Critique de concert Jane Birkin
Le décès de Gainsbourg en 1991, a sonné pour moi le glas de la carrière de Jane Birkin. En effet comment peut elle exister sans la présence de son pygmalion. Comment chanter des compositions de divers auteurs quand jusqu'à présent on a travaillé avec un seul créateur qui de plus est sûrement le plus grand de tous ?
Aller vers un autre aurait pu être vécu par les fans comme une traitise, un cocufiage en règle. Donc pour moi Birkin est morte en même temps que Gainsbourg. Seulement voilà elle ne l’entend pas de cette oreille, et s’obstine à sortir régulièrement des albums ou elle reprend sous divers arrangements des titres de son Serge. On ne peut raisonnablement rien lui reprocher, on ne peut pas lui demander de se taire, d’autant plus qu’elle reste fidèle à notre idole. Mais honnêtement bien qu’on y jette toujours une petite oreille curieuse, ces divers albums ne nous passionnent pas plus que les multiples rééditions d’inédits douteux de tous les chanteurs morts tel Jeff Buckley, Bob Marley ou Jimi Hendrix.
Il en va de même avec Arabesque, récent album live qui reprend en version arabisante divers classiques de Gainsbourg. On écoute : on apprécie mais on ne frisonne plus. C’est cet album qu’elle défendait récemment sur scène. Je me suis rendu à ce concert de la manière dont j’appréhende l’album avec plaisir mais sans piétiner de joie.
Pourtant je fus conquis par ce rendez vous marqué par le signe de l’émotion, des sentiments, de la sensibilité. Elle est heureuse d’être sur scène, de chanter de partager c’est tout, c’est simple et ça se sent. Peu importent les arrangements arabisant qui n’apportent rien et qui finissent même parfois par irriter, notamment avec ce violon omniprésent. Mais le murmure de sa voix, les textes, les mélodies, la prestance, la simplicité et la sincérité de Birkin nous prennent à la gorge, nous émeuvent profondément, presque jusqu’aux larmes sur les classiques tels Les Dessous Chics, Baby Alone In Babylone mais surtout sur Fuir le bonheur (de peur qu’il ne se sauve), qui en devient presque indécent tant elle me touche et me ressemble.
Aller vers un autre aurait pu être vécu par les fans comme une traitise, un cocufiage en règle. Donc pour moi Birkin est morte en même temps que Gainsbourg. Seulement voilà elle ne l’entend pas de cette oreille, et s’obstine à sortir régulièrement des albums ou elle reprend sous divers arrangements des titres de son Serge. On ne peut raisonnablement rien lui reprocher, on ne peut pas lui demander de se taire, d’autant plus qu’elle reste fidèle à notre idole. Mais honnêtement bien qu’on y jette toujours une petite oreille curieuse, ces divers albums ne nous passionnent pas plus que les multiples rééditions d’inédits douteux de tous les chanteurs morts tel Jeff Buckley, Bob Marley ou Jimi Hendrix.
Il en va de même avec Arabesque, récent album live qui reprend en version arabisante divers classiques de Gainsbourg. On écoute : on apprécie mais on ne frisonne plus. C’est cet album qu’elle défendait récemment sur scène. Je me suis rendu à ce concert de la manière dont j’appréhende l’album avec plaisir mais sans piétiner de joie.
Pourtant je fus conquis par ce rendez vous marqué par le signe de l’émotion, des sentiments, de la sensibilité. Elle est heureuse d’être sur scène, de chanter de partager c’est tout, c’est simple et ça se sent. Peu importent les arrangements arabisant qui n’apportent rien et qui finissent même parfois par irriter, notamment avec ce violon omniprésent. Mais le murmure de sa voix, les textes, les mélodies, la prestance, la simplicité et la sincérité de Birkin nous prennent à la gorge, nous émeuvent profondément, presque jusqu’aux larmes sur les classiques tels Les Dessous Chics, Baby Alone In Babylone mais surtout sur Fuir le bonheur (de peur qu’il ne se sauve), qui en devient presque indécent tant elle me touche et me ressemble.
Signature : simon pegurier
le 22/02/2004
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le 22/02/2004
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