeune homme un peu enrobé ayant un sévère péte au casque, a prouvé en une heure chrono qu’il était parfaitement possible de cacher dans la même enveloppe corporelle un Thom Yorke débarrassé de se ses tics (la voix de Mugison évoque celle du chanteur de Radiohead sur les titres les plus calmes), un Tom Waits branché sur le 220 volts (quand il hurle comme un damné avec une voix d’outre tombe) et une sorte d’Elvis des fjords ayant une furieuse envie de ne pas de mourir (quand il roucoule une chanson d’amour avec sa fiancée). Si vous ajoutez à cela un jeu de guitare très particulier - entre sonorités folk, gros son rock et basse -, des samples et parties de boîte à rythme surprenants et une quantité non négligeable de grossièretés ou non sens gueulés dans le micro (il fait hurler « Putain de merde » au public pour le sampler et le repasser en boucle, classe !), vous obtenez un concert très original, parfois un peu déroutant mais sans aucun doute marquant… La preuve : quand, après le concert, Mugison passe au milieu du public pour vendre ses disques, ils sont nombreux à craquer pour ses albums (les deux pour la modique somme de 20 euros).
Bang Gang
Peu après, c’est au tour d’un autre groupe en provenance du pays des geysers de fouler les planches de salle de spectacle du Château de Sédières : Bang Gang, le projet tout droit sorti du cerveau perpétuellement en ébullition de Bardi Johannsson. Celui-ci arrive à la fin du premier morceau, l’excellentissime Inside, pour bien montrer à l’assistance que le lider maximo, c’est lui. Sa présence, mi inquiétante (cette tête de psychopathe premier de la classe devenu misanthrope après avoir subi des brimades de la part de ses petits camarades), mi drolatique (ces discours gratinés en français : « On va foutre la merde à Sédières ! » ; « Vous buvez beaucoup, demain vous aurez mal au cœur et vous vomirez dans la fosse septique ou les égouts… » ; « Je suis Johnny Hallyday, et là, c’est Jane Birkin. ») se révèle proche de celle d’un fantomatique Brian Wilson , véritable chef d’orchestre mais musicien intermittent : au début, l’homme n’assure que de très discrets choeurs et joue peu de guitare… Les morceaux trip hop (on pense souvent à Massive Attack) sont portés par la voix évanescente de la chanteuse du groupe et par les jolies envolées planantes du combo islandais. Tout ceci est relevé de temps à autres par des guitares furieuses venant durcir le popos. Malgré cela, après l’interprétation parfaite du slow gorgé de cordes Follow (qui évoque fortement le titre The power of love de… Frankie Goes To Hollywood) et une version superbement lancinante de Stop in the name of love des Supremes - toutes deux présentes sur l'excellent album Something wrong -, on sent la monotonie s’installer, à cause du chant monocorde de la vocaliste et du son souvent trop propre. C’est le moment que choisit Bardi Johannsson pour habiter ses morceaux avec son chant d’ange déchu (aux ailes dangereusement froissées) et des influences plus folk (Forward and reverse) ou rock (Find what you get). Pour prolonger ces moments en apesanteur, on aurait aimé que Keren Ann viennent reformer Lady & Bird avec son acolyte ou simplement chanter en duo le magistral Forward and reverse… Mais malgré cette absence (prévisible), la prestation de Bang Gang en Corrèze a permis de voler intérieurement au dessus des forêts et lacs de ce superbe département, grâce aux œuvres de Mr. Johannsson...
Raul Paz
Pour clôturer cette soirée éclectique intitulée « entre la glace et le feu », le Cubain Raul Paz avait pour mission de faire danser tout le monde, ce qui fut le cas des aficionados de ce musicien ayant une forte envie de percer en France. Pour les autres - non amateurs des rythmes chauds de la salsa -, le caractère très pro de l’interprétation et les textes trop cliché (« revolucion, marijuana » etc etc) étaient une excellente occasion de garder des forces pour la soirée, copieuse, prévue le lendemain…
A lire également : les chroniques sur les autres concerts de l'édition 2005 du festival de Sédières, ainsi que celles des années 2002 et 2004.
Roy Pacci & Arestuka + Tangora + Raul Paz - 27 Novembre 2004 - Dock des Suds à Marseille
Le groupe composé de 8 musiciens hors pairs, trés bon rythm. Le trompetiste joue trés bien avec ses 4 cuvres qui l'accompagne plus le groupe ça fait un mélange détonnant de ska par moment avec .../...
Le groupe composé de 8 musiciens hors pairs, trés bon rythm. Le trompetiste joue trés bien avec ses 4 cuvres qui l'accompagne plus le groupe ça fait un mélange détonnant de ska par moment avec d'autre morceaux plus salsa mais alors endiablée et rythmés. Le public de la siorée était comme toujours aux docks trés varié, mais malgré tout Roy Paci à su faire bouger tout ce monde ensemble. Moment fabuleux pour moi que la découverte de ce groupe.
Pour le groupe qui suivait dans la petite salle du cabaret Rouge Tangora, ce n'est pas mon style musical, mais la voix de la chanteuse était vraiment merveilleuse, avec du jazz en accompagnement ça ma fait penser à une musique apaisant pas par sa lenteur mais les rythmes sont doux et agréables à écouter.
Raul Paz dans la grande salle, l'ambiance été bcp moins speed que pour Roy Paci mais les morceaux mixed Salsa cubaine et rythme électro été bien entrainant pour des bons danseurs de Salsa.
Mille Mercis à Live in Marseile pour les places gentillement offertes.
Les Docks ont eu des airs de Fiesta des Suds ce week-end! Le festival "Les Méditerranées" a offert une programmation éclectique et variée fondée sur un thème qui nous tient à coeur: faire la fête avec des musiques ensoleillées!
Le cabaret rouge lance le début de la soirée avec Rassegna, une formation plurinationnale mettant en scène des artistes aux chants polyphoniques flamenco, Raï, occitan, napolitain,sicilien et tout ce que je n'ai pas reconnu! Belle formation très rythmées qui nous a fait découvrir entre autres des chants de noêl avec guitare, violon, darbouka ect.
Et on retrouve la salle principale avec Roy Paci & Arestuka, la déconne à la Massilia (d'ailleurs il n'oubliera pas de leurs faire une petite dédicace).Alors là on est dans le festif en plein: du ska avec des cuivres, des sons electroniques pour dynamiser ponctuellement les refrains. Paci aime faire la fête avec son public, il discute, il blague, il nous interpelle sur les problèmes politiques aux USA et en Italie et nous invite à réagir.... vraiment amusant, très bonne ambiance.
Coupe hirsute, allure de réveil en cata, c'est Raul Paz qui prend la suite avec ses textes en Cubain et sa musique métissée alliant des instrus cubaines à du funk, des chansons accoustiques, des chansons d'amours (pour son pays d'origine et pour les femmes)bref des chansons pour être heureux comme avec le morceau "Felicidad" qui vous mettent de bonne humeur et qui vous rappelle qu'être heueux... c'est simple.
Dernière formation avant la clotures des docks, Tangora est un groupe marseillais influencé principalement par la bossa brézilienne representée par sa plantureuse chanteuse à la voix élastique à la fois sensuelle et ouattée mais aussi aigüe par petits cris qui ponctuent les couplets. Elle nous fait voyager en nous présentant ses chansons écrites au fils de ses rencontres et voyages... je n'ai qu'un mot: envoutant! c'était trop court.
Une soirée très complète, j'espère remetre ça l'année prochaine! Seul point négatif, les crèpes marocaines dont la garniture était quasi absente...dommage même si le sourire y était!