
La soirée reggae roots organisée à la Coopé a été une éclatante réussite malgré la relative désaffection du public… C’est vrai que Sinsemilia ou Tryo - qui font salle comble -, c’est un autre niveau, hein !

L’heure et quart passée en compagnie de The Slackers est à classer parmi les très bons moments de l’année musicale. Ce groupe new-yorkais formé en 1991 a démontré son habileté à jouer du reggae, du ska, de la soul et du rhythm and Blues…

Revue de détail de la troupe bigarrée : un chanteur charismatique, un trompettiste/chanteur, un saxophoniste, un organiste/chanteur, un bassiste, un batteur et deux invités pour trois titres chacun : Glen Adams l’organiste/chanteur des Upsetters et la chanteuse Susan Cadogan.

The Slackers And Friends ont parfaitement su varier les rythmes et les ambiances ; les chanteurs se sont succédés derrière le micro avec un égal bonheur… Pendant ce temps là, dans le public, tout le monde y allait de son déhanchement lascif.

De retour à la Coopérative de Mai après son excellent concert du 21 novembre 2002, Stanley Beckford et ses musiciens ont encore cartonné avec leur mento, un reggae ultra roots mâtiné de rhythm and blues et de folk jamaïcain…

Toujours aussi heureux de se produire sur scène, ces vétérans encore verts ont une nouvelle fois insufflé une formidable énergie au public ! Dès le morceau introductif, Peanut vendor, l’assistance entière se trémousse en poussant des cris de joie. L’arrivée de Stanley Beckford (et de sa superbe casquette en peau de grizzli blanc) sur Malty belly est saluée à sa juste valeur par un public déjà conquis.

Le son si particulier du mento est produit par une guitare acoustique, un banjo, des maracas, un tambourin, une mystérieuse machine à produire des basses et par le chant si particulier de Mr Beckford bien sûr… Sur Burning fire et Still in love, le pitre/percussionniste saisit la chance que lui laisse son patron et démontre que, lui aussi, il sait chanter comme un crooner fou d’amour… ou de désir. Les femmes sont d’ailleurs la principale préoccupation de ses papys qui ne veulent pas rentrer seuls à l’hôtel ! Entre deux discours à l’attention de la gent féminine, Stanley Beckford exécute même quelques pas de danse avec une jeune femme montée sur scène. Celle-ci est obligée de fuir assez rapidement devant la manière de danser du tombeur jamaïcain, un peu trop suggestive : ça ressemble à une lambada encore plus chaude…

On se quitte tout de même bons amis sur une note fédératrice : ce concert réussi se termine par One love de Bob Marley. Si vous aimez la musique roots, les prestations de ces deux groupes sont à ne manquer sous aucun prétexte !

Sites Internet : www.theslackers.com, http://stanleybeckford.artistes.universalmusic.fr/.
(Photo Yann Dézélus)
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