Critique de concert La Position Du Tireur Couché + Kitsch + Shopsway + Fazenda

Dans le cadre du festival du court métrage de Clermont-Ferrand, des concerts ont lieu tous les soirs sous un chapiteau dressé spécialement pour l’occasion. Chaque année un tremplin rock permet à des groupes de la région de se faire connaître et d’enregistrer un CD dans de bonnes conditions.
C’est devant un public très restreint que le groupe Kitsch débute la soirée. Pas facile… Comme au Big Jama à la Coopé, ils alternent les titres avec un déluge de guitares et les morceaux qu’on pourrait qualifier de « slows ». Si les premiers emportent mon adhésion, les seconds me font fuir… Même si le volume sonore est cataclysmique, les passages où les deux guitares rugissent sont vraiment un bon moment pour les oreilles ! Quel mur du son ! Je trouve ce magma sonore réjouissant. En plus, le chanteur, qui arbore un pantalon moulant du plus bel effet, en rajoute une couche en poussant des hurlements fort réussis. Oubliez le son clair et mettez tout à fond la prochaine fois !
Les Shopsway ont un look d’enfer : lunettes de soleil pour tout le monde (ils ont eu une promo sur les 4 paires ou quoi ?), costards et cravates assez colorés, jolies guitares. Bel effort ! Comme les vainqueurs du tremplin de l’année dernière, Adams family Five, ils viennent de Moulins et sont bien en place. On va bientôt parler de scène moulinoise ! Les compositions sont plutôt réussies et variées, le chant est maîtrisé et original. Il paraît que le chanteur s’exprime en français, il m’a semblé que c’était de l’anglais, passons… les textes que j’ai compris sont de toute façon assez anecdotiques (en particulier celui chanté par la divine bassiste d’origine asiatique). Un groupe prometteur et très agréable à regarder !
Le style dans lequel évolue Fazenda m’indispose à priori, je vais être franc. Il me semble que des centaines de groupes font en ce moment la même musique ska punk ! ce n’est pas très varié mais les kids veulent entendre ça, alors… Il faut reconnaître qu’à force d’énergie déployée et d’invitations multiples à la danse, ils ont réussi à faire bouger le public, ravi pour la plupart… Un petit détail : il serait gentil de ne pas hurler 40 fois en 50 minutes « ça va Clermont ». Sinon, ça va pas mal, merci !
Qui a massacré « Steve Austin », le premier morceau de La Position Du Tireur Couché ? Batman, jaloux de l’homme qui valait trois milliards ? Bouillie sonore, voix inaudible, c’est énervant, merde ! Mais ça peut arriver, et comme, après, tout est rentré dans l’ordre, on pardonnera. Fidèles à leur réputation, ils sont dans leurs petits souliers et regardent leurs pieds. De véritables shoegazers ! L’essentiel est ailleurs : les chansons, toujours excellentes. Leur coté kitch indispose une partie des gens insensibles aux textes décalés et drôles, aux divines sonorités des claviers Korg, aux guitares tour à tour acoustiques et tranchantes. Le public nombreux, à cette heure, leur réserve un accueil assez tiède, difficile de passer après du festif ! Pourtant LPDTC fait étalage de son habituelle classe désabusée. Le final est excellent : une reprise du « Walk on the wild side » de Lou Reed couplée avec « Heroes » de Bowie puis deux titres très réussis avec Gaëlle aux chœurs. « Une vie simple » et « Acapulco » sont deux titres très accrocheurs dont le coté festif a séduit les derniers récalcitrants. Il y a trois mots de textes et Gaëlle trouve le moyen de prendre un fou rire et d’en oublier ! Très réussi !
A lire aussi sur ConcertAndCo.com : une interview de La Position du Tireur Couché.
C’est devant un public très restreint que le groupe Kitsch débute la soirée. Pas facile… Comme au Big Jama à la Coopé, ils alternent les titres avec un déluge de guitares et les morceaux qu’on pourrait qualifier de « slows ». Si les premiers emportent mon adhésion, les seconds me font fuir… Même si le volume sonore est cataclysmique, les passages où les deux guitares rugissent sont vraiment un bon moment pour les oreilles ! Quel mur du son ! Je trouve ce magma sonore réjouissant. En plus, le chanteur, qui arbore un pantalon moulant du plus bel effet, en rajoute une couche en poussant des hurlements fort réussis. Oubliez le son clair et mettez tout à fond la prochaine fois !
Les Shopsway ont un look d’enfer : lunettes de soleil pour tout le monde (ils ont eu une promo sur les 4 paires ou quoi ?), costards et cravates assez colorés, jolies guitares. Bel effort ! Comme les vainqueurs du tremplin de l’année dernière, Adams family Five, ils viennent de Moulins et sont bien en place. On va bientôt parler de scène moulinoise ! Les compositions sont plutôt réussies et variées, le chant est maîtrisé et original. Il paraît que le chanteur s’exprime en français, il m’a semblé que c’était de l’anglais, passons… les textes que j’ai compris sont de toute façon assez anecdotiques (en particulier celui chanté par la divine bassiste d’origine asiatique). Un groupe prometteur et très agréable à regarder !
Le style dans lequel évolue Fazenda m’indispose à priori, je vais être franc. Il me semble que des centaines de groupes font en ce moment la même musique ska punk ! ce n’est pas très varié mais les kids veulent entendre ça, alors… Il faut reconnaître qu’à force d’énergie déployée et d’invitations multiples à la danse, ils ont réussi à faire bouger le public, ravi pour la plupart… Un petit détail : il serait gentil de ne pas hurler 40 fois en 50 minutes « ça va Clermont ». Sinon, ça va pas mal, merci !
Qui a massacré « Steve Austin », le premier morceau de La Position Du Tireur Couché ? Batman, jaloux de l’homme qui valait trois milliards ? Bouillie sonore, voix inaudible, c’est énervant, merde ! Mais ça peut arriver, et comme, après, tout est rentré dans l’ordre, on pardonnera. Fidèles à leur réputation, ils sont dans leurs petits souliers et regardent leurs pieds. De véritables shoegazers ! L’essentiel est ailleurs : les chansons, toujours excellentes. Leur coté kitch indispose une partie des gens insensibles aux textes décalés et drôles, aux divines sonorités des claviers Korg, aux guitares tour à tour acoustiques et tranchantes. Le public nombreux, à cette heure, leur réserve un accueil assez tiède, difficile de passer après du festif ! Pourtant LPDTC fait étalage de son habituelle classe désabusée. Le final est excellent : une reprise du « Walk on the wild side » de Lou Reed couplée avec « Heroes » de Bowie puis deux titres très réussis avec Gaëlle aux chœurs. « Une vie simple » et « Acapulco » sont deux titres très accrocheurs dont le coté festif a séduit les derniers récalcitrants. Il y a trois mots de textes et Gaëlle trouve le moyen de prendre un fou rire et d’en oublier ! Très réussi !
A lire aussi sur ConcertAndCo.com : une interview de La Position du Tireur Couché.
Signature : pierre andrieule 07/02/2002
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