Ce sont les deux Bordelais de Crésus qui ont assuré la première partie. Leurs chansons ont semblé appréciées du public, d’après les échos qui me sont parvenus ultérieurement. Ils ne me laisseront personnellement pas une impression impérissable mais il faut dire que mes acolytes et moi sommes arrivés deux chansons avant la fin de leur prestation, ce qui laisse relativement peu de temps pour se faire une bonne idée du groupe…
Puis est arrivé le petit phénomène Mathieu Boogaerts, rejoint par ses musiciens un à un (clavier, batteur et guitariste).
Et ont commencé deux heures (??? en fait j’en sais rien, je n’ai pas pensé une seule seconde à regarder l’heure à aucun moment, en tout cas comme pour tous les concerts géniaux c’est passé trop vite malgré les nombreux rappels) de spectacle un peu magique, un peu envoûtant, un peu féerique, un peu bondissant et rebondissant ; plein de zigouigouis, de gouttes d'eau nuages et noms d'oiseaux, de mots anglais en verlan et d’accords tous légers.
Mathieu est un petit bonhomme bien sympathique et un peu bizarre (il apprécie le style de l’Hôtel du département, dont les résultats de l’enquête attribueront la construction aux architectes Alsop et Stormer et aux charmes duquel les Marseillais demeurent relativement hermétiques). Il est tout foufou tout mignon et en même temps tout tranquillou. Il fait preuve d’une énorme présence scénique tout en paraissant tout timide et arrive à garder le public en haleine avec trois notes répétitives sur sa guitare ou en dialoguant simplement avec lui.
On dirait un petit zébulon tout souriant, un peu dégarni, qui se balade sur la scène en remuant son petit cul, un peu dans son trip.
Il est content d’être là… et nous aussi.
Malgré la présence dans la salle d'un public enthousiaste avec de nombreux inconditionnels de la première heure, rarement a t'on vu le Moulin aussi clairsemé ; enfin tant mieux, ça nous laissait plus de place pour planer gaiement.
Une fois de plus, merci à Live In Marseille pour la place :-)
Signature : anne le 02/05/2005 |
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