Arrivée un peu tôt aux Passagers du Zinc, je retrouve la salle un peu plus remplie que je ne l’aurais pensé, et petit à petit je découvre que beaucoup sont des amis et de la famille du groupe qui ouvre la soirée : Flangers.
Après avoir cherché leur batteur dans toute la salle, ils débarquent sous les projecteurs sur les coups de 22h : ils sont 5, ils sont jeunes, ils sont avignonnais, et ils sont loin d’en être à leur première scène. Pourtant on les sent un peu timides le temps des premiers morceaux, tout comme le public en face, mais petit à petit leur son rock se fait plus appuyé et ils prennent leurs aises, se lâchant totalement sur la fin.
Les membres de Sharko eux-mêmes suivent pour installer leur matériel et c’est peu après 23h qu’ils balancent le premier morceau.
Comment décrire un concert de Sharko ? Des titres pop, des morceaux bien rock, des sourires omniprésents sur les visages, des pas de danses, beaucoup d’échanges avec le public, une complicité indéniable entre les 3 musiciens, de parfaites improvisations, et une énergie communicative.
David mène le show d’une main et d’une voix de maitre, s’adresse de multiples fois au public et n’hésite pas à le taquiner parfois : "On nous avait dit de ne pas venir, tu vas voir les gens ne vont pas venir, ils ne sont même pas capables de finir un pont".
L’ambiance bien trop calme du début fait place à des acclamations plus chaleureuses au fil des morceaux, les mains frappent de plus en plus fort à chaque invitation du groupe et le public se retrouve fort motivé pour le dernier morceau, No contest, où David nous défie de chanter plus fort que les marseillais jusque là champions de France.
Défi réussi ? En tous cas le mien est gagné, j’ai enfin vu Sharko en live et c’était encore meilleur que je ne l’imaginais.
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