Critique de concert Hortensia du Samba
Pirlouiiiit m'a coiffée sur le poteau pour cette chronique, preuve finalement que le public, s'il était peu nombreux, n'est pas resté indifférent.
A mon humble avis, là, c'est du lourd, à la fois du très léger et du très lourd! Retenez bien le nome de ce grupo, parfaite mâtinerie marseillo-paulista, fruit de l'équation suivante:
"Tante Hortense" + "Revista do samba" = "Hortensia du Samba" ("du" parce que samba est du genre masculin et qu'il fallait bien une petite french touch.)
Superbe illustration de l'adage "l'union fait la force", ces citoyens du monde ont réussi à faire ensemble quelque chose d'improbable, qu'ils n'auraient sans doute pas pu faire seul chacun de leur côté.
Quel cocktail, sur scène, quelle présence décalée... La musique porte les textes humoristiques de monsieur Tante Hortense aka Stéphane. Vitor le percussionniste dialogue virtuosement mais sans ostentation avec Jean-Phi le batteur. Du côté du chant, on a le choix des tessitures avec la chaleur indéniable de Leticia, reina do cavaquinho, la fraîcheur désaltérante de M-Jo, joueuse de triangle et autres petites percus, l'agréable désinvolture de Stéphane, la basse force-tranquille de Vitor, et le cabotinage de Christophe, seul guitariste ce soir là. (Une pensée pour Bepo coincé a Paris). Eddy maniait le cavaquo électrique avec une justesse aussi grande qu'un esprit inhabituel.
Remarquable mélimélo-mistura franco-tropicale, on peut dire que la mayonnaise a pris! Leur musique, enrichie de multiculturalité, est d'une qualité irréprochable (une casserole devient indéniablement une merveilleuse percu, entre les mains de Vitor!)
En plein concert, tous les membres du groupe furent atteint d'une soudaine très très grosse fatigue, les clouant au sol (cf illustration de Pirlouiiiit), heureusement le pandeiro magique de Vitor se remit à jouer, son propriétaire encore allongé, avec un effet instantané : debout tout le monde, en dansant et jouant svp (faudrait que je l'emprunte en reveil matin à la maison...) On peut noter que le dit Vitor, habitant à 30km de Sao Paulo, a eu l'habitude de se lever quotidiennement à 4h30 du mat' pour accompagner certains de ses 6 enfants (naturels et adoptés) à l'école...ceci expliquant cela?!...
Mais pourquoi "je l'ai pris comme il est venu,... mon bel amant du Berry, mon beau chéri" reste-t-il dans ma tête? Serait-ce ce qu'on nomme "un tube"?
Lorsque le duo intimiste de M-Jo et Vitor se met en place, l'air de rien, en fin de concert, l'auberge espagnole revit ao vivo "jé comprend rien à cé qué jé dis ma jé trouvé ça joli...tchikitchikibom"...irrésistible!!!
En écrivant ces lignes, soudainement, j'ai le saudade d'eux... heureusement il est désormais possible de les entendre sur France Inter, France Culture, Radio Grenouille, Radio Nova ... Et sans doute bien d'autres. C'est tout le mal qu'on leur souhaite! Valeu!
A mon humble avis, là, c'est du lourd, à la fois du très léger et du très lourd! Retenez bien le nome de ce grupo, parfaite mâtinerie marseillo-paulista, fruit de l'équation suivante:
"Tante Hortense" + "Revista do samba" = "Hortensia du Samba" ("du" parce que samba est du genre masculin et qu'il fallait bien une petite french touch.)
Superbe illustration de l'adage "l'union fait la force", ces citoyens du monde ont réussi à faire ensemble quelque chose d'improbable, qu'ils n'auraient sans doute pas pu faire seul chacun de leur côté.
Quel cocktail, sur scène, quelle présence décalée... La musique porte les textes humoristiques de monsieur Tante Hortense aka Stéphane. Vitor le percussionniste dialogue virtuosement mais sans ostentation avec Jean-Phi le batteur. Du côté du chant, on a le choix des tessitures avec la chaleur indéniable de Leticia, reina do cavaquinho, la fraîcheur désaltérante de M-Jo, joueuse de triangle et autres petites percus, l'agréable désinvolture de Stéphane, la basse force-tranquille de Vitor, et le cabotinage de Christophe, seul guitariste ce soir là. (Une pensée pour Bepo coincé a Paris). Eddy maniait le cavaquo électrique avec une justesse aussi grande qu'un esprit inhabituel.
Remarquable mélimélo-mistura franco-tropicale, on peut dire que la mayonnaise a pris! Leur musique, enrichie de multiculturalité, est d'une qualité irréprochable (une casserole devient indéniablement une merveilleuse percu, entre les mains de Vitor!)
En plein concert, tous les membres du groupe furent atteint d'une soudaine très très grosse fatigue, les clouant au sol (cf illustration de Pirlouiiiit), heureusement le pandeiro magique de Vitor se remit à jouer, son propriétaire encore allongé, avec un effet instantané : debout tout le monde, en dansant et jouant svp (faudrait que je l'emprunte en reveil matin à la maison...) On peut noter que le dit Vitor, habitant à 30km de Sao Paulo, a eu l'habitude de se lever quotidiennement à 4h30 du mat' pour accompagner certains de ses 6 enfants (naturels et adoptés) à l'école...ceci expliquant cela?!...
Mais pourquoi "je l'ai pris comme il est venu,... mon bel amant du Berry, mon beau chéri" reste-t-il dans ma tête? Serait-ce ce qu'on nomme "un tube"?
Lorsque le duo intimiste de M-Jo et Vitor se met en place, l'air de rien, en fin de concert, l'auberge espagnole revit ao vivo "jé comprend rien à cé qué jé dis ma jé trouvé ça joli...tchikitchikibom"...irrésistible!!!
En écrivant ces lignes, soudainement, j'ai le saudade d'eux... heureusement il est désormais possible de les entendre sur France Inter, France Culture, Radio Grenouille, Radio Nova ... Et sans doute bien d'autres. C'est tout le mal qu'on leur souhaite! Valeu!
Signature : ab
le 13/04/2011
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le Paradox - Marseille


le 10 décembre 2011 - le Paradox - Marseille (par Pirlouiiiit)
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