Pensant retrouver du monde que je comptais embaucher pour faire la chronique, j’arrive en retard et me rend compte que les dites personnes ne sont pas là … un sms m’apprend qu’elleS n’ont pas trouvé le lieu et qu’elles sont maintenant en train de manger … Hervé a peut être raison de déplacer l’horaire de son rendez vous hebdomadaire. En tout cas c’est dommage car j’avais amené une bouteille de vin d’orange de ma confection … Hum désolé pour ceux qui tomberaient par hasard sur cette chronique … Concertandco n’est pas un blog où l’on raconte sa vie (lire les autres chroniques beaucoup plus sérieuses) … mais si je fais un peu comme chez moi c’est que dans l’Atelier H je finis par m’y sentir un peu chez moi.
C’est en effet la quatrième session H à laquelle j’assiste (les autres étaient le 24 avril 2009, 10 avril 2009 et ma première le 15 décembre 2008) et comme il y a toujours à boire et à grignoter cette fois je ne suis pas venu les mains vide. Ce soir nous somme donc 2 à écouter Hervé André. Quand j’arrive il est caché derrière des lunettes fumées. Impossible de vous dire ce qu’il a joué parce que 1) je ne connais pas les titres (et de toute façon vous non plus) et 2) cette fois je me suis plus concentré sur les photos … 4 fois de suite au même endroit ça devient un exercice de style. D’ailleurs je regrette de ne pas avoir vu avant que le transat à raies était transparent ça a du faire une joli photo (cf ici). Moins d’interventions entre les morceaux …
Hervé André enchaine longs instrumentaux qu’il construit petit à petit avec sa pédale à boucles, ... il explore, essaie des choses … chaque fois c’est un peu différent. Entre les morceaux comme on est que 2 on n’ose pas applaudir, donc on sourit, un peu gêné (je parle pour moi) et il réattaque. Tiens une repris ! et il s’agit d’un un morceau moyenâgeux en plus. Sinon les autres morceaux sont des chansons poétiques, où les mots sont parfois plus là pour leur son que leur sens … c’est rock aussi, écorché, tendu, … habité.
En écoutant on promène son regard sur les murs et on voit de nouveaux tableaux, moins tortures que les précédents (plus Hopper on va dire pour citer ce qui m’est venu à l’esprit en rentrant), on s’amuse des ombres, notre regard se perd sur un détail de la mosaïque du sol ou sur les bibliothèques qui débordent de livres d’art ou de recueils de dessins … et puis arrive l’heure où je dois y aller pour ne pas rater Marie Modiano (que je raterai finalement ayant pris un dizaine de minutes de trop pour manger). Je prends congès de mes hôtes et leur dit à bientôt.
44 rue de Tilsit … tous les vendredis soirs ou presque …
Quoi! t'avais du vin d'orange!! si tu me l'avais dit, j'aurais abandonné ma quiche et mon verre de rouge..
et petite rectification, j'ai bien trouvé le lieu, mais à l'heure dite (19h) et bien dépassée, rien n'avait commencé, d'où ma fuite culinaire.
Bref, entre temps j'ai eu le temps de me rattraper et voir le sieur Hervé André dézinguer de larsens bluesy la Grotte des Accoules, le lonesone cowboy poète à la croisée entre un Chris Isaak sans la mèche et Alain Bashung. Univers prenant et prégnant. Très bonne découverte.
Conclusion: toujours écouter un Pirlouiiiit quand il nous parle de ses coups de coeur (surtout quand il se trouve en possession de vin d'orange maison..)