Accueil Chronique de concert Australian Pink Floyd Show
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Chronique de Concert

Australian Pink Floyd Show

Australian Pink Floyd Show en concert

Théâtre Antique de Vaison-la-Romaine 5 Août 2012

Critique écrite le par

 Depuis quelques temps, les groupes de reprise ont acquis une autre dimension et tournent comme les " grands ", profitant des retraites dorées des vieux rockers et de leur inévitable déclin. Pink Floyd fait parti des groupes les plus représentés (Best Of Floyd, Brit Floyd, Pulse et ici l'Australian Pink Floyd Show ),  on peut se réjouir du phénomène (ces groupes continuent de faire vivre les classiques du rock en live) ou pas (c'est du business et rien ne vaut l'original), mais le fait est qu'ils représentent ce que devient le Rock : il n'est pas mort mais devient " classique "... de la même manière qu'un grand musicien interprète Mozart et consorts.



Avec un à priori, nous prenons place dans un théâtre antique de Vaison-la-Romaine pas tout à fait plein mais bien garni quand même et déjà le fameux écran rond nous met dans l'ambiance, certes à une échelle plus modeste que les énormes installations du Floyd original. Composé de 9 membres - deux guitares, basse batterie, clavier, un chanteur et trois choristes plus un sax -  les Aussies Pink Floyd démarrent leur show avec l'intro de The Wall puis In the Flesh : musiciens au cordeau, son léché, jeux de lumières et projections sur l'écran circulaire nous mettent dans une ambiance " floydienne "  qui ravit le public. Ensuite sont joués des morceaux plus récents : Take it Back tiré de leur dernier album Division Bell puis Sorrow de Momentary Lapse of Reason.

Puis une première (agréable) surprise : comme le dit Jason Sawford (claviers) "(...) un théâtre antique est le lieu qui s'y prête bien, comme lors du " live at Pompei " pour jouer... Set the Control for the Heart of the Sun. Un titre phare du rock progressif dont les 4 britanniques avaient la maîtrise, avec pour cette interprétation une intro au didjeridou, australiens oblige... Retour à un passé plus récent avec What do you want from me puis Division Bell avec sa cloche d'intro et un solo de pedal steel parfaitement maîtrisé.

Autre intro légendaire, les moutons de Sheep et nous voilà plongés dans l'ambiance Orwellienne de Animals, on est petit à petit (sur)pris - malgré nous ? - par la qualité  d'exécution des morceaux et l'ambiance créée par les projections dont la plupart ont été refaites, inspirées par celles des Floyd, certaines étant même des créations originales.



A peine le temps des respirer qu'un hélicoptère semble s'approcher... ainsi débute Happiest Days of our Lifes sur lequel un énorme professeur gonflable danse, suivi de l'incontournable Another Brick in the Wall / part III attendu par tout le public. Solo de guitare millimétré puis le groupe se " lâche " un peu avec un solo de clavier suivi d'un deuxième solo de guitare (version certes inspirée de celle jouée par le Floyd lors de la tournée 94 Pulse), après ça le groupe annonce un entracte - comme les vrais ! - dans un set finalement assez inattendu au niveau de l'ordre des morceaux.

Après la pause, un mix audio des premiers morceaux du Floyd des années 60 et des images sur l'écran pour un hommage émouvant à Syd Barret avec un Shine on you Crazy Diamond d'une parfaite tenue mais on s'est déjà rendu compte de la maitrise des Australiens depuis le début du concert... L'hommage se poursuit avec un jouissif Astronomy Domine puis changement complet d'époque avec un inattendu The Fletcher Memorial Home extrait de Final Cut, dernier album du groupe avec Roger Waters.



Le public réagit dès les premières sonneries d'horloge de Timee enchaîné avec Breathe, on reste à l'époque Dark side of the Moon avec l'intervention des choristes sur The Great Gig in the Sky et un hommage à Rick Wright. Un nouveau morceau de Division Bell - étonnamment bien représenté ce soir - Keep Talking puis retour à Dark Side Of The Moon avec Us and Them et son film sur les foules qui semble être l'original utilisé en concert par les Floyd.

Les premières notes de guitare acoustique joliment synchronisées avec un laser sont acclamées par le public qui reprend en chœur Wish you where here et aura à peine le temps de respirer avant le martèlement de la basse démarrant One of these Days, gros son assuré et un gros kangourou rose gonflable remplace le cochon attendu !



Le public se lève pour une courte ovation et voilà Comfortably Numb qui achève (presque) le concert, il sera suivi en rappel de Run like Hell, le public répond au riff de guitare et croise les poignets comme dans le film The Wall. Une belle ovation du public clôture les 2 heures 20 d'un spectacle - il faut le reconnaitre - de qualité tant musicalement  que visuellement, indispensable pour rendre hommage à la musique de ce groupe maintenant légendaire.

Les spectateurs sont évidemment conquis, la plupart  se moque qu'il ne s'agisse pas de l'original. Seuls les passionnés seront tiraillés entre le fait de reconnaitre que l'ensemble est de bonne facture et l'impression que le tiroir-caisse marche à fond sur le nom du Floyd (à propos de tiroir-caisse, nous n'avons pas eu droit à Money ce soir, crise oblige ?)   



Du point de vue des Aussies Pink Floyd, c'est une belle aventure pour un groupe de reprises et quel musicien  débutant ne rêverait pas de pouvoir reprendre les morceaux de son groupe préféré devant un large public acquis, afin de continuer à faire vivre cette musique ?

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