Critique de concert Festival Chhhhhhut : Fujako

Cette année, je me suis promis de me faire l'intégrale du festival Chhhhhut. L'année dernière, j'avais déclaré forfait pour quelques dates, trop de choses, trop peu de moments pour souffler, trop vieux. Cette année, 4 concerts par semaine, c'est jouable. Promesse un peu écornée car j'ai manqué Staer, 4e groupe du jeudi, et ce soir je manque Mazen Kerbaj & Sharif Sehnaoui en première partie de soirée. Il est donc lundi, il pleut et Data est bondée. Comme quoi la légende qui veut qu'à Marseille on ne sort pas en cas de pluie, c'est du pipeau, il suffit de proposer une programmation de qualité.

Les Fujako sont quatre, trois barbus un peu geeks sur les bord, derrière les machines, et un grand black baraqué, le visage peinturluré en tête de mort, debout, mic' empoigné, l'air ailleurs. Abstract hip-hop se nomme leur style. Avec Chhhhhut, j'en apprends tous les jours, moi le vieux punk. En gros la musique c'est entre dubstep et indus, avec un chant bien lourd dans ta face. En tous cas, c'est carrément bloquant. Le son est lourd, massif, obsessionnel. Ici peu de place à une ambiance éthérée, tu es cloué sur place. Les machines te balancent des saturation drones, des nappes dissonantes, un dub malsain. L'ambiance est sombre et pesante. Les basses sont massives. Très. Beaucoup. Omniprésentes. Parfait, j'aime bien le tellurique. Je crains que les murs se fissurent, mais ça tient.
Sur l'écran se succèdent des paysages de forêt au ralenti, brouillé, avec des totems cervidés. Un espèce de Blair Witch halluciné qui va bien avec la musique et le possédé Mc Black Saturn. Celui-ci a le regard qui fixe un endroit où nous ne sommes pas (enfin jusqu'au moment où une spectatrice lui fera un bisou). Sa voix est haché, grave. Son allure et sont chant flirte avec le mystique. Il m'arrive de penser à mes vieux Bran Van 3000. Dommage qu'il soit sonorisé en sourdine par rapport aux machines, cela aurait put accentuer le côté chamanisme urbain. Parfois les machines s'affolent, plus dubstep, moins obsessionnel. Il est un peu tôt pour me laisser entrainer, mais certains ont envie d'en découdre avec le dancefloor. On repasse à des plages plus lentes, plus cinématiques puis une saturation bourdonnante que emplit la salle avant de conclure le set. Dehors il fait nuit et il pleut, mais j'avale quand même une bouffée d'aire après ce set oppressant.

Les Fujako sont quatre, trois barbus un peu geeks sur les bord, derrière les machines, et un grand black baraqué, le visage peinturluré en tête de mort, debout, mic' empoigné, l'air ailleurs. Abstract hip-hop se nomme leur style. Avec Chhhhhut, j'en apprends tous les jours, moi le vieux punk. En gros la musique c'est entre dubstep et indus, avec un chant bien lourd dans ta face. En tous cas, c'est carrément bloquant. Le son est lourd, massif, obsessionnel. Ici peu de place à une ambiance éthérée, tu es cloué sur place. Les machines te balancent des saturation drones, des nappes dissonantes, un dub malsain. L'ambiance est sombre et pesante. Les basses sont massives. Très. Beaucoup. Omniprésentes. Parfait, j'aime bien le tellurique. Je crains que les murs se fissurent, mais ça tient.
Sur l'écran se succèdent des paysages de forêt au ralenti, brouillé, avec des totems cervidés. Un espèce de Blair Witch halluciné qui va bien avec la musique et le possédé Mc Black Saturn. Celui-ci a le regard qui fixe un endroit où nous ne sommes pas (enfin jusqu'au moment où une spectatrice lui fera un bisou). Sa voix est haché, grave. Son allure et sont chant flirte avec le mystique. Il m'arrive de penser à mes vieux Bran Van 3000. Dommage qu'il soit sonorisé en sourdine par rapport aux machines, cela aurait put accentuer le côté chamanisme urbain. Parfois les machines s'affolent, plus dubstep, moins obsessionnel. Il est un peu tôt pour me laisser entrainer, mais certains ont envie d'en découdre avec le dancefloor. On repasse à des plages plus lentes, plus cinématiques puis une saturation bourdonnante que emplit la salle avant de conclure le set. Dehors il fait nuit et il pleut, mais j'avale quand même une bouffée d'aire après ce set oppressant.
Signature : mystic punk pinguinle 23/10/2012
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Photographe : pirlouiiiit
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